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CAN 2008:«Le Syli national peut remporter le trophée»,affirme Pascal Feindouno
[IMG1]En sa qualité de fer lance de la nouvelle génération de footballeurs guinéens, Pascal Feindouno, rêve d'une grande équipe du Syli National à la Coupe d'Afrique des Nations qui débutera le 20 janvier prochain au Ghana...
Après la qualification du Syli national de Guinée à la CAN 2008, pensez-vous que votre équipe à la carrure de prochain champion d'Afrique ?
J'ai confiance en notre équipe. Elle a des qualités pour être aussi championne d'Afrique. Nous sommes pratiquement tous en Europe. Et donc, c'est une équipe composée de joueurs qui connaissent la haute compétition. Vous avez pu constater qu'à la CAN 2006, nous avons pu atteindre l'étape des quarts de finale. Nous comptons franchir cette étape au Ghana et faire mieux dans cette compétition où nous avons notre mot à dire.
Vous êtes enthousiastes. Mais, l'équipe de la Guinée est une habituée des querelles internes. Ce qui freine sa progression. C'était d'ailleurs l'un des problèmes à la CAN 2006 au Caire.
C'est vrai qu'à la dernière CAN, il y avait de petits problèmes que je me garderai de dévoiler. Ce que je peux dire, c'est qu'il y avait des problèmes de personnes.
Est-ce, ce qui a expliqué le départ de votre entraîneur Patrick Neveu ?
C'est un peut tout cela. Rien n'allait dans l'équipe. Il y avait de petits problèmes entre l'entraîneur et les dirigeants, et entre les dirigeants et les joueurs. Ce n'était pas facile à résoudre. Mais, pour nous les joueurs, il fallait jouer à fond sans tenir compte des querelles. C'est ce qu'on a essayé de faire. Mais, nous n'avons pas eu de chance au niveau des ¼ de finale où nous avons été sortis par le Sénégal.
C'est à croire que ces problèmes ont toujours constitué un frein à la progression du Syli National ?
Oui, c'est sûr. Ce sont des problèmes qui affectent l'équipe. Ça surtout joué sur la concentration des joueurs. Certains joueurs ont même lâché à la suite de ces différends. On peut donc dire que çà ne nous a pas aidés à aller de l'avant.
Quelle était la position de la fédération guinéenne de football ?
Elle a cherché à nous sensibiliser. Mais, ce n'était pas facile. Pour le fait que nous avons été abattus moralement.
En tant que capitaine de l'équipe du Syli National et leader de cette génération de footballeurs guinéens, avez-vous tenté de raisonner vos coéquipiers ?
Nous discutons entre nous. Mais, les problèmes sont toujours restés en suspens. Pour le fait que les dirigeants ne se sont pas toujours montrés francs et n'ont pas posé réellement les problèmes. Il faut qu'ils arrivent à échanger avec les joueurs. Ce doit être un impératif pour eux.
Etes-vous aujourd'hui fier de ce football guinéen qui compte pourtant de grands noms tels que Ismaël Bangoura, Kaba Diawara, Fodé Mansaré et autres ?
C'est la principale fierté de notre football. Il y a un manque d'organisation qui fait que les talents du football guinéen ne sont pas suffisamment aux devants de la scène.
Pensez-vous que la présence de Robert Nouzaret à la tête de l'équipe a contribué à votre qualification à la prochaine CAN ?
Oui, avec l'arrivée de ce nouveau staff, il y a eu beaucoup de points positifs.
Quels sont ces points positifs ?
Il y a la discipline au sein du groupe qui est entrain de revenir. Il est vrai que les footballeurs guinéens sont talentueux. Mais, ils doivent mettre un peu de discipline dans le travail. Et je pense que si nous travaillons toujours dans ce sens, il n'y a pas de raisons qu'on n'arrive pas à réussir de grandes victoires.
Vous concernant, comment considérez-vous vos prestations à Saint- Etienne ?
Je dois travailler davantage. J'ai bien commencé la saison par rapport à l'année dernière. Cela est peut-être dû au fait que mon mariage de l'année dernière m'a définitivement stabilisé. Et dans la tête, je suis un peu plus libéré. Après l'entraînement, c'est la maison.
Quelle est l'ambiance qui prévaut à Saint Etienne ?
L'ambiance est tout simplement magnifique. C'est une équipe où l'on trouve des joueurs sympathiques.
Comptez-vous rester pour longtemps dans cette équipe. ?
Oui, je suis toujours avec Saint- Etienne. Puisque, j'ai signé pour trois ans.
Qu'est-ce qui a motivé votre choix de rester à Saint- Etienne pendant l'intersaison, alors que des clubs espagnols espéraient vous avoir dans leur effectif ?
C'était simplement une question de revalorisation salariale. Il est vrai que je voulais effectivement changer d'air. Mais, mes dirigeants sentant le coup, m'ont fait une nouvelle offre salariale. Afin que je reste.
Et pourtant, l'équipe de Saint- Etienne n'est plus ce grand d'Europe où vous pouvez espérer jouer la prestigieuse ligue des champions ?
C'est vrai. Je ne dirai pas que je n'ai pas la chance de jouer dans ces clubs de grande envergure. Chaque année, je suis l'objet de sollicitation. Mais, il est évident que l'équipe de Saint- Etienne ne veut pas me laisser partir. Et donc, les dirigeants fixent la barre haute. Ce qui fait reculer les clubs prétendants.
Etes-vous particulièrement intéressé par un championnat autre que celui de la France ?
Depuis tout petit, je rêvais de l'Espagne. Je pense que mon style de jeu est semblable à celui du football espagnol.
Quels sont les clubs espagnols qui vous ont contacté ?
L'année dernière, j'ai été contacté par le FC Séville, Levante et l'Espagnol de Barcelone.Saint- Etienne regorge de jeunes footballeurs.
Selon vous, qu'est-ce qu'il faut aujourd'hui à cette équipe pour redevenir un grand du football français ?
Peut-être qu'il faut des leaders. Puisque nous en n'avons pas.
Mais, vous êtes un leader ?
C'est ce que les gens me font savoir. Mais, je pense qu'une équipe, c'est d'abord son homogénéité avant les individualités qui la composent.
Quelle est l'ambiance entre vous et votre coéquipier ivoirien Tiéné Siaka "Chico" ?
C'est un ami à moi. Nous partageons d'ailleurs la même chambre quand nous sommes au vert. C'est aussi quelqu'un de bien en dehors du terrain. Il travaille beaucoup et il a une bonne marge de manoeuvre.
Pensez-vous que la sélection nationale ivoirienne a-t-elle les moyens de décrocher la prochaine CAN au Ghana ?
N'oubliez pas que la Guinée peu aussi remporter le trophée. Pourquoi pas une finale Guinée-Côte d'Ivoire. Sinon, l'équipe ivoirienne regroupe que de bons joueurs.
Africaguinee.com
Source:Fraternité-Matin
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  Rubrique: Interview  date: 30-Nov-2007 à 10:31:41  Partager:   :  |
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