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Politique: "Cellou Dalein Diallo n'est motivé que par des intérêts personnels...", accuse le PDG-RDA





CONAKRY-En attendant le lancement de la campagne électorale pour les législatives, le ton monte dans l'arène politique en Guinée.L'ancien parti au pouvoir, le PDG-RDA accuse Cellou Dalein Diallo d'avoir une responsabilité dans la gestion chaotique du pays au temps du défunt président Lansana Conté.A en croire M. Lanceï Konaté, secrétaire chargé des affaires extérieures du Parti démocratique de Guinée-Rassemblement démocratique africain(PDG-RDA),Cellou Dalein Diallo est impliqué dans la gestion du barage de Garafiri qui a été un fiasco par manque de résultats!Dans cet entretien accordé à nos confrères du journal Le démocrateLancei Konaté revient également sur le bilan du président Alpha Condé et les préparatifs des prochaines législatives...

Le démocrate:Vous pensez que Cellou Dalein ne joue pas le jeu de la démocratie ?

Lancei Konaté :
C’est une évidence. Partout où un leader démocrate a perdu l’élection, il a félicité le vainqueur. C’est ce qui s’est passé au Niger, c’est ce qui se passe dans tous les pays occidentaux où Cellou Dalein séjourne tout le temps. Mais inciter ses partisans à la rébellion contre un pouvoir légal et légitime est-il digne d’un démocrate ? Cellou Dalein Diallo n’est motivé que par les intérêts personnels comme l’encaissement des 2 milliards de francs sur le cadavre de plus d’une centaine de guinéens. Et puis, il a un lourd passif. Figurez-vous que sur les 25 ans de pouvoir du feu général Lansana Conté (paix à son âme), Cellou Dalein a exercé 14 ans durant, de l’ACGP à la Primature.

Pour moi si la Guinée est économiquement et même politiquement dans une situation lamentable aujourd’hui, si elle manque d’eau, d’électricité, Cellou Dalein Diallo a une responsabilité plus grosse que tous les ministres que le président Conté a usités.

Votre jugement est très sévère, vos accusations ne sont-elles pas excessives ?

Je ne verse pas dans l’excès. Est-ce faux que Cellou Dalein Diallo de 1994 à 2006, a été administrateur adjoint des grands projets, ministre plusieurs fois et Premier ministre ? Je n’invente rien. Et puis, j’ajoute que les Guinéens savent très bien que c’est Cellou Dalein Diallo qui a piloté le projet Garafiri dont la réalisation a coûté plus de 200 millions de dollars à l’époque, et qui ne produit pas d’électricité aujourd’hui. Je n’empêche personne de fermer les yeux sur ses scandales et de s’aligner derrière Cellou Dalein Diallo. Tout ce que je demande au président de l’UFDG, donc au leader politique, c’est d’être honnête, démocrate, reconnaitre et assumer sa défaite électorale, c’est tout. Le pouvoir se conquiert dans les urnes et non par les armes.

Des manifestants de l’UFDG à château rouge à Paris ont traité Alpha Condé de "dictateur, criminel", et qu’il était disqualifié. Est-ce votre avis aussi ?

Évitons le mélange des genres. Ce n’est pas mon avis que le président Alpha Condé est dictateur, criminel ou qu’il soit disqualifié. Non, il n’a commis aucun acte criminel, et il est élu pour cinq ans que nous devons tous respecter. Encore une fois, Cellou Dalein Diallo doit assumer sa défaite. Moi, je critique les méthodes du gouvernement, les incohérences, l’incapacité d’un régime à mener le changement, la rupture, de répondre aux attentes des populations guinéennes.

Votre parti a gouverné durant 26 ans (1958-1984). Sa gestion, faite de haute et de bas, est surtout critiquée même assombrie par l’affaire du camp Boiro. Pourquoi tardez-vous à reconnaitre cet aspect négatif et à présenter les excuses aux victimes ?

