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Grande Interview: Les Confidences de Mohamed Touré du PDG...





CONAKRY-Au moment où la Guinée peine à sortir d'une transition politique, Mohamed Touré, fils de l'ancien chef d'Etat guinéen, invite ses compatriotes à "assumer leur histoire".Avec le parti démocratique de Guinée (ancien parti-Etat), il assume l'héritage de son père, le président Ahmed Sékou Touré, y compris les moments tragiques qui ont marqué son règne entre 1958 et 1984.Dans cet entretien exclusif qu'il nous a accordé, Mohamed Touré dont le parti soutien le nouveau président Alpha Condé, se tourne vers l'avenir.Exclusif!

AFRICAGUINEE.COM : Bonjour M. Touré !

MOHAMED TOURE :
Bonjour M. Souaré !

AFRICAGUINEE.COM : Dernièrement vous avez lancé un appel à la mouvance ainsi qu'à l'opposition pour le dialogue. Qu'en est-il exactement?

MOHAMED TOURE :
Nous avons fait une déclaration à l’intention du peuple de Guinée, nous sommes des responsables politiques de la nation, conséquemment j’estime que notre responsabilité première par rapport à nos militants et militantes, mais aussi par rapport à l’ensemble des populations que nous ambitionnons représenter, cette déclaration a égaillé les positions fondamentales du PDG (parti démocratique de guinée Ndlr) par rapport au dialogue politique inclusif. Les positions que nous avons exprimées spécifiquement dans la déclaration sont de deux ordres. Premièrement, nous avons voulu dégager une méthodologie de travail qui puisse permettre plus d’ordre dans le débat tout en assurant la libre expression de tous les acteurs politiques du pays, une méthodologie de dialogue, qui, eu égard à ce qui se passe depuis quelques jours, semble se réaliser puisque tous les problèmes qui sont posés, en tout cas le dernier en date, par rapport à la révision des listes électorales, des positions sont très tranches.


La méthodologie que nous avons proposé au dialogue c’est de ne pas venir en groupes prédéfinis mais de se définir en groupe par rapport aux questions spécifiques objets du dialogue. Aujourd’hui il y a une gauche, une droite, deux centres, si cela ne devient pas un inconvénient majeur pour le dialogue et amène au blocage de celui-ci, tant mieux, d’autant plus que nous constatons que de toutes les façons les positions se foncent par rapport aux questions et objets du dialogue. Au-delà de cette question ou de cette méthodologie que nous proposons, nous avons pensé qu’il faille que nous parlions de deux questions objets du dialogue qui nous semblent fondamentales et qui nous semblent avoir besoin de l’expression du parti démocratique de Guinée. La première de ces questions a trait à la reconstitution de la CENI. Notre position est claire la dessus, nous estimons qu’il n’est pas nécessaire de reconstituer la CENI, encore moins la reconstituer d’un point de vue politique puisque par définition la CENI n’est pas un organe politique, c’est un organe technique, nous estimons que la CENI telle qu’elle est a fait les élections présidentielles à la différence près après la mort de son président en la personne de feu Ben Sékou Sylla, on ait eu recours à un frère africain pour arranger les contradictions qu’il y avait par rapport au leadership au sein même de la CENI. Nous estimons donc que cette CENI, puisque les commissaires de cette institution ont eu de l’expérience pendant tant d’années d’exercice, nous ne devons pas jeter cette expérience à la poubelle, c’est pourquoi nous sommes conscients du fait que toutes les étapes doivent être contrôlées. Nous pensons même et nous le déclarons, qu’il doit y avoir des mécanismes de contrôle de tout le processus électoral, et ça depuis la campagne électorale jusqu’à la proclamation des résultats par l’ensemble de la classe politique. Donc ça doit être le sujet du débat à notre sens, comme ça les partis politiques eux-mêmes, par consensus, vont s’entendre sur les dispositifs qui leurs permettent de contrôler tout le processus, ceci est entrain de se passer. Donc si vous me demandez par rapport à notre position comment nous pensons que le dialogue politique se porte, nous disons qu’il se porte aujourd’hui mieux plus qu’ hier et nous souhaitons qu’il se porte encore mieux demain qu’aujourd’hui.

AFRICAGUINEE.COM : Mais est-ce que vous êtes partie prenante à ce dialogue ?

MOHAMED TOURE :
Le PDG fait partie de ce dialogue, le PDG a sa représentation à la table, nous sommes de la mouvance présidentielle et nous l’avons toujours dit, c’est un éminent membre du bureau politique national qui représente notre parti à la table du dialogue. Nous n’avons jamais été exclus, avant même que les groupes soient à 14, pendant qu’il n’ y avait que 5 le PDG faisait partie.

