Descente inopinée de gendarmes au siège du parti d’Alpha Condé : Ce qu’on ne vous a pas dit…

Guinée
Alpha Condé, ancien président de Guinée renversé le 05 septembre par un coup d'Etat militaire,  photomontage Africaguinee.com
Alpha Condé, ancien président de Guinée renversé le 05 septembre par un coup d'Etat militaire, photomontage Africaguinee.com

CONAKRY- Qu’est-ce qui s’est réellement passé au siège du RPG arc-en-ciel ? Des militants ont-ils été brutalisés ? Qu’est-ce qui est à l’origine des incidents aux abords du siège ce matin ? Africaguinee.com a réussi à interroger l’intendant du siège qui donne sa version des faits. Selon Noumouké Camara, tout a commencé dans la nuit du samedi à 22h. explications.

« Tout a commencé la nuit. D’abord à 22h, ils sont venus au siège, j’étais sur place, je n’étais pas encore rentré à la maison. Quand ils sont arrivés, certains sont entrés dans la cour, demander au service de gardiennage qui était sur place, de quitter les lieux. J’étais dans le bureau. Quand j’ai entendu les cris, je suis descendu pour voir ce qui se passe.

Un gendarme s’est détaché pour venir me voir, je lui ai dit que je suis l’administrateur du siège et que je suis venu m’en quérir de ce qui se passe. Ce dernier m’a dit qu’ils demandent aux gens sur place de quitter. Je lui ai demandé le pourquoi ? Est-ce qu’ils ont une autorisation de venir à une heure indue au siège pour sommer les gardiens de quitter la nuit ? Il n’a pas répondu.

Entretemps, il a rappelé ses hommes, ils sont sortis. Ce premier groupe n’était pas venu dans un pickup, ils étaient à pied. Parce que quand ils sont sortis, je les ai suivis jusqu’à l’autoroute, je n’ai vu aucun pickup. Je suis retourné au siège.

A 00h, j’étais assis devant la porte, deux personnes sont venues à bord d’une moto garer. L’une était en civil, l’autre portait un t-shirt où il y avait l’insigne de la gendarmerie. Les deux individus sont entrés dans la cour. J’ai dit au gardien de leur demander qu’est-ce qu’ils voulaient la nuit au siège ? Ils sont qui ?

Entretemps, quand j’ai constaté qu’il s’agit d’un gendarme, je lui ai dit : « ce n’est pas le rôle d’un agent de venir s’infiltrer dans la cour des gens la nuit, sans rien demander à personne et dire qu’il va prendre quelque chose à l’intérieur. N’est-ce pas du vol ? ». Il n’a pas daigné répondre. Ils ont pris leur moto, ils sont partis. J’ai demandé aux jeunes de faire rentrer à l’intérieur les chaises qui étaient dehors. Ensuite j’ai fermé. J’ai quitté les lieux à 00h.

A 2h du matin, les gardiens m’ont appelé pour m’informer que huit pickups de la gendarmerie remplis d’agents sont venus pour leur demander de sortir du siège. Je leur ai dit : « ne sortez pas ! Qu’ils vous prennent par la force pour vous envoyer où ils veulent. Je leur ai dit ne quittez pas les lieux, parce que ça ne doit se passer comme ça. S’ils brandissent une autorisation dûment signée, d’obtempérer, à défaut ne pas quitter ». Ils ont transmis ça. Ils sont restés tous ensemble jusqu’au matin.

Le matin je suis venu. Quand je suis rentré, les agents m’ont dit que ceux qui travaillent au siège peuvent rester, mais ceux qui n’y travaillent pas ne rentrent pas. J’ai Ok. Au fur et à mesure que les gens venaient, la foule grandissait dehors. C’est des agents ont enjoint les gens de quitter. C’est là que les échauffourées ont commencé », explique l’administrateur du RPG arc en ciel.

Dossier à suivre…

 

Africaguinee.com

Créé le Samedi 11 décembre 2021 à 15:24