Mamadou Sylla : « Ce que j’ai dit au sénat français… »

France
Mamadou Sylla, Chef de file de l'opposition guinéenne et le Sénateur Jean Yves Leconte
Mamadou Sylla, Chef de file de l'opposition guinéenne et le Sénateur Jean Yves Leconte

CONAKRY-En séjour à Paris, le chef de file de l’opposition guinéenne a été reçu, ce vendredi 27 août 2021 au Senat français. Elhadj Mamadou Sylla a eu un tête à tête avec le sénateur français Jean Yves Leconte, président du groupe d’amitié franco guinéen. Qu'est-ce qui a ponctué leur échange ? L'opposant guinéen s'est confié à Africaguinee.com.

AFRICAGUINEE.COM : Vous avez été reçu au Senat français ce vendredi 27 août 2021. Sur quoi les discussions ont-elles porté ?

MAMADOU SYLLA : J'ai été reçu ce matin par le sénateur français Jean Yves Leconte, au Sénat. Dans nos discussions, on a fait le tour de l’actualité sociopolitique et économique de la Guinée. Comme vous le savez, en début d’année, il était venu en Guinée, mais n’avait pas rencontré les officiels compte tenu des problèmes qu'il y avait dans le pays. C’est la première qu’il rencontre un officiel guinéen. On a parlé des prisonniers politique et beaucoup d’autres aspects de la vie politique nationale comme le dialogue. C’est vrai qu’aujourd’hui, il y a des problèmes entre la Guinée et l'Union européenne. C’est pourquoi, ils n’ont reçu aucun officiel guinéen. Et j’avoue que, c’est en tant que chef de file de l’opposition que j’ai été reçu à toutes les réunions.

Que vous a-t-il dit en ce qui concerne le sort des prisonniers politiques ?

Nous avons la même vision de se battre pour  la libération des prisonniers politiques. Il a salué tout ce que j’ai fait avec mon cabinet en faveur des détenus. Je ne savais pas qu’il était très renseigné sur moi. J'ai compris qu'il me suit à travers ce que je suis en train de faire. Il a beaucoup salué la démarche. Il m’a demandé comment décrisper la situation sociopolitique guinéenne. Ce qui était une question pertinente. On a aussi parlé de dialogue. Vous savez certains partis politiques dont l'Ufr et l'Anad  ont posé des préalables avant le dialogue et l'Ufdg qui exige l’ouverture du siège du parti et du bureau de son président. C’est vrai que je tente de faire asseoir tout le monde même s’il n’y a pas encore de dialogue depuis les élections passées. Je réitéré ma volonté de mobiliser l’opposition guinéenne pour ne pas qu’on aille en rang dispersé. Notre division fait l’affaire du pouvoir. Pour qu’on arrive à s’unir, il va falloir qu’on laisse nos querelles d’ego et défendre l’intérêt des populations qui souffrent. Puisque déjà l’élection est finie et bientôt ça fera un an depuis que le président est installé, il est temps de parler de l’avenir au lieu de continuer à dire qu'on ne pas reconnaîtles institutions. Cette situation n’arrange que le pouvoir.

Avez-vous évoqué le cas Sekou Koundouno, cible d’un mandat d’arrêt international ?

J’avoue que la question n’a pas été posée. On a plutôt parlé de l’ensemble de prisonniers. J’ai compris que le vœu de la France ce qu’on puisse trouver la solution entre Guinéens. Il s’agit de la Guinée, il ne s’agit pas d’Alpha Condé, de Cellou Dalein, de Mamadou Sylla ou de Sidya Touré. Il faut que nous ayons pitié du peuple qui souffre.

 

Abdoul Malick Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le Vendredi 27 août 2021 à 19:21