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Grande Interview: Hadja Rabiatou Sérah Diallo hausse le ton!





CONAKRY-La présidente du Conseil national de transition, Hadja Rabiatou Sérah Diallo vient d'interpeller le pouvoir d'Alpha Condé et les leaders de l'opposition pour relancer le processus électoral dans le pays. Dans cet entretien exclusif qu'elle nous a accordé, la syndicaliste a affirmé son choix pour une résolution interne de la crise guinéenne. Au micro de notre reporter, Hadja Rabiatou Sérah Diallo s'exprime sur la transition politique, la crise au sein de la confédération nationale des travailleurs de guinée ainsi que ses projets après le CNT...

AFRICAGUINEE.COM : Bonjour Mme la présidente!

HADJA RABIATOU SERAH DIALLO :
Bonjour M. Souaré!

AFRICAGUIENE.COM: Dernièrement vous avez lancé un appel à vos compatriotes sur la transition politique en Guinée. Qu'est-ce qui vous a motivé a lancer ce message qui interpelle également les acteurs politiques, les syndicats et la société civile?

HADJA RABIATOU SERAH DIALLO :
Ce qui m’a interpellé, c’est que tous ces acteurs là, que ça soit au niveau de l’exécutif ou au niveau politique, syndicale ou de la société civile, on a lutté ensemble, on était devant le groupe de contact international ensemble, on avait un objectif à atteindre, c’était celui du retour à l’ordre constitutionnel. L’objectif, c’était d’organiser des élections libres et transparentes en Guinée, obtenir une démocratie réelle dans le pays. Donc, je ne vois pas aujourd’hui la raison qui fait qu’avec les mêmes acteurs, qu’on oublie de sitôt ceux qui ont perdu leurs vies dans cette lutte, ceux qui ne sont plus là parmi nous. On était pourtant très unis, c’est ce qui nous a amené à obtenir des résultats. C’est pour cela donc que j’ai interpellé tout un chacun pour leur rappeler d’où nous sommes venus et leur faire savoir que le peuple a faim, que le peuple a encore besoin de nous et que notre mission n’est pas du tout terminée et que la transition n’est pas encore terminée. Il reste encore un pied que nous devons mettre sur terre et pour ça il faut qu’on s’accepte, qu’on s’écoute et qu’on se parle entre nous.

AFRICAGUINEE.COM : Votre appel intervient dans un contexte de blocage politique entre le pouvoir et l'opposition avec le collectif et l'ADP. Comment percevez-vous ce dialogue piloté par le comité de facilitation de Mgr Gomez, alors que le collectif et l'ADP exigent un dialogue direct avec le gouvernement?

HADJA RABIATOU SERAH DIALLO :
Vous savez quand le président Alpha Condé a instruit le premier ministre d’interpeller tous les acteurs pour un dialogue inclusif, c’était le 26 septembre 2011.Ce jour à la primature, ce sont les politiciens qui ont demandé à ce que les institutions républicaines soient plutôt des facilitateurs et la clef de répartition était acceptée de tous. Au CNT (Conseil National de Transition Ndlr) on devait donner 2 personnes, le conseil économique une personne, donc c’est ce qui avait été décidé ce jour à la primature et conséquemment le CNT a fait une lettre pour désigner Monseigneur Gomez et Dansa pour lui représenter à la rencontre pour la facilitation. C’est ce petit noyau donc qui s’est retrouvé et qui a accepté que Monseigneur Gomez soit à la tête de ce comité, il a donc été désigné et accepté par toutes les parties c'est-à-dire et le gouvernement et les partis politiques.

AFRICAGUINEE.COM : Deux blocs de l'opposition ont mis en doute la neutralité de Mgr Gomez qui est également vice président du CNT et sollicite une médiation internationale pour trouver une sortie de crise. Au niveau du CNT, quelle est votre position sur cette question?

HADJA RABIATOU SERAH DIALLO :
Je pense qu’il y a une incompréhension mais je ne peux pas mettre en doute la bonne volonté de Monseigneur Gomez, pour l’avoir connu pendant les évènements de 2006 et 2007.


