Guinée : La Banque mondiale “suspend" ses activités…

Guinée
David Malpass président du Groupe de la Banque mondiale
David Malpass président du Groupe de la Banque mondiale

CONAKRY-La Banque mondiale a décidé de mettre “une pause" temporairement sur ses activités en Guinée, en raison de la rupture de l’ordre constitutionnel intervenue le 05 septembre dernier. Cette institution de Bretton Wood va évaluer la situation après le coup d’État du 5 septembre, avant de reprendre ses activités, a appris Africaguinee.com.

“Généralement, quand il y a un coup d’État dans un pays, la Banque fait une pause pour évaluer la situation avant de reprendre. Sinon la Banque n’a pas suspendu ses relations avec la Guinée. C’est une pause et nous allons reprendre bientôt”, a confié à Africaguinee.com un responsable du bureau pays de la Banque mondiale basé à Conakry.

En Guinée, la Banque mondiale finance 24 projets à hauteur de 897,17 538,97 millions de dollars dans des secteurs variés comme la santé, l’agriculture et l’énergie. Une mission de la Banque a récemment séjourné en Guinée pour évaluer la situation de la situation dans le pays.

“Il y a une mission qui est déjà venue évaluer la situation, on attend les autorisations pour reprendre. Partout où il y a un changement non constitutionnel du pouvoir, la Banque agit de cette façon. C’est un principe”, ajoute notre source, qui rassure que les financements vont continuer.

Quid du FMI ?

Le coup d’État du 5 septembre est intervenu alors que la Guinée venait de boucler le programme Fec (facilité élargie de crédit) avec le FMI. L’effondrement de l’ordre constitutionnel n’a cependant pas affecté les relations entre la Guinée et le FMI, confie un responsable du bureau de l’institution financière basé à Conakry.

“Les événements du 5 septembre ont trouvé que le programme Fec était déjà terminé. On était en situation de revue des activités économiques. On a fait une mission appelée la mission de l’Article IV qui s’est bien passée. L’article IV est une mission de supervision de l’économie pour voir dans quelle mesure on peut négocier un nouveau programme. C’est à ce stade où sont intervenus les événements du 5 septembre. Mais les relations ne sont pas affectées, le bureau du Fmi en Guinée fonctionne jusqu’à date. (…) Il n’y a pas de financement ou subvention quand il n’y a pas de programme. Le coup d’État n’a aucun impact là-dessus”, a rassuré un responsable du bureau pays du Fmi basé à Conakry.

Bientôt 5 mois après le coup d’État, le Cnrd peine à mettre en place tous les organes de la transition notamment le CNT. Alors que la classe politique guinéenne commence à exprimer des inquiétudes, la pression de la communauté internationale ne faiblit pas sur la junte.

En décembre, le sous-secrétaire d’État adjoint aux affaires africaines des États-Unis avait, on ne peut plus clair, prévenu le Cnrd. « Aucun membre de la communauté internationale, ni les Etats-Unis ne pourraient s’engager à soutenir un gouvernement de transition sans la mise en place d’un calendrier, d’un plan de travail. Alors quand nous aurons le calendrier et planification des actions à prendre, nous saurons laquelle des actions il faut soutenir », a indiqué Michael Gonzales.

Abdoul Malick Diallo

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 669 91 93 06

Créé le Mardi 18 janvier 2022 à 16:12

TAGS