
PARIS-Le vice-président de l'Union des forces démocratiques de guinée(UFDG), Bah Oury vient de dénoncer "la situation des détenus politiques de Coronthie" suite à l'attaque présumée contre le domicile du président Alpha Condé.Depuis l'Hexagone où il vit en exil, Bah Oury explique:
"Nous avons reçu des alertes persistantes sur les dangers que courent les détenus politiques et militaires de la Maison Centrale de Conakry. D'après des sources fiables issues du milieu judiciaire guinéen, probablement le jeudi 31 mai 2012, une confrontation fut organisée entre le Lieutenant Mamadou Yéro Diallo, le Colonel Issiaga Camara, le Capitaine Sadio Diallo, M. Almamay Aguibou Diallo et M. Mamadou Alpha Diallo. L'Etat était représenté par les avocats Maître Teninke, Maître Christophe, et Maître Doumbouya. L'avocat général William Fernandez et la première conseillère du président de la Chambre de mise en accusation Mme Thiam Irène Marie, officiaient lors de cette importante étape judiciaire. Les avocats de la défense étaient en grand nombre dont les Maîtres Amadou Barry, Raja, Tafsir, Mamadou Lelouma Diallo, Mamadou Lamine Soumah, Alseny, Bea et Traoré.
Les prévenus Almamy Aguibou et Mamadou Alpha Diallo récusèrent en totalité leurs déclarations antérieures en disant que ces aveux ont été escroqués par la torture et des menaces de liquidation physique de la part de certaines autorités militaires qui tenaient à voir figurer dans "ces dénonciations" des responsables politiques et militaires. C'est sur cette base que l'acte de mise en accusation a été bâti.
Furieux de constater que tout le montage était en train de s'écrouler comme château de cartes , l'avocat général Fernandez et Maître Doumbouya quittèrent la séance précipitamment pour se rendre au camp Samory Touré tout en menaçant de mort les jeunes Almamy Aguibou Diallo et Mamadou Alpha .
Nous craignons d'éventuelles liquidations physiques des civils dont les plus jeunes Baba Alimou Barry, Thierno Sadou Diallo, Souleymane Bah, Aguibou et Mamadou Alpha Diallo. Souvenons que le 31 décembre 1994, près d'une quinzaine de jeunes qui semaient l'insécurité à Conakry aux lendemains des élections présidentielles de 1993 furent liquidés par étouffement dans une cabine de la prison centrale pour les empêcher de témoigner.
La sécurité de tous les détenus est sérieusement menacée d'autant plus que le dossier s’avère cousu de fils blancs."
Bah Oury
Africaguinee.com
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  Rubrique: Interview  date: 18-Jun-2012 à 13:39:57  Partager:   :  |