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Rabiatou Sérah Diallo du CNTG"J'ai dit au Premier ministre que toute cette crise était de sa faute!"


[IMG1]Les responsables politiques, de syndicats et de la société civile en Guinée ont poursuivi lundi à Conakry leurs réunions pour trouver une sortie de crise entre le président Lansana Conté et son Premier ministre avant l'expiration jeudi d'un préavis de grève générale illimitée.

L'enjeu de ces discussions est crucial pour la stabilité de ce pays d'Afrique de l'ouest, premier exportateur mondial de bauxite, où un mouvement de protestation contre le général Conté, au pouvoir depuis 1984, avait fait 186 morts en janvier-février 2007 à la suite d'une violente répression.

Les quatre principales organisations syndicales, qui ont appelé à cette grève à la suite du limogeage par le chef de l'Etat du porte-parole du gouvernement, ont rencontré lundi à Conakry le Premier ministre Lansana Kouyaté.

"Le Premier ministre nous a fait la genèse de la crise entre lui et le chef de l'Etat", a indiqué à l'AFP Rabiatou Sérah Diallo, la secrétaire générale de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG), un des quatre syndicats appelant à la grève.

"Le Premier ministre n'a même pas fait allusion à la grève. Et nous n'avons pas abordé la question", a-t-elle ajouté. La rencontre a duré deux heures.

"J'ai dit au Premier ministre que toute cette crise était de sa faute: +c'est vous qui nous dites tous les jours que vous avez les mains libres pour travailler et que le président Conté ne vous gêne pas+", a-t-elle ajouté. Les syndicats sont en faveur d'une opposition plus forte au président Conté.

Les syndicats avaient annoncé vendredi leur décision de déclencher "une grève générale et illimitée" à compter du 10 janvier pour protester contre la violation, par le président Lansana Conté, d'accords de partage du pouvoir et exiger le retour au gouvernement d'un ministre limogé.

Justin Morel Junior, qui était ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a été démis de ses fonctions le 3 janvier par le président Conté, sans explication, et remplacé par un proche du chef de l'Etat.

Il était un membre important du gouvernement de consensus mis en place après les violences de janvier-février 2007. Son limogeage a été perçu par les syndicats comme une tentative de l'entourage du président Conté de regagner de l'influence après les concessions faites début 2007 pour sortir de la crise.

A la mi-journée, une réunion informelle s'est par ailleurs tenue à l'Assemblée nationale entre les responsables des "institutions républicaines", les dignitaires musulmans et chrétiens et la société civile.

Mais les syndicats, retenus chez le Premier ministre, ne s'y sont pas rendus et se sont excusés.

"A l'issue de la réunion, qui a enregistré de fructueux débats, les participants ont recommandé de poursuivre le dialogue et de l'élargir aux partis politiques de manière à sortir pacifiquement de la crise", a indiqué à l'AFP Aboubacar Somparé, président de l'Assemblée nationale.

Une nouvelle réunion est donc prévue mardi à 11H00 (locales et GMT), avec la participation attendue des syndicats ainsi que du parti de l'Unité et du Progrès (PUP, au pouvoir) et des principaux mouvements de l'opposition.

Dimanche, ces partis se sont unanimement opposés à la grève générale. Le parti présidentiel a dénoncé un "comportement irresponsable de certains individus" afin de "mettre la Guinée à genoux".

Une vingtaine de partis d'opposition ont de leur côté estimé que l'appel à la grève avait été lancé "sur des bases qui sont d'ordre purement politique et non syndical", avertissant qu'ils "n'entendent pas demander à (leurs) militants de descendre dans la rue".

{B]Africaguinee.com
Source:AFP

  Rubrique: Politique  date: 07-Jan-2008 à 19:32:32  Partager:   :

 

 
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