[IMG1]L'on se souvient que l'Intercentrale CNTG - USTG élargie à l'ONSLG et à l'UDTG avait décidé de suspendre son mot d'ordre de grève générale et illimitée le 9 janvier dernier pour, disait-elle, permettre au Comité de veille mis en place de mener les négociations auprès des différents acteurs jusqu'au 31 mars 2008.
Selon le communiqué final rendu public après les dernières négociations tenues au Palais du peuple, la suspension du mot d'ordre de grève a été facilitée pour plusieurs raisons dont entre autres, permettre à l'équipe nationale le Syli de faire une bonne prestation à la CAN, aussi et surtout permettre aux milliers de guinéens qui ont fait le pèlerinage à la Mecque de rentrer calmement au bercail.
Selon monsieur Boubacar Diallo, membre de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG), la date limite du déclenchement de cette grève est bel et bien le 31 mars prochain. « Si rien de solution concrète n'est obtenue d'ici cette date, l'intercentrale prendra d'autres dispositions pour toujours dire au président Conté et à son entourage que trop c'est trop », a martelé M. Diallo.
Pour les observateurs de la vie politique guinéenne, le Comité de veille qui travaille actuellement sur les différents accords de 2006 et 2007 ne parviendra jamais à une issue heureuse qui pourrait soulager toute la nation guinéenne. Parmi eux, il y a beaucoup qui pensent que l'obstacle auquel notre pays ne cesse d'être confronté serait l'oeuvre du camp présidentiel. « Aucune négociation ne peut régler éternellement les crises actuelles de la Guinée. La vérité, sait que tant que Conté est au pouvoir en Guinée, les choses ne vont jamais se normaliser. Il faut tout mettre en oeuvre pour dire à ce vieux qu'il est temps pour lui d'aller se reposer comme vient de le décider son homologue Cubain », ajoute un observateur.
Pour le moment, les yeux des paisibles populations guinéennes restent braqués sur les leaders syndicaux qui ont la lourde tâche de décider de la finalité des choses si toutefois la date butoir de la suspension du mot d'ordre de la grève arrive sans une solution heureuse de la crise au sommet de l'Etat qui ne fait que rendre les choses difficiles.
Samedi dernier, le peuple a suivi un décret du Président de la République nommant le Président du Conseil National de la Communication (CNC) alors que le Premier ministre Lansana Kouyaté se trouvait en visite de travail en Afrique centrale. La question que de nombreux citoyens ne cessent de se poser est de savoir si c'est Kouyaté qui a proposé Tibou Camara à ce poste où si le président l'a fait de façon unilatérale ainsi que le préfet de Kindia. Le retour de Kouyaté édifiera l’opinion.
Youssouf KEITA
Depuis Conakry pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 04-Mar-2008 à 14:56:02  Partager:   :  |