AFRICAGUINEE.COM : Votre parti a soutenu le RPG du président Alpha Condé lors de la présidentielle de 2010.Quel regard portez vous sur la mouvance présidentielle après l'annonce de la « fusion » de plusieurs partis au sein du RPG?

MOHAMED TOURE :
Le parti démocratique de Guinée a signé un accord avec le RPG (Rassemblement du Peuple de Guinée, parti au pouvoir Ndlr) avant le deuxième tour des élections présidentielles, jusqu’à présent et nous espérons longtemps, ni le RPG, ni le PDG n’ont dénoncé ces accords. Le fait qu’un groupe de partis se retrouvent autour d’un axe, un axe que représente un projet de société et un programme de gouvernement, quelque soit la forme par laquelle ce groupage se fait l’essentiel pour nous, dans un pays où il ya plus de 160 partis, est qu’il y ait des tendances franches mais dans ces conditions, il ne peut pas y avoir plus de trois tendances au grand maximum.


Donc notre parti, le PDG avait perçu l’obligation de ce groupage puisque lors du 14e congrès c’était une proposition que notre parti faisait, regroupons nous autour d’axes idéologiques. Qu’il y ait des partis qui estiment qu’ils sont si proches du RPG qu’ils peuvent se fondre à lui pour former une formation politique unique, quoi de plus normale, quoi de plus légitime, le PDG pour sa part a une position aussi légitime et normale. Le PDG estime qu’en tant que partenaire du RPG, qu’en tant qu’allié du RPG il sert mieux notre démocratie en restant ce qu’il est, un parti à part entière, un parti historique, un parti responsable et qui est prêt à participer par l’apport et par sa contribution par la qualité des idées et de l’action politique qui nous mènent vers le progrès, vers la paix et vers la satisfaction totale des besoins de nos populations. Nous pensons donc qu’il est bien que les partis se regroupent et que les tendances politiques soient plus clairement définies et que dans ces conditions la cacophonie dans laquelle nous sommes prenne fin. C’est pour le bien de la démocratie et de l’ensemble des populations.


AFRICAGUINEE.COM : Le président Alpha Condé a réaffirmé son engagement à réconcilier les Guinéens en instaurant une justice pour tous les crimes commis dans le pays y compris ceux de l'ancien régime entre 1958 et 1984.Au niveau du PDG, quelle est votre position sur cette question ?

MOHAMED TOURE :
D’abord historiquement en 1984 lorsque le PDG perdait le pouvoir, l’idée de réconciliation nationale aurait été tout simplement démente puisque le problème ne se posait pas. Le PDG par sa gestion intelligente, rigoureuse a su créer une véritable nation qui permet encore d’avoir aujourd’hui les socles de notre nation et de rester ce qu’elle est. Nous ne sommes pas en 1984 nous sommes en 2012, nouvelle réalité donc, qu’on parle de réconciliation nationale, encore une fois depuis le 14e congrès le parti démocratique de Guinée s’est défini sur ça mais notre prise en compte de la réconciliation nationale me fait dire aujourd’hui que nous n’en avons pas besoin. Nous avons besoin de consolider les bases de notre unité nationale parce que hormis quelques débats qui se tiennent au niveau d’une certaine élite, le peuple de Guinée n’a pas de problèmes, il ne faudrait pas donc qu’on lui en crée. Mais le PDG a exercé le pouvoir en Guinée, bien avant les indépendances puisque 1958 a trouvé un gouvernement PDG en place, le gouvernement de la loi cadre avec une assemblée nationale qui avait 60 députés sur lesquels 57 étaient PDG, c’est la spécificité de notre histoire. Donc la notion de réconciliation nationale, nous y adhérons dans le sens que tout soit dit et que dans le débat que ceux qui pensent avoir des contentieux qu’ils n’arrivent pas à éponger puissent être permis de le faire mais de façon contradictoire et de façon à ce que la vérité prévale. Dans ces conditions, nous ne ferons que renforcer notre unité nationale parce que la vérité de notre histoire sera sue de tout le monde et sans ambages. Nous avons dit au début de cet entretien que nous sommes un parti historique, nous voulons rester un parti historique, donc nous assumons l’histoire pour mieux projeter l’histoire dans l’avenir.

AFRICAGUINEE.COM : Jusqu'à nos jours, des victimes du camp Boiro continuent de réclamer justice et réparation. Quel message adressez-vous à ces concitoyens?

MOHAMED TOURE :
Ce sont mes frères et je le dis sans démagogie, je pense vraiment que nous devons être frères parce que nous sommes des frères.


