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Economie: Mubadala-CBG





CONAKRY-Lors d’un point de presse, le vendredi 23 mars dernier, le ministre des Mines est revenu sur le cas de la CBG avec Mubadala, actualité qui a entretenu la polémique ces derniers temps. Voici ici la déclaration du ministre des Mines sur la question, corroborée plus bas par le compte rendu de la visite du Chef de l’Etat le 11 novembre 2011 dernier à Abu Dhabi:

« En début du mois de novembre 2011, le président de la République a effectué une visite d’État sur l’invitation du prince d’Abu Dhabi. Dans ce cadre, le Chef de l’État a eu à signer avec l’État d’Abu Dhabi trois accords-cadres. Le premier accord, était l’accord global de coopération entre Abu Dhabi et la République de Guinée. Le second accord, était celui de non-double imposition et de protection des investissements. Le troisième accord-cadre, portait lui sur le secteur minier. Il faut rappeler de passage qu’un accord-cadre est un simple document exprimant des intentions.

Donc, dans un des conseils des ministres, il a été question de l’extension des capacités de la CBG. Cette présentation a été faite par le directeur général de la CBG au gouvernement. Il était question que moi, en tant que ministre des Mines, trouve immédiatement des gens pour lofter de trois millions de tonnes que nous avons demandées à CBG dans le cadre de cette extension. Parce que finalement un des partenaires a demandé un peu de ce que la Guinée devrait gagner dans l’extension. Mais en contre partie, il fallait que nous trouvions 300 millions de dollars. Donc, partout où je passais, je demandais aux gens que je dois avoir de la bauxite, est-ce qu’ils sont preneurs. Parce que, la condition pour qu’on signe le contrat, il fallait que moi je trouve un preneur. Mais malheureusement, il y a plus de 12 sociétés de toutes les filières qui nous ont manifesté leur intention. Que ce soit des miniers, des courtiers ou même des intermédiaires. Mais finalement, dès que la CBG a dit qu’il s’agit d’un problème de 300 millions de dollars qu’il faut mettre sur la table, tout le monde a disparu. Je n’apprends rien aux gens, l’argent devient rare. Tous ces grands banquiers et investisseurs ont présentement deux destinations dans le monde : c’est Abu Dhabi et Chine. Cela est connu de tout le monde. Maintenant, nous, nous avons eu la chance d’avoir une visite d’État et on a signé un accord-cadre. Donc, la même question a été posée. Ils nous ont dit qu’ils sont intéressés.

Nous sommes des professionnels, nous avons des programmes. Nous voulons produire 8 millions de tonnes d’aluminium. Mais cela demande beaucoup de bauxite. Ils ont dit si nous devons vraiment intervenir, il faudrait au moins que l’on puisse avoir un droit de regard sur ce que la CBG fait. Eux-aussi, il faut qu’ils sachent le fonctionnement des sociétés. Tant que tu n’es pas là dedans, tu ne peux rien faire. Pour revenir au cas particulier, c’est qu’en fait jusqu’au jour d’aujourd’hui, rien n’est fait dans l’intégralité de cet accord-cadre. Rien n’y est appliqué. Dans cet accord-cadre minier c’est bien Mubadala Development Company qui est l’interlocuteur de l’État guinéen.

De là bas, le président de la République a fait une déclaration solennelle radiotélévisée et tout le monde a suivi. Rien n’est pour le moment appliqué dans ces accords-cadres signés avec l’État d’Abu Dhabi jusqu’aujourd’hui. Mubadala n’a même pas eu encore le moindre permis d’exploration que l’État guinéen est en droit d’octroyer à toute société sans tenir compte de l’avis de qui ce soit. Histoire de rassurer une fois tout le monde.

Nous, nous avons dit qu’on respectera la loi. Qu’est-ce que la loi dit : pour que ce programme soit examiné ou signé, il y a toute une procédure à observer. La première procédure, c’est qu’on ne peut pas rentrer dans une société dont tu ne connais pas la valeur. Et lorsque ceci est fait, à la seconde étape, il faudrait que le ministère des Mines et de la Géologie présente le projet en bonne et due forme au gouvernement. Celui-ci va l’analyser et après cette analyse, la loi dit qu’il faut passer par l’unité de privatisation. Cette entité aussi se penchera sur le dossier et dès lors qu’il a le feu vert du gouvernement, c’est à ce moment précis que celui-ci présentera une recommandation au président de République. Ce dernier, s’il le consent, il signe. S’il ne consent pas, il demandera au gouvernement de revoir sa copie. C’est aussi simple que cela. Mais, une fois de plus, à date rien n’est encore signé dans ces accords cadres qui doivent faire l’objet d’une négociation. Et les négociations pourront être engagées avec Mubadala lorsque la CBG est évaluée, non seulement par les gens de Mubadala et aussi par le gouvernement pour s’entendre sur la valeur intrinsèque de la CBG. C’est à partir de là que les négociations, s’il doit y avoir, peuvent commencer. Pour le moment rien n’en est. »

AFP

  Rubrique: Economie  date: 28-Mar-2012 à 18:07:34  Partager:   :

 

 
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