africaguinne.com
africaguinne.com
N
User :
Pass :

Fin de transition en Guinée : Le Général Sékouba Konaté parle…(Exclusif)

Finalisation de la transition : Le Capitaine Dadis Camara s’exprime… (Exclusif)

Perchoir de l’assemblée : Dernière ligne droite pour le choix définitif du candidat de l’opposition

Situation socio-politique en Guinée: Ce qu'en pense l'opposant Faya Milimono

Exclusif: le président Condé demande la démission du gouvernement(officiel)


 

Detail de la News

Crise en Guinée :" Si le gouvernement ne repond pas à nos exigences, nous nous opposerons à la tenue





PARIS-Actuellement en séjour à Paris, l'opposant Cellou Dalein Diallo souhaite l'implication de la communauté internationale pour trouver une sortie de crise dans son pays.Le leader de l'Union des forces démocratiques de Guinée a réaffirmé que l'opposition va empêcher l'organisation des élections législatives dans le pays, si le gouvernement refuse de repondre à ses exigences.Après sa rencontre avec le président français Nicolas Sarkozy, Cellou Dalein Diallo s'est confié à Africaguinee.com.Entretien exclusif!

Africaguinee.com : Bonjour M. Diallo !

Cellou Dalein Diallo :
Bonjour !

Africaguinee.com : vous êtes en visite à Paris suite à une invitation du président français Nicolas Sarkozy. Quels sont vos sentiments?

Cellou Dalein Diallo :
Je me réjouis de cette marque d’attention de la part du président Sarkozy qui m’a invité cette invitation pour assister à la cérémonie de remise des insignes de chevalier de la légion d’honneur à Monsieur Thierry Cornillet.

Africaguinee.com : Avez-vous discuté avec le président Sarkozy et le ministre Henri de Raincourt de la situation en Guinée ?

Cellou Dalein Diallo :
Non ! Avec le président Sarkozy, j’ai juste eu le temps de le saluer et le remercier pour cette marque d’attention. Et puis, nous avons échangé brièvement sur cette situation en Guinée lors de la réception qui a suivi la remise des insignes de la légion d’honneur. Par contre avec le ministre de Raincourt, nous avons discuté de la situation en Guinée et dans la sous région. Au sujet de la Guinée, nous avons parlé du blocage du dialogue, des manifestations qui se sont déroulées ainsi que des perspectives pour organiser les élections législatives.

Africaguinee.com : Une médiation semble être entamée pour la Guinée avec l’implication de la communauté internationale à travers le groupe « les amis de la Guinée ».Quelle est votre position par rapport au rôle de la communauté internationale pour trouver une sortie de crise en Guinée ?

Cellou Dalein Diallo :
Je fais parti de ceux qui ont déploré la dissolution du groupe international de contact sur la Guinée(GIC-Guinée), qui à mon avis devrait accompagner la Guinée jusqu’à la fin de la transition. L’élection présidentielle est terminée certes, mais il reste une étape non moins importante qui est la mise en place de l’assemblée nationale. En raison de la crise de confiance généralisée qui existe dans notre pays, je pense que l’existence du GIC-Guinée aurait permit sans doute de lever des malentendus et de favoriser un dialogue constructif et franc permettant d’organiser ces élections que nous souhaitons libres et transparentes. Malheureusement nous constatons que tel n’est pas la volonté du pouvoir .Donc le groupe « les amis de la Guinée » qui s’est substitué au GIC-Guinée n’a pas le même poids. Je rappelle que le GIC-Guinée comprenait l’union africaine, la CEDEAO, la France, les Etats-Unis, l’Union européenne entre autres. Leur poids pouvait rapprocher les positions contradictoires des deux parties en Guinée. Avec la situation en Guinée, je pense que la communauté internationale doit s’impliquer davantage.

Africaguinee.com : La communauté internationale souhaite un dialogue entre le gouvernement et l’opposition dans notre pays. Mais est-ce que vous, en tant que leader politique, vous avez entrepris des démarches pour rencontrer directement le président Alpha Condé ?

Cellou Dalein Diallo :
Je pense qu’il faut distinguer deux choses. Il y a le dialogue éventuel entre le président et un membre de l’opposition, mais il y a aussi le dialogue entre le gouvernement et l’opposition pour se mettre d’accord sur les modalités, les calculs du calendrier des élections législatives. Mais ce dialogue là n’a pas pu se tenir, alors que c’est lui qui est le plus important. Si vous mettez en place la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le ministère de l’administration du territoire qui représente le gouvernement et l’opposition, pour discuter du calendrier, du fichier électoral, eh bien on avance !Par contre la rencontre entre un leader et le président de la république, ça peut être utile, mais ce n’est pas au cours d’une telle rencontre qu’on peut discuter des détails techniques, des problèmes liés à la faisabilité d’un calendrier qui vient d’être annoncé par exemple par la CENI prévoyant l’organisation des élections le 29 décembre ; tout le monde sait que ce n’est pas tenable dès lors que le gouvernement a décidé de faire un recensement intégral, même s’il a accepté la thèse de la révision. On ne peut pas faire un recensement intégral en trois mois. Je pense donc que cette réunion qui doit regrouper la CENI, le gouvernement et l’opposition, elle est prioritaire pour faire avancer les choses. Maintenant, je n’ai pas sollicité pour l’instant à rencontrer le président, mais je réaffirme que je ne suis pas opposé au principe de le rencontrer. Je suis prêt à la rencontrer dans des conditions à définir.




