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Confidences: "Nous n'excluons pas un accord avec le RPG d'Alpha Condé...", lance Lansana Kouyaté du

CONAKRY-Si l'opposition guinéenne a exprimé son soutien à Lansana Kouyaté,le leader du parti de l'espoir pour le développement national(PEDN)n'exclut pas de signer un nouvel accord avec le président Alpha Condé.Membre de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP)depuis son départ de la Mouvance présidentielle, Lansana Kouyaté a pourtant dénoncé des "manigances" du pouvoir d'Alpha Condé pour "saboter" sa tournée en haute guinée.Dans cet entretien, le leader du PEDN revient sur ses relations tumultueuses avec le président Alpha Condé sans oublier l'accord signé entre le PEDN et le Rassemblement du peuple de guinée(RPG, actuel parti au pouvoir)...
Sur quelle base avez-vous rallié l’Arc-en-ciel ?
Lansana Kouyaté : Entre deux tours, des alliances sont nouées autour des accords. Je confirme que des accords ont bel et bien eu entre le RPG et le PEDN. Qu’on divulgue ces accords, hier ou aujourd’hui, cela parait normal. Globalement, beaucoup pensent qu’il s’agit d’un partage de gâteau, de la manière la plus frugale. Alors qu’avant tout, il s’agissait de discuter de politique et d’orientation. Beaucoup ne s’intéressent pas à ça. Ce qui est clair, c’est que l’accord passé entre le RPG et le PEDN était axé sur la division du travail au sein du futur gouvernement, de l’administration à tous les niveaux. Une façon de dire que nous devons participer à la gestion de la vie politique, en cas de victoire de notre candidat.
L’accord récemment publié par la presse est-il authentique ?
Lansana Kouyaté :D’ici et là , on glane des chiffres pour dire que nous avons demandé ceci ou cela. C’est du pur mensonge, de la manipulation ; de l’intox. C’est faux et archifaux. Ils ont attendu mon retour, comme je l’avais promis, pour faire croire que le leader du PEDN en a demandé trop. C’est faux et c’est bête. Bête parce qu’au moment de la signature de notre accord, personne ne savait à l’époque le nombre de ministère du futur gouvernement. On n’a enlevé de tout ce qui est substantiel. Il n’y a même pas ma signature. Ma copie est restée dans un coffre-fort. Même mes proches collaborateurs ne l’ont pas vu. Je leur ai dit tout simplement que l’accord a été signé. Ceux qui ont publié cet article l’ont fait avec une intention de nuire. C’est dire que si le président avait formé une équipe de 25 ministres, donc ces ministres nous revenaient. Est-ce réaliste ? Je dis non. On ne peut pas faire de telles prévisions sans les pourcentages. Ce sont des pourcentages et non le nombre de ministères. Ils nous reviennent 25 %. Par exemple, Si le gouvernement a 100 ministres, nous aurions eu le quart. Si c’est 50 ministères, on aurait eu 12. Si c’est 25 ministères, on aurait eu 6. C’est de cette façon que l’accord a été signé.
Vous avez rallié Alpha par pressions du Mandingue ?
Lansana Kouyaté :Il y a eu des pressions de toutes parts, y compris le Mandingue. Le nier, c’est se voiler la face. Malheureusement, c’est comme ça. C’est déplorable. Le vote ethnique existe bel et bien en Guinée. En dehors de la coordination, il y a eu des amis de l’intérieur et de l’extérieur. Je confirme qu’il y a eu des pressions du Mandingue et d’ailleurs.
En signant ces accords, qui étaient les témoins ?
Lansana Kouyaté :Je ne veux pas citer des témoins, mais il y avait un de privilégié, qui a tout suivi. C’est un homme d’honneur. Pour l’instant, je ne veux pas citer de nom pour ne pas le gêner. Sans lui et un autre, je n’allais pas accepter les deux postes. A cause d’eux, j’ai cédé.
Pourquoi n’aviez-vous pas pris des précautions ?
Lansana Kouyaté :Tout le monde le connaissait. C’est mon frère. Un Chef d’Etat m’a appelé. Il l’a appelé. Et il nous a fait asseoir ensemble. Il a peut-être des griefs contre moi, mais moi non. Je connaissais l’homme, qui est dubitatif face devant tout contrat. J’ai cru en lui.
Le PEDN est-il pleinement impliqué dans le gouvernement ?
