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Immigration: expulsions judiciaires aux USA





WASHINGTON-Aux Etats-Unis, les ressortissants étrangers condamnés par la justice peuvent être expulsés vers leur pays d'origine. Même s'ils vivent depuis très longtemps - et légalement - aux Etats-Unis.

Il aime le skateboard, le film Scarface et le rappeur Tupac. Sam, la vingtaine, est comme des millions de jeunes américains. Sauf qu'il est condamné à vivre à jamais loin du pays où il a grandi. C'est la BBC qui l'a rencontré à Phnom Penh. Cela fait maintenant deux ans qu'il a été déporté au Cambodge. Un pays où il n'avait jamais mis les pieds avant. Sam est né dans un camp de réfugiés en Thaïlande. Ses parents, Cambodgiens, avaient fui la terreur des Khmer Rouges. Ils ont obtenu l'asile aux Etats-Unis.

Quand il est arrivé dans le New Hampshire, Sam n'avait qu'un mois. Il se souvient de son enfance heureuse. De son adolescence plus chaotique. Un passage dans un centre de détention pour mineurs pour avoir refusé de collaborer à une enquête policière. Le lycée. Puis des petits boulots, principalement en usine. Et quelques petits délits aussi. Ca lui vaudra deux courts séjours en prison, dont l'un pour le vol d'un autoradio. Il s'installe, ensuite, avec sa fiancée. Ils ont un bébé. On est en 2009. Sam travaille. Et il reçoit la visite des services d'immigration. En raison de son vol d'autoradio, un juge a décidé qu'il devait être déporté.

Sam n'a jamais demandé la nationalité américaine. Il aurait pu. Il l'aurait vraisemblablement obtenu. Mais il pensait que son statut de résident permanent suffisait. Comme des milliers d'autres, il n'a jamais pris la peine d'entreprendre les démarches. Sauf que le Cambodge fait partie des pays ayant signé un accord avec les Etats-Unis pour le rapatriement forcé de ceux qui ont commis des délits. Sam restera quelques mois en détention, avant d'être forcé de monter dans un avion. Les vêtements qu'il porte, pour tout bagage et 28 cents en poche.

A son arrivée, il n'a rien compris de ce qu'on lui disait. Il n'a jamais parlé cambodgien. L'accueil ne fut en tout cas pas chaleureux. Heureusement, une association lui est venue en aide. Puis sa famille, aux Etats-Unis, lui a fait parvenir de l'argent. C'est toujours grâce à elle qu'il peut louer un appartement. Il apprend le khmère. Mais il est difficile de trouver du boulot. Il pense qu'il ne se sentira jamais chez lui.

Son histoire n'est pas exceptionnelle. Au moins 36 Cambodgiens renvoyés des Etats-Unis rien qu'en ce début 2012. Des centaines renvoyées vers différents pays. Parmi eux, certains sont de véritables criminels. D'autres pas.

Il arrive régulièrement que certains pays d'origine refusent des récupérer leurs ressortissants, en dépit des accords conclus. En 2010, quelques 8.000 immigrés condamnés ont ainsi été refusés, bien que la moitié d'entre eux n'avaient pas de casier judiciaire. En cas de refus, la justice américaine n'a d'autres choix que de les libérer, parfois avant la fin de leur peine, ce qui provoque en ce moment une polémique. Une majorité des Américains sont en tout cas favorables à ces rapatriements forcés.

Source:RTBF.be

  Rubrique: Diaspora Guinéenne  date: 13-Apr-2012 à 19:33:06  Partager:   :

 

 
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