Cas Alpha Condé : "Sa présence aux Emirats fait craindre un risque de fuite…"

Guinée
L'ancien président guinéen Alpha Condé
L'ancien président guinéen Alpha Condé

CONAKRY-Déchu le 05 septembre, Alpha Condé a quitté Conakry le 17 janvier 22 dernier pour les Emirats Arabes Unis pour un contrôle médical et des soins. Cette sortie de l’ancien chef d’Etat hors du pays, alors qu’il est accusé de « crimes » soulève des craintes de fuite chez la défense des victimes des répressions sous son régime.

Dans une interview accordée à Africaguinee.com et qui sera publiée très prochainement, maître Vincent Brengarth, un des avocats du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) a émis des inquiétudes pour des raisons évidentes.

« On n’a trop vu par le passé d’anciens dirigeants échapper à leurs responsabilités en allant trouver refuge dans d’autres pays, aussi précisément pour ne pas avoir à rendre compte. Donc, il est bien évident que le fait d’aller jusqu’aux Emirats Arabes Unis pour se soigner fait craindre des risques », prévient l’avocat.

Après l’appel à témoin lancé par la justice guinéenne, pour élucider les crimes commis entre 2010 et 2020, maître William Bourdon et Vincent Brengarth ont transmis une liste de personnalités au parquet Général de Conakry. Maître Brengarth craint qu’Alpha Condé ne se présente pas devant la justice guinéenne.

« Ce qui est certain, oui, sa présence hors du pays fait craindre un risque de fuite, cela fait craindre le fait qu’il ne se présente pas devant la justice guinéenne pour avoir à répondre à des questions et surtout avoir à répondre de ses actes », a-t-il averti.

L’avocat appelle à la vigilance par rapport aux investigations à mener mais aussi par rapport à l’autorisation qui est faite à Alpha Condé de quitter le territoire pour des motifs particuliers mais qui ne doivent pas, selon lui, être un passeport d’impunité et un passeport qui lui permettrait d’échapper à la justice.

Si cela arrivait à se produire, la Guinée qui est aujourd’hui observée à travers le monde aurait beaucoup à perdre, selon Maître Brengarth qui précise qu’on aurait laissé passer une étape très importante dans la recherche et la manifestation de la vérité et surtout dans la lutte contre l’impunité.

A suivre…

 

Africaguinee.com

Créé le Jeudi 27 janvier 2022 à 10:49