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Interview: "sans médicaments il n’ ya pas de soins, sans soins il n’ ya pas de services de santé" di





CONAKRY-La lutte contre les faux médicaments et l'accès aux médicaments demeurent un enjeu pour les autorités guinéennes pour protéger la santé des populations.C'est ce que confirme le président du Conseil d'Administration de la centrale d'achats de médicaments essentiels génériques, qui s'est confié au micro de notre rédaction...

AFRICAGUINEE.COM: Bonjour Dr Diakité !

DR ABOUBACAR SIDIKI DIAKITE :
Bonjour M. Souaré !

AFRICAGUINEE.COM: Veuillez vous présentez à nos lecteurs ...

Je suis Dr Aboubacar Sidiki Diakité, je suis pharmacien, je travaille au ministère de la santé et de l’hygiène publique où je suis l’inspecteur général et actuellement je préside le conseil d’administration de la pharmacie centrale de guinée.

AFRICAGUINEE.COM: Vous venez de sortir de la première session du conseil d’administration de la pharmacie centrale de guinée, qu’est-ce qu’on peut retenir de cette réunion ?

Il faut savoir que c’est la première fois que nous nous réunissons,depuis que le conseil d’administration a été mis en place il y a deux ou trois semaines. Nous nous sommes donc dit qu’il était important que nous tenions une première réunion de prise de contact et que nous voyions les problèmes à résoudre. Que nous voyions aussi ensemble comment la pharmacie centrale va devenir ce que nous souhaitons et surtout ce que l’Etat souhaite qu’elle soit, en matière d’approvisionnement de l’ensemble des structures de santé dont elle est autorisée en médicaments, surtout en médicaments essentiels génériques. Dans ce cadre là, l’ordre du jour a porté sur trois points essentiellement mais qui finalement ont été complétés par un quatrième point. Donc nous avons faits une prise de contact, chacun d’entre nous s’est présenté et on a essayé de reprendre un peu quelles sont les missions que le conseil d’administration a par rapport à cette pharmacie centrale de guinée. Après donc cette présentation, il y a eu également la revue des missions de la pharmacie centrale de guinée, on est passé à un second point, dont l'objectif est avoir d’amples informations sur la pharmacie centrale. On a donc demandé à M. le directeur général de la pharmacie centrale de faire une présentation sommaire de l’entreprise pour que nous en fassions meilleures connaissances, la présentation qu’il nous a faite nous a permis de comprendre comment l’entreprise a évolué ces derniers temps, surtout durant la période 2011-2012. Ce qui nous a beaucoup encouragé parce que quand on voit que le chiffre d’affaires a été porté de un milliard à 10 milliards, cela veut dire que l’équipe dirigeante qui a été mise en place par M. le président de la république sur proposition du ministre de la santé est compétente puisque nous avons vu quelques résultats. Ces résultats ont encouragé les membres du conseil d’administration, et ça nous a permit de savoir que nous pouvons faire mieux si nous nous mettons à la tâche, ça c’était le 2e point à l’ordre du jour.

Après cette présentation de la pharmacie centrale, on s’est dit que, puisque le problème il est déjà posé et tout le monde le sait, on a examiné le passé de l’entreprise et on s’est rendu compte que les conditions dans lesquelles l’actuelle équipe est arrivée aux commandes étaient difficiles.Nous, on s’est dit qu’il faut alors changer de statut. Vous savez on est parti de l’établissement public à caractère administratif à l’établissement public à caractère industriel et commercial et on s’est dit qu’on peut encore faire mieux puisque ceux qui ont changé de statut ont réussi. On s’est donc dit de faire passer l’entreprise à l’association sans but lucratif, je crois que c’est le voeu des partenaires, c’est surtout aussi la volonté du chef de l’Etat, dans son entreprise de changement qu’il insuffle à la Guinée, la santé étant un secteur prioritaire pour lui, la preuve est qu’il a pris la décision de la gratuité des soins obstétricaux et que M. le ministre de la santé met beaucoup d’efforts, beaucoup de stratégies pour que cette gratuité des soins obstétricaux soient une réalité en Guinée. Je crois que vous pouvez vous-mêmes le vérifier, en tout cas dans le secteur public c’est une réalité, beaucoup d’efforts sont faits, on vient même de donner des kits à l’ensemble des établissements du pays, des kits pour les soins obstétricaux, que ça soit pour l’accouchement, que ça soit pour les consultations prénatales, que ça soit également pour les césariennes, mais ensuite, tout dernièrement nous étions à Labé et à Pita, il ya eu la remise d’un lot important d’équipements dont des sources d’énergie, des frigidaires, des chariots et beaucoup de matériels qui doivent accompagner l’effort des médecins. Quand on parle de gratuité des soins obstétricaux, il faut beaucoup de moyens, il faut des ressources humaines importantes, ce qui a aussi été réglé parce qu’on a procédé récemment à un recrutement et tous ont été déployés sur l’ensemble du territoire national. On ne dit pas que tous les problèmes sont réglés, il va toujours y avoir des problèmes qui vont subsister, mais l’essentiel est qu’on ressente qu’on avance et je crois bien qu’on avance.

La pharmacie centrale est un instrument incontournable dans ce processus là, sans médicaments il n’ ya pas de soins, sans soins il n’ ya pas de services de santé.

AFRICAGUINEE.COM: Malgré quelques progrès réalisés, des problèmes subsistent toujours dans le domaine de la santé. Est-ce qu’il ya des mesures concrètes que votre département est entrain de prendre dans le cadre de la lutte contre les faux médicaments par exemple ?

