[IMG1]A quelques heures de l’échéance fixée par l’inter centrale syndicale CNTG-USTG, notre rédaction a rencontré certains citoyens pour connaître leurs opinions face à la situation qui prévaut au sommet de l’Etat. Panel...
Yansané Mohamed, Administrateur civil : « C’est pas parce que nous sommes pour la grève mais les circonstances actuelles nous poussent à dire que trop c’est trop. Il ne faudrait pas que l’on donne au Président la liberté d’arbitrer. Aujourd’hui, nous constatons que depuis l’annonce de la grève, beaucoup d’investisseurs ont quitté le pays et les entreprises qui sont actuellement sur place ont peur de faire certains investissements et ce sont les jeunes qui vont souffrir ».
Tonguino Nicolas, Policier : « Le peuple souffre et si nous parlons de la grève le 10 janvier, il faut bien penser aux événements passés. Nous voulons une solution apaisée, il faut donc que tous les acteurs de la crise se mettent autour de la table de négociations pour trouver une solution dans l’intérêt supérieur des Guinéens. Car il y a une crise au sommet de l’Etat ».
Aboubacar Camara, Avocat à la Cour : « Nous réitérons toujours que le protocole d’accord signé en janvier et février derniers est un compromis qui nous a permis de sortir d’une crise et quiconque voudra s’inscrire en dehors de ce schéma pour trouver une solution se sera trompé. Car c’est un protocole qui a été signé par tous les acteurs et qui définit clairement que seul le Premier ministre choisit les ministres avec lesquels il compte travailler. Donc le Président n’a plus rien à voir dans la nomination des ministres ».
[IMG2]Ibrahima Touré, Technicien : « La grève est inutile parce qu’il y a beaucoup de pauvreté en Guinée. Le jour de la grève, les riches vont rester tranquillement à la maison et les pauvres vont sortir pour saccager. C’est pour cela que je dis que la grève n’est pas bonne pour la Guinée ».
Pépé Guilavogui, Sociologue : « L’heure n’est pas à la grève mais à une concertation pour trouver une solution heureuse, afin d’éviter le spectre de la violence qui menace la vie sociale. La grève ne peut pas arranger la situation parce que certaines personnes ont adopté un comportement irresponsable ».
Bintou Bangoura, Vendeuse : « A l’heure où je vous parle, si je ne sors pas pour vendre des condiments, ma famille ne mangera pas. Vous savez qu’en Guinée, on vit le jour au jour. Nous voulons une solution heureuse à cette crise qui mine le pays ».
[IMG3]Aboubacar Camara, Homme d’affaires : Actuellement, notre pays traverse une situation difficile. Si avec cela une grève s’installe, nous allons directement vers la catastrophe. Et cette grève risque de paralyser tous les secteurs d’activités. Mais nous reconnaissons aussi que les accords tripartites ont été violés. Donc ce qui est avantageux pour nous, c’est de privilégier le dialogue.
Propos recueillis par Konkola Diallo
Depuis Conakry pour Africaguinee.com
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  Rubrique: A vous la parole  date: 09-Jan-2008 à 20:22:21  Partager:   :  |