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Bienvenue chez Pascal Feindouno, la star du Syli national de Guinée!
[IMG1]Demblée, un coup d’oeil périphérique au salon de Hawa, et Pascal Feindouno suffit à comprendre.Sans trop esboufe ni trop se forcer « Pasky », comme le surnomme affectueusement son entourage, affiche ses racines guinénnes.Tout ,dans son intérieur coquet,rappele la chaleur de son Afrique natale :des bibelots, de nombreuses photos soigneusement disposés,des cadeaux envozés par des fans du pays-Comme ce tableau aux xouleurs du drapeua de la Guiné surmonté de son numéro fétiche en sélection,le 2,accroché dans la cuisine.Les meubles trahissent eux aussi l’ "africanité" des lieux,comme ces sobres sièges, constitués de deux planches jointes et taillés.
"C’est là que je m’installe pour manger »précise l’exilé, qui raffole de nourriture africaine, dont il ne manque pas ´Saint Etienne. « Je ne suis pas dépaysé sur ce plan là », se marre -t-il.
Toujours prêt a changer de continent, il ne lui faut généralement que quelques minutes pour se mettre en mode « guinéen » et évoquer un pays qui occupe non seulement les lieux de vie, mais aussi ,constamment ses pensés. "C’est forcé puisqu’une partie de ma famille y réside.C’est là s-bas que je suis né.La Guiné je m’y rends plusieurs fois par an,pour les vacances, comme celles de cet hiver,ou pour les matchs officiels de la sélection.Moi, je suis fier d’¡etre guinéen , même si parfois je me dis que notre pays est pauvre et que certains de nos voisins de la région sont mieux lotis.Je voyage ,donc, j’ai pu comparer.Mais c’est chez moi."
L’indispensable Cocon familial
Noel reste pour le stéphanois, comme souvent pour les déracinés africains, un moement a part dans sa vie d’exilé. "J’aime fêter noel au pays, comme je l’ai fait le mois dernier.Je suis arrivé à Conakry le 24, au lendemain de la journé de L1.On s’est alors retrouvés ».C’est le plus souvent l’occasion pour lui de grandes retrouvailles dans la maison familiale, et de croiser les amis perdus de vue, de recharger les accus auprès des siens. "L’hospitalité, l’acceuil des gens, c’est quelque chose de fondamental dans notre culture »,explique -t- il.
Un élément commun à l’ensemble des pays du continent.On imagine d’ailleurs bien le Stéphanois baigner dans cette ambiance festive et amicale comme un poisson dans l’eau.Le reste de l’année,pour ne pas trop couper avec le cocon familial,Feindouno appelle chaque dimanche sa famille resté e au pays. "Au bout du fil c’est le Papa, comme il me suit à la télé , alors on parle un peu de foot.Il me livre son sentiment »Mais les matchs ne restent que des prétextes è entretenir le fil familial qu’il tente de consolider sur place en jouant les bienfaiteurs autour de lui, fidèle à la tradition africaine. »Dès que je le peux,j’essaie d’agir, de faire des choses commente il pudiquement.Il z a tant á faire sur place... »
Parti de Guinée à l’âge de 15 ans pour Bordeaux et son centre de formation, il retourne régulièrement sur le lieu de ses exploits passés au quartier Bonfi, à Conakry, au temps des Hirondelles .Là , il n’est plus une vedette adulée et convoitée de la L1.Il redevient tout simplement le copain d’enfance,le gosse taquin, l’espiègle incorrigible de Madina. "Je suis resté le meme ,je ne changerai pas.Je revois mes amis, on se fait des petits matches, on sort entre nous.Parfois, certains n’osent meme pas m’approcher, c’est dommage ».
