[IMG1]Aujourd'hui, nombreux sont les Guinéens qui revendiquent les acquis de la grève menée par l'Intercentrale CNTG-USTG, élargie à l'ONSLG et à l'UDTG.
«Le Gouvernement de Lansana Kouyaté doit tenir ses promesses, à savoir créer de l'emploi pour les jeunes, améliorer l'approvisionnement en eau et en électricité des principales villes du pays et débarrasser la Guinée des prédateurs de notre économie », a indiqué à APA Moumini Diallo, boulanger, vivant à Cosa, l'un des plus sensibles quartiers de la capitale.
«A travers une gestion saine et transparente des deniers publics et la lutte contre la corruption. Ils doivent savoir que c'est le peuple qui les amis là où ils sont, au péril de plusieurs vies », a souligné notre interlocuteur.
Selon lui, le changement dont il est question, doit passer par une rupture avec le passé, se réjouissant de la diminution de la brutalité policière dont les habitants de son quartier étaient de plus en plus victimes.
De nombreuses rafles fréquemment opérées dans ce quartier avaient fini par en faire zone ''une zone rebelle''.
Le sentiment de ce boulanger est partagé par la plupart de ses compatriotes, y compris dans la couche dite intellectuelle.
Elizabeth Camara, pédiatre, rendant hommage aux victimes des événements de janvier et février, justifie la grève qui avait paralysé tout le pays, face à un régime qui n'arrivait plus à honorer ses engagements vis-à -vis des citoyens.
Selon elle, le clanisme qui minait le gouvernement avait fini par mettre un frein au fonctionnement de l'appareil d'Etat de même que le président Lansana Conté, dont les problèmes de santé étaient devenus très préoccupants.
La Guinée risquait de dériver si les syndicats n'avaient pas pris le taureau par les cornes en demandant le départ de l'ancienne équipe dirigeante.
Les populations, excédées par la cherté de la vie, avec des proportions inquiétantes du fait de l'inflation grandissante, ont suivi le mot d'ordre de grève sans rechigner.
Cela a fini par payer malgré les sacrifices consentis, marqués par une centaine de morts dont de nombreux jeunes et des dégâts matériels importants.
Il a fallu la médiation de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), qui avait désigné l'ancien président nigérian, Ibrahim Babangida, comme médiateur dans cette crise, pour amener les deux parties à fumer le calumet de la paix.
Le Gouvernement issu de ce protocole d'accord compte 19 ministres et 3 secrétaires d'Etat, sous l'égide du Premier ministre Lansana Kouyaté, s'est fixé des priorités dont la lutte contre la corruption et l'amélioration des services sociaux de base et la mobilisation des recettes.
Des défis que cette équipe entend relever avec l'appui des bailleurs de fonds, notamment l'Union Européenne et les institutions de Bretton Woods.
La Guinée est d'ailleurs sur la bonne voie pour obtenir un Programme formel avec le Fonds Monétaire International.
La Guinée a connu une crise sociale majeure en janvier et février derniers, suite à une grève générale illimitée déclenchée par le mouvement syndical, dont le dénuement a abouti à la formation d'un Gouvernement de consensus, piloté par Lansana Kouyaté, Premier ministre chef de Gouvernement.
Africaguinee.com
Source:APA |
  Rubrique: Politique  date: 14-Dec-2007 à 15:49:32  Partager:   :  |