Que les vicissitudes de notre histoire, qui a été une histoire de combat épique pour garder jalousement ce qui nous est de plus chère, notre dignité, que dans ce combat il y ait eu des choses pénibles sur le plan humain, nous le comprenons et à ce niveau humain nous partageons ces douleurs avec nos frères mais l’histoire d’un peuple, l’histoire d’une nation ne se mesure à ses sentiments seuls, nous avons dit quant à nous, qui aujourd’hui assumons l’héritage du PDG, que ces aspects de notre histoire nous devions parler en frères et que par décence humaine nous nous privons d’étaler dans certains détails parce que nous considérons qu’on ne peut juger un homme pour une faute commise qu’une fois. Donc nous n’avons pas besoin de revenir juger ou sortir des arguments inutiles. Les arguments sont claires, limpides et consignés, donc le problème est claire et je dis au nom du PDG que s’il y a un iota de tord qui soit établi par rapport à ces évènements, le PDG s’engage à le reconnaître et à demander réparation. Notre position n’est pas une position de faux-fuyant, nous voulons l’assumer pour l’histoire, nous voulons qu’après nous nos petits enfants comprennent comment est-ce que l’histoire s’est vraiment passée. Pour ça il faut qu’on s’ouvre les uns des autres, pour ça il faut qu’on ait des relations de fraternité surtout que ces évènements là datent de plus de quarante ans.

AFRICAGUINEE.COM : Donc vous assumez tous les crimes qu’il y a eu pendant le règne du PDG ?

MOHAMED TOURE :
Si crimes il y a eu ! Le problème est là ! Le si là a sa place, qui a commis les crimes ? Qui ne les a pas commis ? Je vous ai dis que je ne veux pas rentrer dans ça parce qu’on ne juge pas un individu deux fois pour le même crime.

AFRICAGUINEE.COM : Qu’est ce que cela veut dire concrètement ?

MOHAMED TOURE :
Cela veut dire que le jugement a été fait, l’action a été tranchée par le PDG ! Je vous ai dis que tout est consigné, toute la gestion de ces évènements a été consignée. C’était une période qu’il fallait comprendre, s’il y a des éléments dedans c’est vu l’envergure de l’évènement, c’était une agression armée après 1970(une agression portugaise, selon les autorités guinéennes de l’époque, Ndlr) contre le peuple de Guinée, le 22 novembre de cette année, des centaines de mercenaires ont été recrutés, entraînés, embarqués dans des bateaux et envoyés sur Conakry. Ils ont tous débarqué avec des armes de guerre, conduits par des officiers portugais.

AFRICAGUINEE.COM : Mais il n’y a pas eu que ces victimes là M. Touré !

MOHAMED TOURE :
Il y a eu plus de 500 morts et pas à Conakry seulement puisqu’on a été agressé à Koundara et à Gaoual(lors de l’agression du 22 novembre 1970, Ndlr).Allez demander aux populations de ces régions, j’ai les témoignages encore, j’ai été au nom du parti pour une mission de prise de contact avec les fédérations du parti.
C’est donc un argument ! Si on pense que cet argument tient par rapport à l’histoire ouvrons les débats. Nous ne refusons pas les débats, il serait absurde de refuser les faits mais la genèse et l’histoire réelle de ces faits doivent être portées à la connaissance de tout le monde parce qu’elles sont étouffées, volontairement étouffées et on fait émerger des aspects de ces évènements. Le PDG ne veut occulter aucun aspect, mais qu’on fasse prévaloir un certain aspect sur les bases de données fausses puisque vous entendez très souvent dire qu’il y a eu 50 mille morts en Guinée (chiffres avancés par des organisations de défense des droits de l’homme pour les victimes du Camp Boiro, Ndlr). Le PDG ne veut pas aller à un procès contre Amnesty International puisqu’il peut le faire !


Je les considère comme des adversaires puisqu’ils ne peuvent pas être des ennemis, ces adversaires prétendent que ce sont des rapports d’Amnesty International qui font état de 50 mille morts, quand les bases du débat sont si grossièrement faussées, c’est difficile de débattre, nous voulons un débat franc, nous voulons que les enfants de ces frères et mes enfants se regardent, se côtoient comme eux et nous puisque nous nous côtoyons d’ailleurs. Voilà ce que le PDG souhaite pour les fils de Guinée, qu’on soit ensemble et unis dans la paix et la prospérité de notre nation.

AFRICAGUINEE.COM : Vous dites que les données fournies par « Amnesty International » sont fausses. D’après les documents que vous vous disposez il y a eu combien de victimes en tout sous l’ancien régime?