Lansana Kouyaté :On n’est pas associé. Pour être pleinement associé, il fallait respecter les accords. On ne voulait pas donner l’impression de quitter pour une histoire de poste. De façon très difficile, des amis sont intervenus, alors que j’étais à Dakar. Pour dire que tout a été fait mais que le président refusait les ministres du PEDN. J’ai dit de laisser tomber, tout en ajoutant que nous ne réclamons rien. Pourvu que le président réussisse. C’est après cette intervention, que nous avons accepté difficilement les deux ministres nous représenter dans le gouvernement.
Le bilan du président Alpha Condé en un mot ?
Lansana Kouyaté :Comme je l’ai dit tantôt, les signes et les symboles de l’application de la politique gouvernementale dans tous les domaines, on est loin du compte à tous les égards. Malheureusement.
Quand est-ce avez-vous rencontré le président ?
Lansana Kouyaté :A mon arrivée lors du premier voyage, avant d’aller ma tournée en Basse Guinée et de repartir en Cote d’ivoire, j’ai appelé Mr le président, qui a daigné me répondre. Je lui ai dit que je suis de retour. Il m’a répondu : « ça va ? Ta femme ? Ton enfant ? Merci » et il a raccroché. En tant que chef, il est libre de discuter avec qui il veut. Cette conversation s’est passée comme ça de la manière la plus insignifiante. De substance, il n’y en a point.
Etes-vous prêt à le rencontrer ?
Lansana Kouyaté :A tout moment. Lors de notre dernière rencontre en décembre, je lui avais dit. Je ne suis pas quelqu’un qui viendrait donner des conseils. Si on me demande des conseils à un Chef d’Etat, je le fais. S’il ne te le demande pas, tu fermes ta gueule. S’il veut demander mon avis, de la façon la plus anonyme, la plus sécrète, la plus officielle comme il voudra, je suis prêt. Ce n’est ni pour lui, ni pour moi, mais pour le pays.
Envisagerez-vous de nouvelles alliances avec le RPG ?
Lansana Kouyaté :Nous n’excluons rien. Avec l’atomisation de la vie politique, plus de 100 partis, il faut passer impérativement aux alliances. Chat échaudé craint l’eau froide. Là où cette fois-ci nous aurons la garantie et des intérêts, nous irons là -bas. Là où nos intérêts seront garantis, j’irai là -bas.
Votre tournée en Haute Guinée est interdite …
Lansana Kouyaté :Le ministre de l’administration a pris récemment un communiqué, après il l’a reprécisé. Mon frère Cellou est allé au Foutah. Nous, nous nous apprêtons à aller en Haute Guinée. Nous avons rempli toutes les formalités administratives. Le maire de Kankan a refusé. Cette fois-ci, c’est la visite à mes militants et sympathisants. Nous avons dit que c’est de la rigolade. Quelque soit le prix, nous irons. Les obstacles posés sont de mauvaise route.
Pourquoi votre silence ?
Lansana Kouyaté :D’abord, par pédagogie. Ensuite par gêne. Par pédagogie, parce que parler tout le temps nuit à la parole. Personnellement, je ne veux pas en abuser. Mais il faut dire aussi qu’on est gêné. Quand on sait qu’on est totalement et entièrement commis d’aider un homme de la façon la plus sincère et candide pour qu’il puisse atteindre ses objectifs et qu’on parvienne à de telles incompréhensions avec l’intention de marginaliser le PEDN, ça me gêne. Parce que c’est notre homme, nous sommes associés. Par gêne, il m’est difficile d’être dans la plénitude de mes moyens pour le critiquer. Nous y avons travaillé pour, mais je l’assume.
Un griot aspire à la présidence…
Lansana Kouyaté :Je ne réponds pas. Je suis fier d’être Kouyaté. Ceux qui le disent ne savent pas l’histoire du Mandingue. J’ai répondu toujours par une boutade, en disant que tous ceux qui font le griot ne sont pas des Kouyaté. On demanderait par rapport aux USA à ceux-là même qui me taxent de griot, ils diront que l’élection de Barack Obama a été une bonne chose. Or, ce sont les mêmes discriminations.
On dit que vous étiez le bailleur de l’Arc-en-ciel ?
Lansana Kouyaté :Je vous prie de souffrir de ne pas parler de cet aspect. Nous avions promis de venir avec tous nos moyens, humains, logistiques et financiers, pour faciliter la victoire de notre candidat et cela a été fait.
Source:Espace FM |
  Rubrique: Interview  date: 02-Dec-2011 à 12:20:57  Partager:   :  |
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