Tout le monde sait le rôle qu’il a joué avec les confessions religieuses avec feu Elhadj Ibrahima Bah, au temps du président Dadis aussi quand il y a eu les évènements du 28 septembre 2009.Ensuite il faut rappeler que le dialogue était complètement bloqué parce qu’il y avait des préalables mais ces préalables ont été levés et le fait d’avoir réussi cette mission à la satisfaction des uns et des autres, tout le monde lui a renouvelé sa confiance. Moi je pense qu’il faut s’écouter et quand tu confies une mission à quelqu’un, attends de voir réellement que cette personne ne joue pas son rôle; or il a montré qu’ils (les facilitateurs, Ndlr) sont sur le bon chemin en levant les préalables.

AFRICAGUINEE.COM : Avec cette crise de confiance, le Collectif et l’ADP n’excluent pas une médiation internationale …

HADJA RABIATOU SERAH DIALLO :
Moi, je ne suis pas de cet avis ! Vraiment mon cœur grince s’il faut chaque fois qu’il y a une crise en Guinée qu’on ne soit pas en mesure de trouver des solutions entre nous les guinéens, il faut chaque fois qu’on interpelle la communauté internationale pour qu’elle nous aide à nous écouter et à nous comprendre. Ce n’est pas de la mer à boire pourtant. Si eux (les membres du comité de facilitation Ndlr) ils ne peuvent pas on peut trouver d’autres. Les confessions religieuses sont là pour ça, en 2006-2007 on avait un comité de veille, elles (les confessions religieuses Ndlr) avaient joué leur rôle, il y avait le comité des sages, donc pourquoi ne pas s’accepter, pourquoi ne pas s’écouter entre nous guinéens ? Moi je n’épouse pas cet avis, je n’apprécie pas cette démarche, que ça soit toujours la communauté internationale qui vient et qu’on l’écoute pour résoudre nos problèmes. C’est vrai qu’aujourd’hui il y a ce manque de confiance, il y a cette méfiance mais il faut se jeter à l’eau pour voir ce que ça va donner. C’est ce courage qui manque, c’est ce manque de confiance et cette méfiance qui font que les choses n’avancent pas du tout. Quand quelqu’un pose des actes et qu’il réussit faites lui confiance et voyez jusqu’où il va partir. S’il ne réussi pas maintenant ça c’est autre chose, mais dès les premiers pas on met en doute sur quelqu’un. Un autre guinéen viendra et ça sera la même chose, c’est dire donc qu’on ne fait pas confiance à un seul guinéen, il faut donc qu’on fasse appel à quelqu’un de l’étranger et ça je ne suis pas d’accord.

AFRICAGUINEE.COM : En clair Madame la présidente vous réclamer le retour de ces deux blocs autour de la table du dialogue ?

HADJA RABIATOU SERAH DIALLO :
S’ils pouvaient m’écouter, s’ils pouvaient se souvenir des souffrances que nous avons endurées sur la route d’Abuja, à Ouagadougou et même en Guinée ici, ils seraient revenus.


Une fois j’avais dis que quand le chef recule, ce n’est pas parce qu’il est faible mais le président de la république est le président de tous les guinéens, il ne doit pas laisser un seul guinéen en reste, il doit avoir le dos plus large que n’importe qui, mais au niveau de l’exécutif, au niveau des politiciens que le mot dialogue, que le mot réconciliation ne soient pas simplement des slogans. Il faut que ça vienne du cœur et qu'au niveau de l’exécutif et les leaders politiques, que chacun écoute le cri du peuple, qu’on ait une oreille attentive aux préoccupations de cette population qui a tant souffert et qu’on oublie pas ceux qui ont péri sous les couleurs nationales parce que pour moi c’est trop tôt encore.

AFRICAGUINEE.COM : Parlant de l'enlisement de la transition politique en Guinée, l'écrivain Thierno Monenembo a estimé que l'erreur a été d'organiser les présidentielles avant les législatives. Selon lui, le président de la République est aujourd’hui incontrôlable, car aucune institution y compris le CNT ne peut faire le poids face à la présidence. Partagez vous son avis?

