Conakry : La Société des Mines de Fer de Guinée « SMFG » organise un atelier d’information sur le projet Nimba

Guinée
Mamady Youla président-directeur général de la Société des Mines de Fer de Guinée
Mamady Youla président-directeur général de la Société des Mines de Fer de Guinée

CONAKRY-La Société des Mines de Fer de Guinée (SMFG) a organisé ce mercredi, 30 mars 2022 un atelier d’information sur le projet d’exploitation du minerai de fer des monts Nimba dans la préfecture de Lola (Guinée forestière). Cette rencontre qui a regroupé des acteurs évoluant dans le secteur minier, a principalement porté sur les grandes lignes du projet Nimba, un des sites de fer les plus riches au monde avec 65-67% de teneur.

C’est l’un des projets miniers qui va booster l’économie guinéenne mais aussi favoriser la création d’emploi pour de nombreux jeunes guinéens. La Société des Mines de Fer de Guinée (SMFG) à travers de nouveaux investisseurs HPX (High Power Exploration), a acquis le 05 septembre 2019, un nouveau projet dénommé Nimba. Il porte sur l’exploitation d’une mine de fer d’une capacité de 30 millions de tonnes par an sur une durée de 20 ans.

Dans sa présentation, Mamadi Youla, Président Directeur Général de la Société des Mines de Fer de Guinée  et ancien Premier ministre guinéen a dit les avantages liés à l’exploitation des gisements de fer par son entreprise.  « Nous avons tenu à organiser cet atelier pour informer nos parties prenantes sur les enjeux liés au développement du projet Nimba qui porte sur un volet minier, portuaire et ferroviaire. Il y a un investissement important à faire qui se chiffre à quelques milliards de dollars USD. Des milliers d’emploi seront créés en Guinée avec des opportunités à créer aussi pour les PME. Je parlais tout à l’heure avec monsieur le ministre de l’Energie, des possibilités de collaboration car nous avons besoin de l’énergie sur un projet de cette envergure. Voilà des opportunités que nous offre un tel projet », a-t-il fait savoir.

Sur un périmètre de 892 hectares, un des sites d’exploitation du projet Nimba se trouve entouré par la réserve naturelle intégrale et le site du patrimoine mondial des monts Nimba. Face à cette contrainte, les responsables ont jugé utile d’exclure le site de Sempérè en vue de protéger l’environnement.

« Nous avons mené beaucoup d’études sur l’état environnemental, sur la biodiversité du site.  Nous avons poussé les ingénieurs à conceptualiser et à faire le design d’un projet exceptionnel, avec des tunnels, des convoyeurs suspendus et d’autres mesures pour éviter ou minimiser notre impact sur la biodiversité. Mais en plus, le site du patrimoine mondial est menacé actuellement par des pressions de subsistance. Au niveau de notre périmètre minier, nous minimisons notre impact et évitons les pressions de subsistance. Le gisement de Sempéré représente une zone sensible, c’est le lieu de plusieurs espèces rares. Nous avons exclu d’exploiter cette zone pour être conforme aux normes internationales », a déclaré Jamison Suter, responsable des relations extérieures, à l’environnement et au développement durable de la SMFG.

Présent à cet atelier d’information, Ibrahima Abé Sylla ministre de l’Energie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures a félicité la SMFG pour la qualité du service rendu. Dans le domaine énergétique, cette société minière pourrait être un partenaire important, a-t-il dit.

« Ce projet est vraiment excellent dans ce sens qu’il commence à produire à partir de 15 millions de tonnes. Cela représente des revenus importants pour qui connait le prix de la tonne de fer aujourd’hui. La qualité de fer produite dans cette région est l’une des meilleure au monde. Nous venons de compléter nos sous-stations à N’Zérékoré où nous avons un poste de 225 KWA. Je vois en la SMFG un gros client.  Et je suis prêt à le servir », a lancé le ministre de l’Energie.

Il faut rappeler que le minerai qui sera extrait par la Société des Mines de Fer de Guinée (SMFG) sur le mont Nimba sera directement exporté vers le Libéria via le réseau ferroviaire qui est opérationnel jusqu’à 25 kilomètres de la frontière guinéenne. Aucune unité industrielle ne sera installée sur le site. Ce, pour préserver l’environnement.  

Avec ce gigantesque projet minier, pour la phase construction ; des emplois directs et indirects seront créés pour les populations des deux pays touchés (Guinée 55% et 45% pour le Libéria). En ce qui concerne la phase d’exploitation, la Guinée aura 65% et le Libéria 35%.  A cela s’ajoutent les opportunités commerciales surtout dans la préfecture de Lola mais aussi les contributions qui seront générées par le Fodel : fonds de développement économique local. 

Siba Engagé

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 623 06 56 23

Créé le Mercredi 30 mars 2022 à 19:06

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