
ABIDJAN-A quelques jours de l'ouverture de la prochaine CAN 2012,le Syli national de Guinée affiche ses ambitions!Son attaquant vedette, Pascal Feindouno veut remporter ce trophée pour que sa génération assure sa revanche "dans l'histoire du football guinéen". Il s'est confié au micro de nos confrères ivoiriens de Fraternité-Matin...
Pourquoi avoir choisi la Côte d’Ivoire pour effectuer votre stage de préparation de la Can 2012 ?
Nous sommes à Abidjan effectivement depuis une semaine. C’est ici que les dirigeants ont choisi de nous loger avant d’aller au Gabon. Je peux vous dire que nous avons fait une préparation tranquille. En plus, les conditions climatiques sont identiques à celles du Gabon où nous jouerons nos matchs de poule.
Ce stage a été sanctionné, samedi, par une victoire lors d’un match test contre l’équipe de l’Asec. Pensez-vous avoir réglé tous les automatismes avant la Can 2012?
C’est ce que nous recherchons. Le groupe de 2012 est composé de jeunes et d’anciens joueurs. Il y a une bonne entente entre eux. Le match contre l’Asec était d’autant plus important pour nous que le coach nous a dit que tout le monde allait jouer. Vous avez donc pu voir qu’il y a eu deux équipes : une en première mi-temps et une autre en seconde période de jeu. C’est vrai que nous avons gagné par un but à zéro. Mais, le plus important c’est que nous avons pu développer des phases collectives.
La Guinée est-elle prête pour jouer la Can 2012 ?
Nous partons aussi à la Can dans l’espoir de la gagner. Aucune équipe ne part au Gabon ou en Guinée équatoriale dans le but de perdre des matchs. C’est vrai qu’on ne peut pas être à 100% prêt. Mais le mental est là . Et l’esprit de la gagne habite tous les joueurs. Vous verrez que le Syli national fera parler de lui.
C’est quasiment les mêmes propos qui reviennent à la veille de chaque grande compétition. Et pourtant, la nouvelle génération de footballeurs guinéens dont vous êtes le chef de file depuis une dizaine d’années ne réussit pas à atteindre le niveau des Chérif Souleymane…, dans les années 70. Ou encore de Titi Camara et de la génération 90.
C’est vrai que notre génération a une revanche à prendre par rapport à l’histoire du football guinéen. Il s’agit de pouvoir s’inspirer des expériences du passé. C’est une équipe qui repart sur de nouvelles bases. Il y a de jeunes joueurs certes. Mais que ce soit moi-même ou encore Dian Bobo Baldé, Ismaël Bangoura, Kamil Zayatte… et bien d’autres de ma génération, nous avons à cœur de donner de meilleures sensations à tous les supporters du Sily National. Vous verrez qu’après cette Can, le football guinéen va renaître. Et nous disons que la Can 2012 est une très bonne rampe de lancement pour le football guinéen.
Vous n’avez plus le brassard de capitaine. Qu’est-ce qui explique ce changement ?
Je vous ai expliqué que notre équipe est dans une nouvelle dynamique. Il faut faire confiance à tous les joueurs. Et Kamil Zayatte qui est le capitaine conduit bien tout le groupe. Comme je l’ai dit, le plus important, c’est le collectif et les victoires.
Vous jouez dans une poule où il y a de gros poissons tels que le Ghana, le Mali et le Botswana. C’est dire que ce ne sera pas facile pour vous.
Je préfère qu’on dise que ce ne sera pas facile pour les adversaires de la Guinée. Il est vrai que nous sommes dans une poule difficile. Et qu’il nous faudra être vigilants contre le Ghana, qui il faut le rappeler, à jouer le dernier mondial des seniors avec brio. Le Ghana est une équipe qui est surtout composée des joueurs vainqueur de la Coupe du monde des juniors en 2009. Il y a le Mali qui est un habitué de la Can. Les Aigles ont un nouvel entraîneur, Alain Giresse, qui fait du bon boulot. Et il y a un joueur comme Seydou Kéita qui tire tout le groupe vers le haut. Maintenant, il faut éviter le piège d’une équipe comme le Botswana. Bien que ce soit leur première participation, les joueurs ne vont pas se laisser faire. Vous voyez, c’est un groupe très élevé. Un groupe où, comme on le dit, tous les coups seront permis.
L’analyse que vous faites fait croire que le vainqueur de cette 28e édition de la Can proviendra de votre groupe…
(Rire). Je veux bien ! Surtout qu’il faut compter sur la Guinée.
La Côte d’Ivoire est une fois de plus la plus grande favorite du groupe ? Quelle est votre analyse?
C’est du costaud la Côte d’Ivoire. Je pense qu’il ne faut pas mettre la pression sur les Eléphants. Ainsi, ils joueront mieux. J’ai vu que très souvent, ils sont éliminés sur des détails…
Des détails ?
Oui. Par manque de concentration, de vigilance. Et la pression est tellement forte sur eux que lorsqu’ils n’arrivent pas à scorer, ils perdent confiance. C’est ce qu’il faut corriger. J’aimerais bien les rencontrer à la finale (Rire).
Lors de votre dernière Can, en 2008 au Ghana, vous avez pourtant pris une raclée (5-0) devant les Eléphants de Côte d’Ivoire…
Les années ont passé. Et le Sily qui signifie aussi Eléphants a gagné en maturité. Au-delà même de l’équipe de Côte d’Ivoire, je pense que l’équipe de la Guinée a d’importants atouts pour rivaliser avec toutes les autres formations.
Après le stage en Côte d’Ivoire, vous repartez en Guinée pour un autre match.
Effectivement ! Nous jouons le 18 janvier au stade du 28 Septembre contre le Kenya. C’est le dernier match test. Ce sera aussi l’occasion de communier avec les supporters. Et après, on attaquera la Can le 24 janvier avec notre premier match contre l’équipe du Mali.
Réalisée par
ADAM KHALIL
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  Rubrique: Interview  date: 18-Jan-2012 à 10:45:16  Partager:   :  |