Bah Oury : "Nos attentes vis-à-vis du Président Embalo et sa délégation…"

Guinée
Bah Oury, leader de l'UDRG
Bah Oury, leader de l'UDRG

CONAKRY-Une importante délégation de la Communauté Économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) séjourne à Conakry depuis ce mercredi 20 juillet 2022. Conduite par le président en exercice, Umaro Sissoco Embalo, elle vient discuter avec les autorités de la transition en vue de trouver un chronogramme acceptable de la transition. Certains acteurs politiques ont exprimé leurs attentes vis-à-vis des émissaires de l’organisation sous-région. C’est le cas de Bah Oury que nous avons interrogé.  

AFRICAGUINEE.COM : Une délégation de la Cedeao conduite par Umaro Sossoco Embalo séjourne en Guinée. Quelles sont vos attentes en tant qu’acteurs politiques ?

BAH OURY : C’est une situation inédite, du fait que c’est un nouvel exécutif qui se met en place au niveau de la Cedeao. De l’autre côté, la situation de la Guinée est un cas spécifique. En ce qui nous concerne à l’UDRG et à l’ADRG, nous souhaitons que la Cedeao prenne en compte les spécificités de chaque territoire pour administrer une stratégie et une politique bien murie pour permettre à ces pays en transition de retrouver la voie de la stabilité de manière durable. C’est la raison pour laquelle il serait beaucoup plus avisé de voir les spécificités pour aider, accompagner avec fermeté et détermination, les pays en crise à retrouver leur stabilité et pouvoir se reconstruire.

Les émissaires de la Cedeao ont une feuille de route claire. C’est d’obtenir un calendrier acceptable de la transition étant donné que les trois sont rejetés. Selon vous quelles sont les chances d’aboutissement de ces discussions ?

Je pense qu’il ne faut pas discuter seulement sur la question de la durée de la transition. Il faut discuter surtout sur ce qu’il y aura à faire durant cette période de transition. Est-ce qu’il y a des aspects superflus ? Est-ce que ce qui est préconisé est indispensable pour permettre à la Guinée d’aller dans la voie du redressement et dans la voie de la stabilité et avoir une sortie de crise efficace et solide ? C’est à ce niveau-là qu’il faut poser le problème. Examinons le contenu de ce qui est indiqué dans la feuille de route que le CNRD a préconisée. A partir de là, je pense qu’il serait possible de trouver des voies médianes, d’entente et de solutions.

Si on indique que nous passons par les élections locales (communales) ensuite par la Présidentielle pour couronner la sortie de la transition, il faut se poser la question de savoir quel est le l’acte le plus important qui indique que la restauration de l’ordre constitutionnel est en œuvre. Parce que certains pays qui ont des fichiers suffisamment acceptables, une administration déjà installée plus ou moins qui ont besoin de corrections politiques et non des corrections organisationnelles et institutionnelles en profondeur. Il va de soi que la durée pour ces pays et celle dans un pays où tout a été systématiquement corrompu, le processus ne peut pas être le même, le regard doit être différent.

A suivre…

Siddy Koundara Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le Mercredi 20 juillet 2022 à 18:29