
DAKAR-L'ancien premier ministre sénégalais et candidat à la présidentielle, Idrissa Seck n'exclut pas des violences au Sénégal si le président sortant, Abdoulaye Wade "viole la constitution" en présentant sa candidature, a appris Africaguinee.com.
"Si le président persiste dans sa volonté de violer la Constitution, il y aura risque de violence", avertit Idrissa Seck dans un entretien accordé à nos confrères de Jeune Afrique.
Premier ministre de Novembre 2002 à Avril 2004, Idrissa Seck ne cache pas son amertune sur la gouvernance du président Wade:
"Il(le président Wade, Ndlr) avait le potentiel pour être un dirigeant africain exceptionnel. Il a été très bien élu. Il n’y a presque pas eu de troubles à l’ordre public pendant son premier mandat : aucune manifestation, une adhésion populaire exceptionnelle… Il avait de très bonnes idées. Mais tout cela s’est évaporé, son leadership a été fissuré par ce projet insensé de dévolution monarchique d’un pouvoir pourtant conquis de haute lutte, par la voix démocratique", a ajoute Idrissa Seck.
Candidat à sa propre succession, le président Abdoulaye Wade a affirmé récemment que l'opposition sénégalaise ne fait pas "le poids devant lui".Dans un entretien accordé à nos confrères de RFI et France 24, il a affiché son optimisme sur sa victoire "dès le premier tour" de la présidentielle du 26 février.
En attendant, la Cour constitutionnelle doit se pencher sur la validité de la candidature du président sortant dans les prochains jours.
Africaguinee.com
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  Rubrique: News Afrique  date: 11-Jan-2012 à 09:40:01  Partager:   :  |