HADJA RABIATOU SERAH DIALLO :
Je ne partage pas cet avis et ça n’engage que celui qui l’a dit. C’est sa conviction à lui mais d’abord les politiciens le savent, nous avons tous lutté, le président élu sait que nous avions dit qu’on doit commencer par les législatives, c’était ça notre lutte mais entre temps les évènements du 28 septembre sont intervenus, il y a eu l’attentat contre le président Dadis , donc c’était une patate chaude que nous avions dans les mains, on voulait avoir un pouvoir civil, il y avait le problème de l’armée pour un retour à l’ordre constitutionnel, donc même la communauté internationale était pour qu’on commence par les présidentielles, on avait pas le choix. Sinon avant que les évènements du 28 septembre et l’attaque contre le président Dadis n’interviennent, quand on est parti rencontré le président Blaise Comparoré, on n’était pas d’accord avec lui quand il nous a fait la proposition de commencer par la présidentielle, on a claqué la porte, on a dit qu’il fallait commencer par les législatives mais c’est le terrain qui commande! Qu’à cela ne tienne, je ne vois pas de raisons qui feraient qu’on discute tellement de ça parce que normalement 6 mois après l’investiture, on devrait organiser les législatives mais aujourd’hui tout ce retard est dû au fait qu’on n’arrive pas à s’entendre.

Tous les groupes politiques parlent de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante Ndlr), du fichier électoral, donc il y a des positions qui se convergent, même le parti au pouvoir a certains points de convergences avec l’opposition. Aujourd’hui on a plus de 150 partis et le problème est qu’on ne sait pas quel parti exclure puisque chacun voudrait se retrouver au sein de cette future assemblée nationale, ceux qui étaient avec l’alliance arc-en-ciel pendant la présidentielle et qui l’ont quitté en disant qu’on est plus avec vous, ceux qui ont quitté l’UFDG (parti de Cellou Dalein Diallo Ndlr) pour être aujourd’hui neutres ou ont créé leur propres partis politiques, c’est de leurs droits, on ne peut pas obliger quelqu’un à appartenir à une alliance. Moi je pense que c’est autour de la table qu’on va s’entendre, même en temps de guerre on fini par être autour de la table donc pourquoi ne pas commencer par ça ? On peut venir discuter et trouver des solutions, on a rencontré des problèmes plus difficiles que ceux actuels mais ensemble on a su trouver la solution. Tous les leaders politiques, on se retrouvait ensemble soit à Abuja ou à Ouagadougou pour discuter y compris bien sûre la société civile et les syndicats. Je ne comprends pas le comportement de tous ces gens aujourd’hui. Moi je ne convoite pas le pouvoir, je n’ai rien à voir avec le pouvoir, ce que je veux c’est le bonheur de ce peuple, c’est le bonheur de mon pays et tout ce qui peu amener à atteindre cet objectif je suis prête à le faire, c’est pour cela qu’on s’est engagé jusque maintenant.

Dire que le président est incontrôlable n’engage que celui qui le dit. Nous en tout cas, au niveau du CNT nous faisons notre travail, nous faisons notre devoir et je pense que toutes les institutions républicaines font autant parce qu’on se concerte. Le CNC (Conseil National de la Communication Ndlr), le CES (Conseil Economique et Social Ndlr) et le CNT, nous nous concertons pour amener les uns et les autres à accepter le dialogue et à se comprendre. Cela ne signifie pas qu’on a une préférence, nous on est neutre, on ne soutient personne et d’ailleurs au niveau du CNT ils (les partis politiques Ndlr) sont représentés, donc s’ils pensaient que les démarches qu’on est entrain de mener ne sont pas bonnes leurs représentants auraient déjà claqué la porte.

AFRICAGUINEE.COM : Mme la présidente, vous êtes également une syndicaliste qui a dirigé pendant plusieurs années la CNTG. Quelles solutions préconisez-vous pour résoudre cette crise de leadership qui oppose vos camarades Ahmadou Diallo et Yamoussa Touré?

