
CONAKRY-Devant l'impasse politique en Guinée, la transition s'enlise et le recours à une médiation internationale n'est pas exclue par l'opposition.
Conformément aux accords de Ouagadougou de Janvier 2010, le président du Faso, Blaise Compaoré est toujours le médiateur de la transition guinéenne qui doit prendre fin avec l'élection d'une nouvelle assemblée nationale.
Si l'idée d'une médiation internationale n'enchante pas le pouvoir d'Alpha Condé qui assure que "la transition est terminée", le retard des élections législatives risque d'enliser le pays dans une transition sans fin, puisque l'installation d'un nouveau parlement permet de doter le pays de toutes ses institutions.
Sans nommément faire appel au Président Compaoré,les deux blocs de l'opposition n'excluent pas une médiation internationale.Le collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et l'alliance pour la démocratie et le progrès (ADP)doutent désormais de la "neutralité et l'impartialité" du comité des facilitateurs dirigé par Mgr Albert Gomez.S'ils exigent "un dialogue bipartite avec le gouvernement", le comité a promis lundi de poursuivre le dialogue "avec ou sans la participation" du collectif et de l'ADP.Tout comme la mouvance présidentielle, le comité prône l'idée d'un dialogue "inclusif" regroupant toute les sensibilités politiques notamment la mouvance, l'opposition et le groupe des "centristes" qui réclament leur légitimité de participer au dialogue.
"Le fait qu’on ait placé notre confiance en ce comité et qu’on l’ait soutenu prouve encore une fois la volonté du collectif et de l’ADP à aller au dialogue. Malheureusement ce comité n’a pas été à la hauteur et c’est pour cela qu’aujourd’hui, même si ce n’est pas d’abord une décision formelle, l’opposition n’exclurait pas une médiation africaine ou internationale et d’ailleurs qui garantirait l’application des conclusions du dialogue", explique Mouctar Diallo du parti Nouvelles Forces Démocratiques dans un entretien accordé à notre rédaction.
En attendant, les deux blocs multiplient les consultations pour définir une position commune face à l'intransigence du pouvoir.
Quand à la commission électorale nationale indépendante(CENI dont le président Louncény Camara est contesté par l'opposition, elle a officiellement suspendu ses activités pour "faciliter le dialogue" dans le pays.Jusqu'à quand?
Nous y reviendrons.
Mamadou Camara
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 10-Jan-2012 à 17:04:40  Partager:   :  |