
CONAKRY-Malgré les bruits autour de l'accord du FMI de 198,9 millions de dollars en faveur de la Guinée approuvé vendredi à Washington, la pression continue sur le pouvoir d'Alpha Condé pour organiser les élections législatives dans son pays.
Si le FMI a salué les efforts des nouvelles autorités guinéennes pour assurer une stabilité macro-économique dans le pays, le Fonds a précisé que l'allègement de la dette de la Guinée ne pourrait intervenir qu'au cours de la seconde moitié de 2012:
« La Guinée pourrait atteindre le point d'achèvement au cours de la seconde moitié de 2012, ce qui préparerait la voie à un allégement permanent de la dette au titre des initiatives Pays Pauvre Très Endetté (PPTE) et de l'Initiative d'Allègement de la Dette Multilatérale (IADM),précise M. Naoyuki Shinohara, Directeur général adjoint et Président par intérim du FMI dans un communiqué officiel de cette institution.
Des garanties institutionnelles sont également au menu des recommandations du FMI pour les autorités guinéennes qui nécessitent notamment la mise en place d'un parlement qui doit mettre fin à la transition dans le pays.Dans un langage "diplomatique", le FMI souligne:
« À moyen terme, le principal défi consiste à mettre en place un environnement de politiques et infrastructurel qui assure que la croissance marquée des activités minières se traduise par une croissance solidaire et par la réduction de la pauvreté. Le programme de réformes structurelles des autorités s'attache à développer l'hydroélectricité et l'agriculture, tout en améliorant les services de l'État, notamment les services publics, l'infrastructure et le climat des affaires", ajoute M.Naoyuki Shinohara.
Améliorer le climat des affaires, c'est assurer une sécurité juridique et institutionnelle dans le pays.Quand on sait que les investisseurs attendent la mise en place du futur parlement et la suite des promesses du président Condé de renégocier les contrats miniers, le chemin est encore long.
Sans le parlement, peu d'investisseurs oseront s'aventurer dans le pays.Les menaces de l'opposition d'empêcher la tenue des législatives est une épine dans le pied du gouvernement qui cherche à tout prix à rassurer les investisseurs pour relancer la machine économique du pays. Mais la question de la commission électorale nationale indépendante continue d'empoisonner les relations entre le pouvoir et l'opposition.Jusqu'à quand?
Mamadou Camara
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 27-Feb-2012 à 20:25:19  Partager:   :  |