HADJA RABIATOU SERAH DIALLO :
C’est déplorable qu’il y ait cette crise au sein de la CNTG (Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée Ndlr). La CNTG est un symbole, la CNTG a joué un grand rôle dans l’histoire de ce pays.


A l’indépendance, et quand la vie est devenue trop chère dans notre pays c’est la CNTG qui s’est levée en première position. Quand je lis dans certains journaux que nous n’avons pas joués notre rôle alors que c’est nous qui étions en première ligne, c’est la CNTG qui a alerté les uns et les autres et qui est parti en grève d’avertissement en novembre 2005 avant que les autres centrales dirigées par l’USTG nous rejoignent avec feu Dr Ibrahima Fofana. Donc moi je suis vraiment désolé de ce qui arrive parce que les deux là (Yamoussa Touré et Amadou Diallo Ndlr) ont longtemps collaboré ensemble, ce sont des frères, il n’y a donc pas de raisons qu’ils ne s’entendent pas. Mais si chacun a des arrières pensées à part l’intérêt des travailleurs, parce que si c’était seulement l’intérêt des travailleurs qui les animait il n’y aurait pas eu de raison pour qu’ils ne s’entendent pas. Ce n’est pas le premier congrès que la CNTG a eu à organiser, c’est le 16e congrès, il y a toujours eu ce genre de compétition, je me souviens encore qu’en 2005 par exemple le camarade Bamba était candidat tout comme moi, je l’ai battu mais cela n’avait pas fait qu’il a quitté la CNTG. En 2000 avec Dr Kebe et Saikou Yaya Diallo c’était la même chose mais les gens sont restés parce qu’ils ont une conviction. Donc tu n’as pas à sortir de la maison pour aller ailleurs, tu restes à l’intérieur de ta maison et tu continues ta lutte, tu continues ton combat tout en respectant les textes qui nous régissent sur le plan national, sur le plan africain et sur le plan international parce qu’en cas de conflit ce sont ces textes qui vont nous départager.

AFRICAGUINEE.COM : Suite à cette crise à la CNTG, la Confédération syndicale internationale a déposé une plainte auprès du BIT contre le gouvernement pour "violation des droits syndicaux". Selon vous, quelle doit être la position du gouvernement par rapport à cette crise qui paralyse la CNTG?

HADJA RABIATOU SERAH DIALLO :
Vous savez la Guinée a ratifié les conventions 87 et 98 de l’Organisation Internationale du Travail. Moi je pense que le gouvernement doit purement et simplement prouvé sa neutralité dans le fonctionnement du mouvement syndical. C’est la seule solution, donc respecter les textes qui nous régissent. Il doit prouver qu’il respecte la convention ratifiée par notre pays. Si la CSI (Confédération Syndicale Internationale Ndlr) a porté plainte c’est suite à toutes les informations qu’elle a reçues parce que n’oubliez pas qu’une mission de cette institution était venue ici et c’est le fait qu’un congrès légal s’est tenu et on veut revenir la dessus. Mais n’oubliez pas aussi que le plus souvent ce sont les personnes concernées même qui vendent la mèche, qui diffament parce que ce sont eux qui ont préparé le congrès, ce sont eux qui sont allé vers le chef de l’Etat pour lui demander assistance et accompagnement mais s’ils ne lui disent pas tous les contours, ce que les textes prévoient par exemple, qu’est ce que les statuts prévoient, qu’est ce qu’un congrès confédéral pour l’amener sur un autre terrain ça va être autre chose. On ne peut pas sacrifier toute une nation à cause d’un groupe d’individus ou pour un seul individu. Ce n’est pas possible ! Je ne pense pas que le gouvernement guinéen puisse se prêter à ce jeu de sacrifier toute une nation pour un groupe d’individus.

AFRICAGUINEE.COM : Au niveau de la justice guinéenne, la Cour d'appel a promis d'examiner en profondeur le dossier de la CNTG. Si la cour décide de fermer la bourse du travail et d'annuler les congrès de la CNTG, est ce qu'il y aura des conséquences pour le pays qui cherche à redorer son image sur la scène internationale?

