Guinée : la rentrée des classes renvoyée aux calendes grecques ?

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Image d’illustration
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CONAKRY-A quelques jours de la fin des vacances scolaires 2021, aucune date n’est annoncée pour la rentrée des classes. Une situation qui inquiète le syndicat de l’éducation, qui estiment que les préalables pouvant déboucher à l’ouverture des classes ne sont pas réunis.

Interpellé sur la question, le directeur de l’enseignement secondaire a fait savoir que le département a fait une proposition qui va être soumise aux nouvelles autorités.

« C’est un calendrier qui est en attente de confirmation par les nouvelles autorités parce qu’il y a des préalables pour ouvrir les classes. Essentiellement on attend que les autorités valident ça et qu’elles nous disent d’ouvrir à la date proposée ou une autre date. Pour le moment on ne peut pas dire que c’est à telle date. Il y a un atelier préparatoire de l’ouverture des classes qui doit être fait et d’autres préalables à remplir. C’est à l’issue de tout cela que les autorités vont valider la date proposée ou non », a expliqué M. Abdoulaye Dianrougha Diallo.

Chez le syndicat de l’Éducation, l’on exprime des craintes. « En principe, l’année scolaire c’est 32 à 33 semaines (…) Mais il y a des préalables qui ne sont pas remplis. Le premier des préalables, il faut un budget pour l’ouverture. Et généralement le budget est voté par la loi initiale sur le budget en octobre. Mais l’Assemblée Nationale a été dissoute… et aucun organe de transition n’est encore en place », relève Michel Pépé Balamou, du syndicat national de l’Education.

En plus de cette difficulté, selon ce syndicaliste, il faut également recruter des enseignants pour combler le déficit.

« Aujourd’hui on a un déficit de 18 000 d’enseignants dans les écoles de la République. Jusqu’à présent rien n’est fait et au même moment il y a 4500 enseignants contractuels sur la base du recensement de 2019 et 11 000 enseignants volontaires qui chôment », a-t-il révélé.

En plus, ajoute-t-il, les écoles ne sont pas dotées en table-bancs. « L’année passée, il y avait des élèves qui étaient à même le sol », dénonce ce syndicaliste. `

« Aujourd’hui, dans les écoles publiques, les emplois du temps sont disponibles mais le manque criard d’enseignants est de nature à ne pas favoriser une année scolaire digne de nom (…) Donc, nous pensons techniquement, c’est impossible d’ouvrir les écoles publiques en début de semaine du mois d’octobre », indique Michel Balamou.

Ce mercredi lors de sa rencontre avec les fondateurs d'écoles et universités privées de Guinée dans le cadre des concertations nationales en cours, le président du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) avait indiqué que l’on ne saurait envisager l’ouverture des classes, sans une participation massive à la vaccination contre la covid-19.

A suivre…

 

Siddy Koundara Diallo

Pour Africaguinee.com

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Créé le Vendredi 24 septembre 2021 à 13:57

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