[IMG1]Le gouvernement guinéen a demandé mercredi aux syndicats de suspendre leur mot d'ordre de grève générale illimitée à la veille du déclenchement du mouvement, a annoncé un porte-parole des centrales syndicales qui n'ont pas fait connaître leur réponse.
La demande a été formulée au nom du Premier ministre Lansana Kouyaté par une délégation de cinq ministres ayant rencontré des responsables des principales centrales syndicales qui ont appelé à la grève générale illimitée à compter de jeudi, a affirmé à l'AFP Mamadou Alpha Diallo, membre de la commission Communication de la coalition de "l'intercentrale syndicale".
La délégation ministérielle comprenait Saïdou Diallo (Contrôle économique et financier), Ousmane Souaré (Education nationale et Recherche scientifique), Ahmadou Diallo (Fonction publique et Réforme de l'administration), Mme Hadja Tété Nabé (Affaires sociales et Promotion féminine) ainsi que Baïdy Aribot (Sports, Culture et Jeunesse), a-t-il précisé.
"Saïdou Diallo nous a déclaré au nom du Premier ministre: +Nous vous demandons de suspendre le mot d'ordre de grève pour éviter le chaos et pour une sortie honorable de la crise+", a affirmé le responsable syndical. Selon lui, les syndicats n'ont pas fait connaître leur réponse et doivent se prononcer mercredi soir à l'issue d'une rencontre à l'assemblée nationale avec des représentants des institutions républicaines, de la société civile, du patronat et du conseil religieux.
Des dirigeants de la centrale ont rencontré mercredi les ambassadeurs d'Allemagne et des Etats-Unis. Des discussions étaient parallèlement en cours entre leurs représentants et des membres de leurs coordinations régionales.
Des rencontres tous azimuts ont été organisées depuis la publication, le 4 janvier, de l'avis de grève générale illimitée par les centrales syndicales. Les partis politiques, pouvoir et opposition confondus, se sont déclarés contre ce mouvement, en exprimant des craintes de voir la situation tourner en crise avec violences comme ce fut le cas en janvier et février 2006.
La répression de manifestations hostiles au pouvoir avait fait 186 morts.
En appelant à la grève, les syndicats ont indiqué qu'ils entendaient protester contre la violation par le président Lansana Conté d'accords de partage du pouvoir et exiger le retour au gouvernement d'un ministre limogé.
Justin Morel Junior, qui était ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a été démis de ses fonctions le 3 janvier par le président Conté, sans explication, et remplacé par un proche du chef de l'Etat.
Africaguinee.com
Source:AFP
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  Rubrique: Politique  date: 09-Jan-2008 à 20:09:51  Partager:   :  |