Dire que notre régime a été parfait, ce serait proférer un gros mensonge dont le militant du PDG que je suis, convaincu des principes et idéaux enseignés par le président Ahmed Sékou Touré (paix à son âme), ne se croit pas digne. Il y a eu le camp Boiro, il y a eu le 04 juillet 1985, il y a eu le 28 septembre 2009, etc. Pour faire la lumière sur tous ces points, notre parti a proposé une conférence nationale au cours de laquelle, chacun saura qui a fait quoi. En ce qui nous concerne, tout le monde sait que la Guinée a été agressée, le 22 novembre 1970, avec un lourd bilan de plus de 360 morts. Toutes les organisations internationales (OUA, ONU, les Non Alignés etc.) ont voté des résolutions pour condamner l’agression et demander au gouvernement guinéen de punir les agresseurs selon les lois du pays. Dans un dialogue regroupant l’ensemble du pays, nous pourrons examiner les tenants et aboutissants de ces faits et indiquer quel a été le rôle joué par les uns et les autres dans toutes ces tragédies regrettables et douloureuses que notre pays a connus. Et puis, ce n’est pas de notre responsabilité si le CMRN qui a pris pouvoir après le décès du président Ahmed Sékou Touré n’a pas voulu faire le bilan du PDG ou mener des enquêtes sur les Complots.

Quelle est votre part de responsabilité dans les cinquante ans de retard de la Guinée ?

Le discours sur ‘’cinquante ans de retard’’ c’est pour amuser la galerie, ce n’est rien d’autre que de la démagogie. Moi, j’ai grandi et étudié à Kankan où il y avait du courant, de l’eau. Il y avait des usines et des industries en Guinée qui produisaient, fonctionnaient avec le courant, et employaient des milliers de travailleurs. Je veux parler de l’usine de thé de Macenta, de la scierie de N’zérékoré, de la conserverie de Mamou, l’usine de jus de fruits et la briqueterie de Kankan, l’usine de jus de fruits de Forécariah, sans compter les dizaines d’industries de Conakry. Quand le PDG quittait le pouvoir, la Guinée disposait de plus de cent cinquante unités de productions. Que sont-elles devenues ? Toutes ces sociétés et entreprises ont été tuées sous la deuxième République. Qu’on arrête de dire cinquante ans de retard, c’est à partir de 1984 que la descente en enfer de la Guinée a commencé, que le pays a commencé à sombrer, que les auteurs des vols et détournements des deniers publics sont devenus des anges, des personnes bénies. Sous la première République, même le fou savait que le bien public était sacré et intouchable. Nos ressources minières nous assuraient des revenus importants, notre diplomatie était rayonnante. Notre armée était la fierté de l’Afrique, elle a participé à la libération des pays africains. Dire que le PDG a une part de responsabilité dans les cinquante ans de retard c’est méconnaitre l’histoire de la Guinée, tordre le cou à la vérité. C’est pour toutes ces raisons d’ailleurs que nous demandons une conférence nationale, et à partir de là, tout le monde saura qui a fait quoi pour ou contre la Guinée. Les générations actuelles feront la différence entre ceux qui ont voulu construire la Guinée et ceux qui l’ont détruite.

Pour revenir au bilan du professeur Alpha Condé, vous ne voyez alors aucun point positif ?

Si pourtant. Le fait que la Guinée renoue avec l’ordre constitutionnel n’est pas négligeable, le retour des militaires dans les casernes n’a pas de prix.

Avec le premier président démocratiquement élu de la Guinée….

C’est un discours journalistique, je dirais même démagogique.

C’est ce que la communauté internationale reconnait...

Quelle communauté internationale ? ils ignorent l’histoire de la Guinée. Est-ce du ciel que le président Ahmed Sékou Touré a surgi en 1957 et 1958 pour s’imposer ? N’avait-il pas été élu par des guinéens face à des candidats d’autres partis et dans des scrutins ouverts et transparents ? qu’on cesse alors de tromper les Guinéens en salissant notre histoire que nul n’ignore. Si tous les autres partis ont accepté par la suite de rejoindre le PDG et de considérer ce parti comme l’unique formation politique du pays, et que le président Ahmed Sékou Touré soit systématiquement désigné candidat unique, nous le devons au contexte politique de l’époque.

Alors êtes-vous aussi disposé aujourd’hui à vous fondre au RPG et de considérer le professeur Alpha Condé comme leader naturel ?

Écoutez, le PDG, parti de l’indépendance de la Guinée, tient à préserver sa personnalité, il n’est pas soluble dans un autre parti. Il ira seul défendre ses couleurs aux législatives.

Pourquoi cette prise de distance avec l’alliance Arc-en-ciel ?

Arc-en-ciel n’était pas un parti, mais une Alliance qui a soutenu un candidat, et nous avons été content que ce candidat sorte victorieux de la présidentielle. Nous devons maintenant, nous au PDG, nous mobiliser pour exprimer notre identité aux législatives.

Source: Le Démocrate

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  Rubrique: Interview  date: 18-Mar-2012 à 09:46:00  Partager:   :

 

 
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