Au niveau de la pharmacie centrale, nous nous préoccupons exactement de ce fléau. Si nous pouvons importer des médicaments de qualité, en quantité suffisante et que nous arrivions à couvrir correctement l’ensemble des établissements publics du pays, nous pensons que nous pourrons réussir à les détourner du marché parallèle. Ce n’est pas suffisant, c’est vrai, et ce n’est pas un problème qui est spécifique à la Guinée, c’est un problème qui préoccupe notre sous région, mais au-delà de notre sous région aussi, ça préoccupe même les pays développés. La preuve est qu’aujourd’hui, c’est le conseil de l’Europe qui est entrain de mettre « médicrime » en place; une structure dont l'objectif est de lutter contre les faux médicaments, contre la contrefaçon des médicaments. Cela veut dire qu’ils sont aussi préoccupés par ce phénomène, sûrement la Guinée va être le premier pays africain à être membre de cette convention puisque les autorités politiques ont fortement exprimées leur volonté dans ce sens. On a même mis récemment une commission de lutte contre la contrefaçon, les faux médicaments et la vente illicite des médicaments. Ce n’est pas aussi facile, c’est très compliqué, le ministère de la santé seul ne peut pas en Guinée, il faut l’implication de tous les autres départements, mais la Guinée seule aussi ne peut pas, il faut donc que tous les pays de la sous région se mobilisent, il faut que sur le plan international que les gens se donnent la main pour lutte contre les faux médicaments, la contre façon et la vente illicite des médicaments.

Pour prendre correctement en charge les populations en matière de santé il faut le médicament, l’instrument que l’Etat a aujourd’hui pour assurer une couverture pharmaceutique dans le pays, notamment des services publics. Cet instrument là qui est incontournable reste la pharmacie centrale de guinée, donc si on voit qu’elle ne se porte pas bien, il faut intervenir. Donc implicitement si on renforce les capacités de la pharmacie centrale dans l’approvisionnement des structures de santé, on renforce la lutte dans son volet préventif et cette lutte dans son volet préventif va également booster la lutte dans son volet curatif, donc vous voyez la place que la pharmacie centrale occupe dans le système.

Grâce au ministre actuel de la santé, on a pu renouveler le conseil d’administration, grâce à lui on peut signer une convention entre l’Etat et cette centrale, parce que dans tous les pays, si on a une telle entreprise il faut une convention pour que l’Etat sache ses devoirs vis-à-vis de la centrale d’achat, mais aussi que celle-ci sache ses droits et ses devoirs envers l’Etat, si cela n’est pas fait c’est la confusion totale. Mais aujourd’hui on veut aller plus loin, on a discuté du changement de statut, aller de statut d’EPIC à celui de l’ASBL, Association à but non lucratif signifie que même si l’entreprise fait des bénéfices, ces bénéfices là ne doivent pas être distribués en dividende, ils doivent être réinvestis dans l’entreprise pour augmenter sa performance, pour faire en sorte que les besoins des populations en matière de médicaments soient d’avantage couverts, c’est un instrument qui permet d’améliorer l’accessibilité des médicaments dans un pays parce que ça fortement influencer sur les prix.

AFRICAGUINEE.COM: A l’instar des autres centrales d’achat, la pharmacie centrale de guinée a aujourd’hui besoin d'une récapitalisation. Est-ce que ce thème a été abordé lors de cette première session du conseil d’administration ?

On a fait un certain nombre de recommandations et de décisions. On a tout d’abord mis une commission qui travaille sur le changement de statut de l’entreprise, et ça, c’est une volonté du chef de l’Etat, que cette centrale soit assez proche du privé mais qu’elle soit au service du public.

Ensuite on a mis une autre commission qui va regarder davantage, l’intérieur de l’entreprise, pour voir quelles sont les pistes que nous devons emprunter pour sortir rapidement l’entreprise dans sa situation actuelle. Bien que la performance ait augmentée nous n’avons pas encore fini de couvrir l’ensemble des besoins que nous devrions couvrir par rapport à la population en matière de médicaments. Il faut dire aussi qu’on a surtout remarqué au cours de ce conseil d’administration que les partenaires sont très engagés et ça c’est vraiment de l’espoir, ils sont engagés parce qu’ils se rendent compte qu’avec les nouveaux statuts vers lesquels nous allons partir, ils auront la main libre pour un meilleur suivi de la gestion de l’entreprise.

AFRICAGUINEE.COM: Un dernier mot peut-être…

Pour nous c’est l’occasion de remercier tous les partenaires techniques et financiers, nous avons toujours travaillé avec eux, ils ont toujours été à nos côtés, ils ont toujours exprimé leur volonté pour qu’on aille au statut « d’Association sans but lucratif ». Nous sommes entrain d’aller vers cela et nous souhaitons qu’ils nous accompagnent encore une fois, nous comptons beaucoup sur eux, nous fondons beaucoup d’espoir en eux et nous sommes sûres qu’ils nous accompagneront pour le bien de l’entreprise mais aussi pour le bien des populations qui ont besoin de nos services.

INTERVIEW REALISEE PAR SOUARE Mamadou Hassimiou

Chef de Bureau AFRICAGUINEE.COM

Guinée-Conakry

Tél. : (224) 62 65 75 74/ 64 95 36 33


  Rubrique: Interview  date: 11-May-2012 à 16:07:01  Partager:   :

 

 
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