Infrastructures : Un bilan plutôt « élogieux » pour le CNRD…

Guinée
Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition guinéenne et son son ministre des Infrastructures, Yaya Sow
Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition guinéenne et son son ministre des Infrastructures, Yaya Sow

CONAKRY-Ce lundi 5 septembre 2022, marque l’an 1 de la prise du Pouvoir par le colonel Mamadi Doumbouya. Plusieurs actions ont été enclenchées par le CNRD (comité national du rassemblement pour le développement), sous le prisme de la refondation de l’Etat. Parmi ces chantiers celui des infrastructures. Sur ce point, des faits notables ont été enregistrés. Explications.

En Guinée, le réseau routier national cumule une longueur totale de 45 300 Km dont 2779,68 km de routes bitumées. Il est dans un état de dégradation très poussé, soit environ 70%. Quant au sous-secteur des transports, il faut noter l’insuffisance des infrastructures et services de transport, la non certification de l’aéroport AST de Conakry. A l’avènement du CNRD, le 05 septembre 2021, les constats étaient alarmants.

Selon le ministère des Transports et des Infrastructures, les travaux de tous les projets de Routes Nationales, dont Coyah-Mamou-Dabola et Coyah frontière Sierra Leone en cours de réalisation sur financement extérieur étaient au ralenti pour soit non-paiement de la totalité de la part du Budget National (BND) ou pour non libération de l’emprise de la route liée au non-paiement des indemnisations et du déplacement des réseaux. Il en est de même pour Kankan-Mandiana qui est sur financement 100% BND.

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Les travaux de bitumage des voiries de sept (7) villes étaient aussi à l’arrêt pour défaut de paiement des Entreprises et des Missions de contrôle alors que les Entreprises en charge des travaux de réhabilitation des Routes Préfectorales avaient déserté les chantiers pour non-paiement des décomptes des travaux. Ce n’est pas tout. La dégradation poussée des voiries de Conakry et de certaines routes interurbaines pour une insuffisance d’entretien était également une réalité.

Depuis le 05 septembre 2021, des mesures fortes ont été prises pour améliorer la libre circulation des personnes et de leurs biens. Si beaucoup reste à faire, il faut dire que des résultats notables ont été enregistrés. Ces mesures ont permis sur le plan des Routes nationales, d’avoir 300 km de routes nationales bitumées, soit environ 11% du réseau routier national revêtu depuis l’indépendance. Les travaux de construction des ponts (pont de Mandiana sur le sankarani, pont sur la Soumba à Dubréka et pont sur le fleuve Milo à Kérouané), ont été poursuivis, selon le ministère dirigé par Yaya Sow.

Parmi ces ponts, l’ouvrage phare est celui de Tanènè, long de 126 ml sur la route minière Kagbélen-Boké qui va remplacer les 04 ponts métalliques qui datent de la période coloniale.

Toujours sur plan routier, 69 km de voirie ont été réalisés à Conakry et la construction de trois 3 échangeurs (km36, kagbélen, Bambéto) sont en cours. A côté de ça, il faut noter la construction de cinq (5) ponts urbains dans la ville de Conakry et leurs routes d’accès, le lancement des travaux de bitumage de 212 km de voiries urbaines à Conakry.

A l’intérieur du pays, le lancement des Projets de voirie sont en cours, notamment dans les dix (10) villes jamais bitumées depuis l’indépendance. Pour empêcher la dégradation poussée des routes, il est prévu la mise en place des stations de pesage et de péage. Les activités dans le domaine de la construction des routes auront permis d’améliorer de manière substantielle la circulation routière et l’accroissement des transactions commerciales internes et externes.

Nous y reviendrons !

Siddy Koundara Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le Lundi 05 septembre 2022 à 12:08