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Politique:"Sans le collectif et l'ADP, le comité de facilitation va échouer...", avertit Mouctar Dia





CONAKRY-Le mur de la méfiance s'érige une nouvelle fois entre le gouvernement et l'opposition.L'opposant Mouctar Diallo n'exclut pas une médiation internationale et prédit "l'échec" du comité de facilitation piloté par Mgr Albert Gomez.Dans un entretien exclusif qu'il nous a accordé, le leader du parti Nouvelles Forces Démocratiques dénonce la volonté du pouvoir d'Alpha Condé d'organiser des "fraudes" et d'exclure l'opposition pour assurer la victoire de la mouvance présidentielle lors des élections législatives....

AFRICAGUINEE.COM: Bonjour M. Diallo !

MOUCTAR DIALLO:
Bonjour M. Souaré!

AFRICAGUINEE.COM: Quelle est votre réaction après la décision du comité de facilitation de poursuivre le dialogue avec ou sans les deux groupes de l’opposition ?

MOUCTAR DIALLO:
Cette attitude montre déjà le manque d’objectivité, de neutralité et de courage de ce comité de médiation. Puisque je ne vois pas comment est-ce qu’on peut décider de continuer des discussions devant ouvrir le dialogue entre deux parties pendant que l’une des deux parties n’est pas là. Ça veut dire que c’est un comité dans lequel figurent d’ailleurs des représentants du gouvernement, comprenez donc que ce comité ne peut pas être neutre et objectif dans sa démarche. Donc il est entrain de travailler dans le sens des instructions qu’il a reçues du chef de l’Etat et c’est d’ailleurs le président de ce comité avait dit, qu’il partait se référer au chef de l’Etat et nous connaissons la volonté douteuse du président Alpha Condé. Ça montre déjà qu’il n’y a pas de discussions inclusives, il n’y a que des discussions de membres d’un même camp c'est-à-dire celui de la mouvance présidentielle. Ils sont tous eu un même positionnement sur les différents sujets devant faire l’objet de dialogue et qui opposent actuellement le pouvoir et l’opposition. Donc c’est un échec du comité de médiation à qui pourtant on portait confiance mais malheureusement aujourd’hui au regard des actes, attitudes et discours du président de ce comité en l’occurrence Monseigneur Albert Gomez, nous sommes en droit de douter fortement à sa capacité de conduire de façon courageuse et objective les discussions et aboutir à un dialogue serein, responsable et fructueux, pouvant permettre d’aller aux élections législatives dans les meilleurs délais et dans un climat apaisé.


AFRICAGUINEE.COM: Selon vous qu’est ce qui expliquerait la démission de Elhadj Rafiou Barry de ce comité de facilitation du dialogue ?

MOUCTAR DIALLO:
C’est symptomatique de la situation actuelle. Cela prouve à suffisance que le comité n’est pas entrain d’agir dans le sens de sa vision initiale qui a permit de réunir un certain nombre de personnalités autour de Monseigneur Albert Gomez. Donc ça veut dire que l’ambassadeur Rafiou a constaté qu’il y a anguille sous roche dans la façon dont Mgr Gomez est entrain de conduire les choses. C’est parce qu’il a constaté qu’il n’y a pas de perspectives rassurantes. C’est un comité qui est entrain d’aller tout droit vers l’échec. Pour ne pas endosser la responsabilité de cet échec qui est prévisible déjà, je pense que c’est pour cela qu'il a démissionné. Monseigneur lui-même avait promis à l’époque que s’il n’arrivait pas à travailler conformément à son souhait pour atteindre les résultats escomptés, qu’il allait démissionner. Lui il ne l’a pas fait mais l’ambassadeur Rafiou lui il l’a fait. Il y a des contradictions internes au sein de ce comité. Je ne citerais pas de noms mais ils n’ont pas toujours la même position et la différence est fondamentale.

AFRICAGUINEE.COM: Aujourd’hui vous émettez des doutes sur la sincérité de cette équipe de facilitation, pourtant c’est vous-même qui aviez sollicité la constitution de cette équipe de médiation, pourquoi ce revirement ?

MOUCTAR DIALLO:
Cela dénote encore une fois la volonté de l’opposition à aller au dialogue et à trouver une solution guinéenne aux problèmes guinéens.Ceci pour que nous puissions aller à des élections législatives libres et transparentes pour finir la transition qui n’a que trop duré et qui prolonge la souffrance du peuple de Guinée. Le fait qu’on ait placé notre confiance en ce comité et qu’on l’ait soutenu prouve encore une fois la volonté du collectif et de l’ADP (Alliance pour la Démocratie et le Progrès Ndlr) à aller au dialogue. Malheureusement ce comité n’a pas été à la hauteur et c’est pour cela qu’aujourd’hui, même si ce n’est pas d’abord une décision formelle, l’opposition n’exclurait pas une médiation africaine ou internationale et d’ailleurs qui garantirait l’application des conclusions du dialogue.

AFRICAGUINEE.COM: Quelle stratégie comptez-vous mettre en place pour faire face à l’intransigeance du pouvoir ?

MOUCTAR DIALLO:
Vous savez nous avons dit que nous voulons un dialogue inclusif mais bipartite, c'est-à-dire que tous les partis politiques participent au dialogue mais dans un cadre serein qui puissent favoriser des discussions responsables et directes entre deux camps qui ont depuis longtemps exprimé des points de vue divergents et contradictoires sur un certain nombre de questions dont la prise en charge est nécessaire pour aller aux élections. Nous sommes d'accord pour un dialogue mais un dialogue efficace. Nous ne donnerons pas une caution aux manœuvres dilatoires du gouvernement qui cherche à faire croire à l’opinion nationale et internationale qu’il veut aller au dialogue et que pendant ce temps il biaise pour gagner en temps en vue de mettre en place un système de fraude et espérer que l’opposition va jeter l’éponge.

AFRICAGUINEE.COM: Est-ce qu’aujourd’hui vous ne craignez pas que le gouvernement guinéen organise les élections sans le collectif et l'ADP comme c'était le cas en Côte d’Ivoire où les législatives ont été organisé par le président Ouattara sans le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo ?

MOUCTAR DIALLO:
Certains citent très souvent le syndrome ivoirien et c’est ce que le pouvoir compte faire parce qu’il a compris qu’il n’ y a aucun scénario possible de remporter les élections avec la participation de l’opposition, en tout cas si les élections sont libres et transparentes. Donc il joue sur plusieurs cartes à la fois et l'objectif c’est mettre en place un système de fraude et espérer que l’opposition boude les élections.Or les contextes sont différents. Le cas de la Côte d’ivoire par exemple, le FPI (parti de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo Ndlr) c’est un parti minoritaire alors que dans le cas guinéen actuellement l’ADP et le collectif réunissent au minimum 80% des suffrages valablement exprimés au premier tour. Donc on ne peut pas aller à des élections sans la participation de l’écrasante majorité du peuple de Guinée. Le forcing et la fraude envisagés par le gouvernement ne marcheront pas !

INTERVIEW REALISEE PAR SOUARE Mamadou Hassimiou

Chef de Bureau AFRICAGUINEE.COM

Guinée-Conakry

Tél. : (224) 62 65 75 74/ 64 95 36 33

  Rubrique: Interview  date: 09-Jan-2012 à 23:28:02  Partager:   :

 

 
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