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Un an après sa nomination, Lansana Kouyaté affiche un bilan mitigé


[IMG1]Nommé sous la pression de la rue en février 2007, le Premier ministre guinéen Lansana Kouyaté est parvenu à remplir une partie de sa mission, mais les chantiers à venir restent importants et les embûches nombreuses pour l'ancien diplomate.

Depuis son entrée en fonction, plusieurs avancées sont à mettre au crédit de M. Kouyaté, même si les observateurs dénoncent des lenteurs.
"Nous saluons des avancées comme un audit de la gestion ministérielle (pas encore publié, ndlr), des efforts dans la fourniture des services de base comme l'eau et l'électricité et le maintien du franc guinéen à un niveau correct", explique à l'AFP Abdul Garidy Diallo, président du Réseau ouest-africain des défenseurs des droits humains.

L'appréciation récente de la monnaie guinéenne a permis de juguler une inflation ramenée à 12,8% en 2007, contre 38,4% en 2006, et l'essence demeure à un prix inférieur à ceux pratiqués dans les autres pays de la sous-région (4.300 francs guinéens le litre, environ 0,7 euros).

Toujours dans le domaine économique, la relance de plusieurs programmes des bailleurs de fonds internationaux et le début de la révision des contrats miniers signés sous ses prédécesseurs sont également à mettre l'actif de M. Kouyaté.

En matière politique, le gouvernement a réussi à mettre en place en décembre une Commission électorale nationale indépendante (Céni), désormais chargée de co-organiser les élections au lieu de simplement les superviser.

Cette nouvelle Céni constitue un progrès capital en vue des législatives prévues cette année et avant une présidentielle charnière en 2010.

Le président de la Céni Ben Sékou Sylla, dont l'action est accompagnée par les bailleurs de fonds, assure d'ores et déjà à l'AFP que les législatives "auront lieu avant la fin 2008".

"Nous espérons organiser un scrutin qui sera accepté par tous", explique ce représentant de la société civile dans un pays habitué aux trucages électoraux sous les régimes successifs de Sékou Touré (1958-1984) et Lansana Conté (au pouvoir depuis 1984).

Parmi les principaux reproches faits à M. Kouyaté, figurent des voyages jugés trop nombreux et la mise à l'écart de l'opposition, alors que des rumeurs courent sur son affairisme ou ses visées politiques.

"Il y a aussi la lenteur de la mise en place de la Commission d'enquête indépendante chargée d'enquêter sur les violences ayant émaillé les grèves de juin 2006 et de janvier-février 2007", souligne Abdul Garidy Diallo.

Cette commission, point central de la feuille de route gouvernementale, n'a pas encore démarré ses activités depuis sa création en mai 2007.

Beaucoup regrettent par ailleurs que M. Kouyaté évite toute confrontation avec le président Conté, dont l'entourage s'évertue depuis plusieurs mois à freiner l'action gouvernementale.

"Il existe une évidente stratégie pour faire baisser l'influence du Premier ministre", note un diplomate occidental.

Ce dernier cite en exemple un décret de réorganisation administrative mystérieusement modifié avant signature (le 5 décembre) par le président ainsi que le limogeage brutal, le 3 janvier, de Justin Morel Junior, alors ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement par décret présidentiel.

"Le Premier ministre refuse d'aller au clash car il sait que son action doit se poursuivre, le chantier est important et cela va prendre du temps", explique un membre éminent de la société civile.

En attendant, le préavis de grève générale des syndicats, brandi début janvier, a été repoussé in extremis au 31 mars et un "comité de suivi" des accords de partage de pouvoir doit être mis en place.

Africaguinee.com
Source:AFP

  Rubrique: Politique  date: 30-Jan-2008 à 21:03:15  Partager:   :

 

 
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