Quand il prononce le nom de chacun des lieux,soudain son regard s’illumine, se transporte.Comme s’il se trouvait Bonfi, au milieu de tous ces gamins qui revent tous aujourd’hui d’une aussi belle trajectoire.Cest sur le stade de ce quartier, vers 13 ans qu’il a expérimenté ses premiers dribbles sous le regard de son père, un ancien footeux, enseignant au lycée bonfi.Un lieu, une lumière, une ambiance qu’il aime retrouver lorsque l’envie de se ressourcer le prend. "Je suis natif de Conakry, plus précisément du quartier Madina Centre.Je suis né lá, au coeur de la ville, près du grand marché de la capitale.On n’est pas trés loin du stade du 28 septembre, d’ailleurs] »Là il évoque son jardin, le stade national ,celui de tous les matchs de sélection ou il fut lancé dans le grand bain par Henri Stambouli.C’était un 4 octobre 1998, à Lomé, en éliminatoires de la CAN2000.
UN FC FEINDOUNO EN DEUXIEME DIVISION
Quand il se rend à Conakry, il n’est pas toujours simple de localiser le bonhomme.Et pas seulement parceque le milieu de l’ASSE a la bougeotte : "Il y a la maison familiale, à Lansanaya.Et celle de mon épouse á Lambandji. »Pourtant ,une fois sur place,ses premiers pas le tamènent invariablement ´vers Bonfi où évolue désormais ...le FC Feindouno, le Club qu’il a crée, pensionnaire de la D2 locale. "Je suis le Président, et on fait souvent des matchs de gala là -bas »Depuis plusieurs annés déjà , "Pasky » organise également ,fin novembre,une détection de talents à Conakry, sous forme de tournoi.De nombreux clubs de L1 francaise effectuent le déplacement et sont représentés par des éducateurs.Certains jeunes ont dores et d´jà bénéficié, via ce tournoi, d’une ouverture vers un centre de formation.
Une facon pour Feindouno d’offrir ´son tour une chance supplémentaire aux meilleurs joueurs du pays.Son charisme et sa trajectoire professionnelle lui valent une juste reconnaissance en Guinée.[IMG2]Il fait ainsi partie de ceux qui, avec un Dian Bobo Baldé par exemple,peuvent porter le brassard de capitaine,une responsabilité importante en sélection africaine.
A beintôt vingt sept ans,Feindouno(ses jeunes frères Simon et Benjamin jouent également ) envisage déjà son après foot.Sans trop de surprises, la Guinée fait partie de ses plans futurs. "Je n’en suis pas encore à me dire que je finirai ma vie au pays.Mais j’ai ne dirai pas non ,non plus.Je sais que je vais multiplier les allers-retours entre l’Afrique et l’Europe, ça , c’est sur ! »
Plus sensible que ne laissent deviner ses sourires en bandoulière, il se voit bien ,pourquoi pas,aider la jeunesse africaine et guinéenne.Mais il n’oublie pas non plus ceux qui souffrent, les malheureux et les handicapés,envers lesquels il se montre régulièrement disponible avec Saint Etienne,quand il est sollicité.Lancera-til une fondation, comme son compatriote et ancien pro en Europe Abdoul Karim Bangoura AKB ? « Les gens malades ne me laissent pas indifférent,c’est vrai, assure t-il,soudain plus grave.Mon épouse est infirmière ,comme l’était ma maman.C’est quelque chose dont je me sens particulièrement proche.J’ai envie de m’investir.On a fait, on fait et on fera encore des dons pour financer des chaises roulantes et d’autres équipements de ce genre.J’ai du temps pour ca , naturellement. »
Le petit « Pasky » a finallement bien grandi depuis qu’il traversa la première fois la Méditerranée.C’était en 1997, à l’occasion de la Coupe Méridien, qui rassemblait au Portugal quatres sélections africaines et quatre européennes de moins de 17 ans.L’Europe et l’Afrique, ses deux bases de vie, ses deux accoudoirs. "Le cul entre deux chaises »,chantait ,il y a quelques années, le collectif de rap congolais, Bisso na Bisso pour évoquer la vie des exilés.
Frank Simon, depuis Saint-Etienne
Source: France Football
Africaguinee.com
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  Rubrique: Sport  date: 18-Jan-2008 à 11:16:55  Partager:   :  |
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