Dans le cadre de sa mission en Guinée, l'Ambassadeur des Etats-Unis a initié une série de rencontre avec les acteurs de la vie économique et nationale. Après les organisations syndicales et la société civile, le diplomate américain a récemment pris contact avec le Conseil national du patronat guinéen (CNPG)
Cet important rendez-vous visait quatre principaux axes. Il s'agit de la réforme économique dont les questions essentielles portaient sur la macro-économie, la réduction de la dette extérieure, diriger les 50 % du budget vers le secteur social, la collaboration avec les partis politiques pour une élection libre et transparente, résoudre les questions civilo - militaires, améliorer les secteurs de la santé, de l'éducation, la gestion des ressources naturelles et l'instauration d'une justice équitable. " Nous avons engagé le dialogue pour savoir qu'est ce que le secteur privé peut apporter aux efforts du gouvernement. C'est une question très délicate pour l'investissement et pour des échanges de perspectives''. Pour le président du conseil du patronat guinéen, cette rencontre pourra permettre à l'Ambassadeur des Etats - unis d'avoir une idée sur ce que fait le secteur privé dans la vie économique et sociale de la Guinée. Youssouf Diallo a indiqué que cette relation patronat - Ambassade des Etats - unis s'inscrit dans le cadre d'un échange des questions nationales, économiques, et du secteur privé guinéen. '' Nous ne sommes pas dans la position de tendre la main. Nous avons dit qu'il faut aller maintenant au - delà de l'AGOA. Car, la plupart des produits listés ne vont pas vers les Etats - unis. Le Sénégal vient de bénéficier 400 millions de dollars, le Mali 450 millions de dollars. Quand un pays bénéficie d'une telle enveloppe, les retombées revenant au secteur privé sont indiscutables'', a observé Youssouf Diallo. Il a par ailleurs évoqué les dommages causés au secteur privé lors des évènements douloureux de janvier et février 2007, et a demandé à l'Ambassadeur de prendre contact avec le secteur privé en vue d'une assistance directe.
Plus de 50% du budget national sont destinés au service de la dette extérieur. Or, on pouvait les diriger vers le secteur social ( éducation, santé publique...) Il est établi que c'est le secteur privé qui est porteur de croissance, et non le gouvernement. Le président de CNPG a demandé à l'Ambassadeur de revoir dans le programme américain la place du secteur privé guinéen. Il a ajouté qu'on ne veut plus les mesures cosmétiques qu'on a apportées jusque là aux pays africains.
Youssouf KEITA
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Conakry pour africaguinee.com |
  Rubrique: Société  date: 01-Feb-2008 à 16:33:33  Partager:   :  |