HADJA RABIATOU SERAH DIALLO :
Ça va être des conséquences extrêmement graves et dangereuses ! Moi je ne les conseille pas, c’est pourquoi j’ai lancé un appel à la justice parce que fermer la bourse du travail serait très grave. La bourse du travail c’est un temple, c’est comme une mosquée, la bourse du travail est sacrée, c’est la maison des travailleurs, c’est la sueur des travailleurs. Donc prendre un jugement et fermer la bourse du travail serait scandaleux sur le plan africain, c’est scandaleux sur l’arène internationale. Espérons que d’ailleurs que le premier jugement rendu par la cour d’appel disant qu’ils sont incompétents, je le salue, parce que pendant que l’Etat guinéen est entrain de lutter avec tout un chacun y compris le patronat, les syndicats et la société civile, nous tous on lutte aujourd’hui pour l’atteinte du point d’achèvement, c’est en ce moment que nous allons violer des conventions internationales ratifiées par notre pays, c’est en ce moment qu’on amène des troubles dans le pays, je le conseille pas.

AFRICAGUINEE.COM : Mme la présidente, vous avez affirmé que vous êtes en mission au CNT pour servir la Guinée. Peut-on connaître vos projets après la mise en place d'une assemblée qui va remplacer le CNT?

HADJA RABIATOU SERAH DIALLO :
Attendons que je finisse cette mission que je souhaite vivement terminer en beauté. On verra ! Mais ma lutte comme je l’ai toujours dis, je la consacre d’abord à mon origine c'est-à-dire la classe ouvrière, à mon pays. Je serais toute disposée encore à rendre service à ce peuple, lutter pour que ce pays soit comme tous les autres pays de la sous région, pour qu’on ait la paix du cœur et tout le bonheur souhaité dans ce pays. Donc je serais prête à mener toute autre activité mais jusqu’à mon dernier souffle je resterais à la disposition de la classe ouvrière, que ça soit sur le plan national, que ça soit sur le plan africain, que ça soit sur le plan international.

AFRICAGUINEE.COM : Mme la présidente, on vous voit habillé avec les couleurs nationales, est ce que vous auriez un petit message pour notre onze national qui se prépare pour la coupe d’Afrique des nations ?

HADJA RABIATOU SERAH DIALLO :
Le message que je vais lancer ne sera pas pour notre onze national seulement, ce sera pour tout le peuple de Guinée. Je ne sais pas si les gens ont remarqué, quand on parle du syli national, quand on parle de la CAN 2012, c’est tout le peuple qui est mobilisé, on ne cherche pas à savoir qui est forestier, qui est peul, qui est malinké ou qui est soussou, c’est tout le peuple, c’est la Guinée toute entière qui est mobilisée et qui en fait son problème. La semaine dernière j’étais au stade (lors du match amical entre la Guinée et le Kenya Ndlr) parce que depuis les évènements du 28 septembre 2009, c’est ce jour que je suis repartie au stade, j’avais la chair de poule et j’ai vu le peuple mobilisé et ce n’était pas une seule ethnie qui était là-bas, c’est tout le peuple de Guinée, je me suis dis pourquoi ne pas profiter de cette CAN 2012 pour cette réconciliation nationale tant souhaitée ? Nous unissons aujourd’hui toutes nos forces, nous unissons nos moyens pour que la coupe nous revienne mais je pense qu’on peut faire d’une pierre deux coups. Non seulement on luttera pour que cette coupe nous revienne mais qu’on fasse de telle sorte aussi que les guinéens puissent se parler entre eux et qu’on interpelle plus quelqu’un de l’extérieur pour réconcilier deux guinéens, il faudrait que ça soit comme un couple unis dans leur foyer, que le couple arrive à résoudre ses problèmes dans la maison sans sortir demander à son voisin à l’aider. C’est ce minimum que le peuple de Guinée réclame aujourd’hui.

INTERVIEW REALISEE PAR SOUARE Mamadou Hassimiou

Chef de Bureau AFRICAGUINEE.COM

Guinée-Conakry

Tél. : (224) 62 65 75 74/ 64 95 36 33

  Rubrique: Interview  date: 23-Jan-2012 à 11:55:30  Partager:   :

 

 
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