MOHAMED TOURE :
D’abord je ne dis pas que les données fournies par Amnesty sont fausses, je dis qu’on prétend que c’est un rapport d’Amnesty qui dit qu’il y a eu 50 mille morts. Quand je dis attaqué Amnesty, ce n’est pas tant parce que Amnesty aurait publié cette contre vérité mais qu’Amnesty reste silencieuse par rapport à un mensonge aussi grossier dont elle porte la responsabilité. Vous insistez sur le mot « victimes », j’ai été en prison pendant quatre ans avec toute ma famille, ma mère, mes deux tantes, ma sœur, nous n’étions dans aucun organe de décision national puisque moi j’étais quand même fonctionnaire au ministère de l’économie et des finances et ma sœur travaillait au tribunal de Mafanco.Donc nous participions à la vie de la nation mais par contre nous n’avions aucun pouvoir décisionnel au niveau national, mes tantes ce sont des paysannes, ma maman Dieu seul sait qu’elle ne s’est jamais mêlée dans la gestion de la chose publique, on a été en prison, j’ai des oncles et des cousins à moi qui ont été tués en prison simplement parce qu’ils étaient liés au feu président Sékou Touré ! Il y a aucune autre raison, vous pouvez fouiller, mais est-ce que vous m’avez une fois entendu crier pour dire que je suis la victime ? Non ! Mon attitude est une attitude constante et cohérente, j’assume ! D’abord nous sommes des croyants, donc je dis que ça été la volonté de Dieu, ensuite j’ai fais un choix sur le plan politique, sur le plan moral et j’assume ce choix, si par rapport à ce choix j’ai été en prison j’assume ! Je n’ai donc pas à me plaindre, ce que la prison a rapporté pour moi c’est beaucoup moins la haine, je n’ai jamais cultivé la haine, ce que par contre que j’ai voulu cultiver, c’est comment faire pour que dans un avenir immédiat la peine capitale en tant que peine dans le code pénal qui est encore valable, soit supprimé. Ceux que vous appelez victimes et nous, on peut mener ensemble ce combat, que l’univers carcéral, Dieu sait qu’il est atroce aujourd’hui en Guinée, qu’on l’améliore. Notre « plus jamais ça » c’est ce chemin là.

AFRICAGUINEE.COM : Encore une énigme M. Touré, certains observateurs pensent que feu le président Ahmed Sékou Touré n’avait pas été enterré en terre guinéenne. On parle même d’une caisse vide qui serait revenue depuis Cleveland où votre père a rendu son dernier souffle le 26 mars 1984. Quelle est votre réaction sur ce sujet ?

MOHAMED TOURE :
Vous savez, nous sommes des musulmans, nous ne sommes pas des féticheurs !


Conséquemment, nous obéissons à un certain rituel par rapport à nos morts et nous ne pouvons pas en tant que musulmans et nous ne devons pas dire quelque chose qui n’est pas. La question ce n’est pas moi qui répond, c’est le monsieur qui a participé à la toilette funèbre du président ici au palais du peuple, il vit encore, allez le lui demander. Où vouliez-vous que le président Sékou Touré soit enterré franchement ? Vous voyez à quel point la délation, le mensonge grossier tente de déformer notre histoire ? C’est ça le plus grand danger puisque c’est de ça que naît tous les autres jusqu’à la guerre civile, que Dieu nous en préserve ! Assumons notre histoire, pour qu’on se porte haut, quand on est pas, on n’a pas, on commence par être d’abord avant d’obtenir quoi que ça soi. M. Souaré vous êtes entrain de réaliser cette interview parce que j’existe et vous existez. La position que j’ai par rapport à la question du décès du président, je veux que vous sachiez que le président Sékou Touré est bel et bien enterré en Guinée.

AFRICAGUINEE.COM : Avant de terminer M. Touré, le paysage politique guinéen est caractérisé par des partis dévoués à leurs leaders. A l'image du PUP qui n'est plus au pouvoir, quel message adressez-vous aux militants et sympathisants de votre parti?

MOHAMED TOURE :
Le message que j’ai pour les militants et sympathisants du PDG c’est d’être confiants en l’avenir, de savoir que personne ne fera leur bonheur pour eux, ni l’extérieur ni certains qui prétendent que sans eux c’est le déluge. Pour nous au PDG, tout militant est responsable et tout responsable est militant. Donc mon message aux militants du PDG c’est de bien comprendre les enjeux d’aujourd’hui et de se mettre résolument au travail et de s’organiser pour défendre leurs propres intérêts. C’est le sens que nous avons de la démocratie et c’est cette démocratie que nous avons d’ailleurs appliqué en tant que parti politique quand nous étions au pouvoir. Mon message à mes camarades c’est de continuer la lutte, qu’ils s’expriment et que leurs expressions soient celle de la nation.

INTERVIEW REALISEE PAR SOUARE Mamadou Hassimiou
Chef de Bureau AFRICAGUINEE.COM
Guinée-Conakry
Tél. : (224) 62 65 75 74/ 64 95 36 33


  Rubrique: Interview  date: 09-Feb-2012 à 11:05:13  Partager:   :

 

 
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