
ALGER— Les législatives du 10 mai prochain verront la participation inédite de 25.800 candidats pour les 462 sièges de l'Assemblée nationale algérienne, a annoncé mardi Abdelkader Ouali, secrétaire générale du ministère de l'Intérieur.
C'est un peu plus du double que les précédentes législatives de 2007 où le nombre de postulant au poste de députés était de 12.700, a-t-il précisé lors d'un point de presse. Il a rappelé que les législatives du 10 mai constituent "un premier rendez-vous électoral se déroulant dans le cadre des réformes initiées par le président de la République".
Le 15 avril 2011, dans la foulée du "Printemps arabe" et de crainte d'une contagion, le président Abdelaziz Bouteflika avait fait un discours à la nation dans lequel il avait annoncé un train de réformes politiques, dont la légalisation de nouveau partis, l'ouverture du secteur de l'audiovisuel au privé, en attendant une révision de la Constitution à laquelle participera la future assemblée issue des législatives du 10 mai.
"De mon point de vue, et au risque de me tromper, un chiffre aussi impressionnant de candidats ne peut s'expliquer que par les avantages matériels que confèrent le statut de député en Algérie", a commenté pour sa part l'universitaire Mohamed Saidj, interrogé par l'Associated Press. Même si, "dans cette flopée de postulants, il doit certainement exister quelques-uns qui ont des convictions politiques, qui veulent se mettre au service de leur peuple", a-t-il nuancé.
En Algérie, un député perçoit une indemnité mensuelle de base de 300.000 dinars (environ 2.700 euros), soit 20 fois le salaire minimum, sans compter les autres privilèges, comme la voiture de fonction, les relations, les voyages.
Associated Press |
  Rubrique: News Afrique  date: 17-Apr-2012 à 18:27:07  Partager:   :  |