Africaguinee.com : Si les revendications de l’opposition ne sont pas satisfaites par le gouvernement, que comptez vous faire avec l’approche de la date du 29 décembre annoncée pour les législatives ?

Cellou Dalein Diallo :
Nous allons continuer à nous opposer à la position du gouvernement, dénoncer cette attitude et nous opposer à l’organisation des élections sur une base qui ne nous rassure pas. Vous savez en matière d’élections, tout le monde parle d’acceptation des résultats, mais il faut que tout le monde ait confiance au processus, à la CENI, aux opérateurs techniques chargés de la mise à jour du fichier. Et il faut que les conditions de mises à jour de ce fichier électoral soient transparentes pour rassurer tout le monde comme quoi, les gens ne veulent pas tripatouiller ce fichier pour organiser une mascarade d’élections législatives. Naturellement, nous nous opposerons à l’organisation de telles élections qui ne garantissent pas les conditions de transparence de ce scrutin.

Africaguinee.com : Un autre volet la crise politique en Guinée, c’est l’attaque contre la résidence privée du chef de l’Etat le 19 juillet dernier. Le président Alpha Condé et la justice guinéenne ont émis des accusations directes contre le vice-président de votre parti, Bah Oury. Quelle est votre réaction sur cette affaire ?

Cellou Dalein Diallo :
Je pense qu’il y a une question de confiance et de crédibilité qui a été posée. Dès le départ, le président Alpha Condé a annoncé que les coupables, ce sont les opérateurs économiques, les leaders politiques et les chefs militaires. Alors qu’aucune enquête à l’époque n’a été menée. Ensuite, le chef de l’Etat a accordé une interview à un journal sénégalais où il affirmait haut et fort que Bah Oury, Tibou Kamara et Diallo Sadakaadji étaient les commanditaires de l’opération. Alors que jusqu’à présent, les conclusions d’aucune enquête n’étaient connues. Nous avons considéré ça, comme une violation du secret de l’instruction, du principe de séparation des pouvoirs et de l’indépendance de la justice. Si on a confié le dossier à la justice, il faut la laisser faire son travail ! Les officiers de la police judiciaire doivent mener des investigations, sans que le président ou l’Etat n’interfère. Mais dès lors qu’avant même le début des enquêtes, le président affirme que c’est tel qui est coupable, je pense que la crédibilité d’une telle conclusion est suspecte même si elle est confirmée après par la justice. Actuellement, nous n’avons pas d’éléments qui nous permettent de croire au bien fondé d’une telle conclusion dès lors que le président a donné ses conclusions avant la clôture des enquêtes.

Africaguinee.com : Est-ce que vous craignez une crise sous régionale suite aux accusations du président Alpha Condé contre le Sénégal et la Gambie dans cette affaire ?

Cellou Dalein Diallo :
Le président Condé accuse ces deux pays mais les seules preuves qu’il donne c’est que selon lui, tout a été décidé à l’hôtel méridien à Dakar et que cet hôtel se trouve sur le territoire sénégalais et qu’il y a eu beaucoup de va et viens entre Dakar et la Gambie. Je ne vois pas pourquoi les gouvernements sénégalais et gambien vont chercher à déstabiliser Alpha Condé et son gouvernement. Je ne vois pas pour quel intérêt ils le feront. Je sais que le président Wade est attaché à cette coopération avec la Guinée et je ne vois pas pour quelles motivations il soutiendrait une entreprise de déstabilisation de la Guinée. Je rappelle qu’à un moment donné, Alpha Condé déclarait qu’il y avait une entreprise de déstabilisation contre son régime à partir du Sénégal où des gens étaient recrutés selon lui, pour envahir la Guinée. ça nous rappelle un peu le temps de la révolution avec l’ancien régime (il rit, Ndlr)...

Africaguinee.com : Votre vice-président Bah Oury a annoncé son retour prochain en Guinée. Est ce que vous craignez pour sa sécurité ?

Cellou Dalein Diallo :
Il n’y a pas de sécurité en Guinée. L’attaque contre le domicile du syndicaliste Amadou Diallo en est l’illustration. Mais on doit assumer. M. Bah Oury doit prendre une décision personnelle s’il doit venir en Guinée pour affronter la justice s’il a confiance à cette justice ou bien s’il doit rester à l’étranger. C’est une décision personnelle qu’il doit prendre. Je sais que nous sommes tous exposés à une insécurité dans notre pays, j’ai personnellement reçu à plusieurs reprises la visite d’agents en uniforme, mais il faut assumer sa responsabilité. C’est aux forces de défense et de sécurité de sécuriser les populations et leurs biens y compris les leaders politiques.

Interview réalisée par Aliou Souaré
Depuis Paris
Pour Africaguinee.com

  Rubrique: Interview  date: 17-Oct-2011 à 10:02:04  Partager:   :

 

 
Contacter Africaguinee.com :
(+224) 664 93 38 93
(+224) 656 93 38 93
(+224) 621 75 63 63


Twitter Facebook

 

 

ONG TCHAPE
Maghreb Arabe Presse
Africabox


The Nun'S copyright -- design by Nun'S