Guinée : Charles Wright justifie les poursuites engagées contre Alpha Condé et les piliers de son régime…

Corruption
Charles Alphonse Wright, Ministre de la Justice et des droits de l'Homme
Charles Alphonse Wright, Ministre de la Justice et des droits de l'Homme

CONAKRY-Le ministre de la Justice et des droits de l’homme a justifié ce vendredi 04 novembre les poursuites judiciaires annoncées contre l’ancien président Alpha Condé et 187 anciens hauts dignitaires de son défunt régime, soupçonnés des faits présumés de détournement de deniers publics, enrichissement illicite, corruption.

Charles Alphonse Wright indique que de fortes suspicions tournent autour d’un certain nombre de comptes dont sont propriétaires les personnalités visées par les poursuites.

« Des indices concordants laissent croire que les montants qui se trouvent sur ces comptes doivent être justifiés par ceux qui en sont les détenteurs. Ces comptes-là de facto seront considérés comme des comptes contenant des fonds détournés.

Par voie de conséquence, la justice prendra sa responsabilité conformément au code de procédure pénale. L’Agent Judiciaire de l’Etat prendra la responsabilité au nom de l’Etat pour que ces comptes soient reversés au trésor public », a martelé le garde des sceaux.

Cas des personnes décédées…

La publication de la liste des personnalités soupçonnées de détournement de deniers publics, corruption, blanchiment et d’enrichissement illicite a suscité des vagues de réactions en Guinée. Beaucoup au sein de l’opinion se sont émus de voir sur cette liste des personnes décédées dont l’ancien président de l’Assemblée Nationale, Claude Kory Kondiano et l’ancien sœur du président Alpha Condé. Charles Wright justifie sa décision.

« Lorsqu’on retrouve au niveau d’une personne décédée par exemple, un montant de 50 milliards de francs guinéens, et que cette personne a géré une parcelle de (pouvoir de) l’Etat, à priori, nous ne disons pas que cet argent a été détourné ou qu’il provient de la corruption, détournement de deniers publics, il faut quand même mener des enquêtes en posant une seule question : est-ce que le revenu de cette personne par rapport aux ressources trouvées peut se justifier ? Il revient à la personne et à ses ayants-droits de justifier afin que soit dissiper tout doute d’enrichissement illicite », justifie le ministre de la justice.

A suivre…

Africaguinee.com

Créé le Vendredi 04 novembre 2022 à 23:40