
CONAKRY-Dans l'entourage présidentiel, Mohamed Condé suscite à la fois de la méfiance et un mystère parmi ses compatriotes.Le fils du président Alpha Condé nommé en avril dernier au poste de "Conseiller chargé de mission à la présidence de la République" est soupçonné d'être impliqué dans la signature de plusieurs contrats miniers.
Pourtant, le président Alpha Condé se défend: "Mon fils ne fait pas d'affaires.Il a des compétences qui peuvent être utilisées, c'est tout.Je ne fais pas dans le népotisme et je ne suis pas un homme d'argent", dit-il dans un entretien paru dans le magazine Jeune Afrique.
Cette intervention du chef de l'Etat intervient après plusieurs révélations sur des affaires impliquant directement des hauts cadres de l'Etat, notamment la tentative de détournements de 13 milliards de francs guinéens au ministère des finances.Quand au contrat de 25 millions de dollars empruntés par la Guinée à un homme d'affaires sud africain, c'est le président Condé lui même qui précise:"J'ai passé un accord avec l'homme d'affaires Walter Hennig, un sud africain qui m'a été recommandé par les autorités de son pays.Il nous a accordé un prêt de 25 millions de dollars sur quinze ans.Selon les termes de notre accord, si nous ne remboursons pas, la société de Walter Hennig pourra avoir jusqu'à 30% des actions d'une filiale de la société guinéenne du patrimoine minier, la soguipami.De toute façon nous allons rembourser à temps et le problème se se posera pas", dit-il dans cet entretien accordé à ce magazine panafricain.
Malgré des promesses de changement annoncées par son régime, la transparence se fait encore attendre à Conakry avec le président Alpha Condé.Des audits qui avaient été lancés récemment, sont restés lettre morte.La timide réaction du conseil national de transition(CNT) pour auditionner les ministres chargés de l'économie et des finances et celui du budget, est loin de répondre aux attentes des guinéens.A ce rythme, même si les investisseurs défilent à Conakry pour rencontrer le président Condé, aucune garantie sécuritaire, juridique et institutionnelle ne favorise un engouement des investisseurs pour la Guinée.
Amadou Diallo
Pour Africaguinee.com
damadou13[at]yahoo.fr
|
  Rubrique: Dossier du Jour  date: 10-Jul-2012 à 10:05:17  Partager:   :  |