
CONAKRY-Dans une semaine, le 28 avril, les Guinéens seront situés sur la tenue ou non des élections législatives le 8 juillet prochain. Selon le chronogramme présenté par la commission électorale nationale indépendante(CENI), c'est le 28 avril que le président Alpha Condé doit convoquer le corps électoral.
Quand à l'opposition, elle multiplie la pression sur le pouvoir pour obtenir une garantie de transparence lors de ce scrutin.S'ils refusent de boycotter le scrutin, les leaders de l'opposition exigent en revanche la recomposition paritaire de la CENI, l'audit du fichier électoral.
Après une série de manifestations pour réclamer l'organisation d'élections libres et transparentes, l'opposition guinéenne semble bien acculée face à l’intransigeance du président Alpha Condé.Sauf surprise, Louncény Camara dont la tête est réclamée par l'opposition , va piloter la commission électorale nationale indépendante(CENI) durant ces élections annoncées pour le 8 juillet prochain.
D'ailleurs le patron de la CENI a exclu toute démission, après la manifestation jeudi, de plusieurs femmes militantes de l'opposition.
Avec le climat d'instabilité dans la sous région, les cris des leaders de l'opposition auront peu d'échos.Et dire que la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Niger (et bientôt le Sénégal) ont leurs parlements, le retard de la Guinée qui s'enlise dans une transition politique, n'attire plus la communauté internationale.Quand à l'image de la Guinée, elle est certainement écornée à chacune des manifestations de l'opposition qui réclame plus de démocratie dans le pays.Sans parlement, peu d'investisseurs osent s'aventurer dans des projets de long terme à Conakry, malgré les promesses tenues lors des nombreuses audiences accordées par le président Condé.
Les Guinéens, lassés par cette situation de "ni guerre, ni paix" sont plus préoccupés par leur pitance quotidienne que les querelles politiciennes dont ils ignorent l'issue.
Quand aux Guinéens de l'étranger, le spectre des rapatriements forcés vers leur pays d'origine (pour ceux qui n'ont pas leur titre de séjour) risque d'éclipser leur mise à l'écart (volontaire) par la CENI pour le vote, lors des législatives.
Dans cette cacophonie, le président Condé joue la montre.D'ici là , le suspense continue...
Mamadou Camara
Pour Africaguinee.com |
  Rubrique: Politique  date: 22-Apr-2012 à 00:23:26  Partager:   :  |