[IMG1]Le chronogramme pour l’organisation des élections législatives continue de diviser partis politiques et Ministère de l’intérieur et de la sécurité. Cette semaine, le ministre Mamadou Beau Keita a rencontré les partis politiques pour s’accorder sur les voies à prendre pour assurer le bon déroulement des élections.
Pour le ministre, pour assurer la transparence lors des consultations prochaines, il faut les organiser entre le 23 novembre et le 14 décembre prochains. Et pour cause, le ministre estime qu’il est pratiquement impossible de vouloir d’élections libres et crédibles avant novembre.
Pour lui, rien n’est presque prêt sur le plan matériel ainsi que sur le plan financier. Les fonds promis par les partenaires étrangers ne sont pas encore mobilisés. Il estime aussi le manque à gagner à plus de 30 milliards de francs guinéens. Ce qui, à ses yeux, pèsera lourdement sur la crédibilité des élections.
Beau Keita énoncera également la révision des listes électorales qui durera entre deux à trois mois mais aussi l’arrivée des kits n’est prévue que pour le 10 avril prochain. Certains partis politiques de l’opposition jugent les propositions du ministre comme un manque de volonté de sa part à organiser vite des consultations acceptées par tous. C’est le cas du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) du professeur Alpha Condé et l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) de Bah Ousmane qui pensent que c’est une peau de banane que compte faire glisser le gouvernement sous les pieds de l’opposition en vue de permettre aux anciens du pouvoir de se revigorer.
Concernant la CENI, malgré toutes les promesses faites, le gouvernement peine encore à dégager le budget de fonctionnement de ladite institution. Alors que ses membres multiplient les bonnes actions en faveur des joutes prochaines.
Les plus sceptiques croient le contraire. Pour eux, Lansana Kouyaté serait en train de jouer pour mieux se couvrir et couvrir son mentor de Président qui redoute d’être éjecté par l’opposition une fois victorieuse pour cause d’incapacité notoire à gérer les affaires courantes du pays. Ce qui est d’ailleurs un secret de polichinelle depuis un jour de 2002 quand Lansana Conté a publiquement annoncé sa maladie. La suite, on la connaît.
Le PUP de son côté s’active pour le report desdites élections qui, une fois organisées et perdues par le pouvoir, précipiteraient des élections présidentielles anticipées pour mettre un holà aux 24 ans de règne sans partage du Général Lansana Conté sur la Guinée. Donc, le jeu est ouvert.
Mamadou Camara
Depuis Conakry pour Africaguinee.com |
  Rubrique: Politique  date: 15-Feb-2008 à 19:11:53  Partager:   :  |