Affaire patient "abandonné" à Sino-Guinéen : "c’est archi faux…M. Cissé s’est évadé de l'hôpital"

Conakry

CONAKRY-Les responsables de l'hôpital Sino-guinéen viennent de répondre à M. Lansana Cissé Ibn Cheik, qui dit avoir été victime de non prise en charge et de tentative d’escroquerie de la part du personnel médical. Dans leur version des faits, Dr Yacouba Camara, Chef du service traumatologie et  Dr. Lounceny Camara affirment que tout ce que le patient a raconté est "archi-faux". Selon eux, M. Cissé s'est évadé de l'hôpital. Révélations.

 « Le service traumatologie a reçu M. Cissé le 25 mai 2021 par Dr Lounceny Camara. Après avoir examiné M. Cissé, il a posé le diagnostic de fracture luxation de l’épaule. Pour cette fraction luxation de l’épaule, il a mobilisé les anesthésistes et toute l’équipe qu’il faillait pour réduire cette luxation parce que c’est une urgence. Ils ont fait une tentative de réduction qui n’a pas marché ce jour-là. Le 26 mai, toute l’équipe de traumatologie étant à l’hôpital, il nous a informés parce que le 25, c’était un jour férié. Alors, le 26 il nous a informés de la situation, mais il se trouvait que le malade avait mangé. Il devrait être pris sous anesthésie générale. On a informé le malade de se préparer le 27 pour qu’on puisse l’opérer. Il n’avait pas mangé ce jour, on l’a envoyé au bloc pour faire ce qu’il faillait pour le malade. C’est-à-dire sous anesthésie générale, réduire la luxation qui était là et nous avons immobilisé le membre pour pouvoir le programmer pour une intervention chirurgicale sur l’épaule.

Le 28, quand le malade s’est complétement réveillé, je suis moi-même venu au chevet du malade pour lui dire que nous sommes parvenus à réduire la luxation, mais la fracture nécessite une opération. Il était dubitatif sur l’intervention. Mon adjoint, Dr Lounceny Camara est venu à la charge parce que c’est lui qui a reçu le malade. Il a essayé de le convaincre pour son opération, malheureusement le malade ne lui a pas donné une réponse affirmative ou négative. Nous avons continué à attendre. J’ai dit à Dr Lounceny comme il ne nous a pas donné une réponse affirmative, de toute façon mobilisons tout ce qu’l faut pour l’intervention chirurgicale. Et c’est ce qui fut fait.

Quand on a donné l’ordonnance au service financier et comptable, ils ont dit, pour opérer les malades de la société d’Assurance (UGAR), il faut obligatoirement qu’on les envoie une facture pro-forma, sinon ils ne vont pas le payer. Le financier, M. Kamano a envoyé la facture par mail, les gens d’UGAR l’ont-il reçu ou pas ? Je ne saurais le dire. Deux, trois jours, pas de réponse. Je suis revenu à la charge auprès de monsieur Kamano pour lui demander si les gens de l’UGAR lui ont répondu, il a dit non. C’était un lundi matin. C’est ainsi que je suis allé au chevet de monsieur Cissé pour lui demander de se mettre en contact avec le financier pour qu’on puisse accélérer parce que les interventions de l’épaule, il y a un délai qu’il faut respecter pour ne pas qu’on soit confronté à d’autres complications après. Il est allé voir M. Kamano. Le mardi matin je viens, on m’informe que le malade s’est évadé de l’hôpital. J’ai informé l’autorité de ce qui venait d’arriver.  C’est à notre fort étonnement que nous voyons les écrits sur la toile en disant du n’importe quoi sur l’hôpital.

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Le Directeur Général a pu le contacter pour tirer tout au clair. C’est ainsi qu’il nous a contactés avec le malade et nous sommes expliqués. Au finish, lui-même a dit que : ‘’si je dis que M. Lounceny et monsieur Yacouba m’ont fait du mal, j’aurai menti ils ont fait réellement leur boulot". On lui a demandé pourquoi il a fait ses écrits ? Il a dit que c’est parce qu’il était fâché, et son intervention n’a pas été faite. Je lui ai dit que ce n’est pas de notre faute. Car si l’UGAR, pour opérer leurs malades il faut se référer à eux, ce n’est pas de notre faute. Et même les malades qui viennent ici pour des consultations, lorsqu’ils le font, on fait les examens, le malade doit obligatoirement prendre les fiches au niveau de l’UGAR, de leur médecin conseil pour être orienté. C’est leur système, et on ne peut rien contre ça. Le DG lui a présenté des excuses… », a déclaré Dr Yacouba Camara, Chef du service traumatologie.

« On ne lui pas dit qu’on l’a opéré. Il y avait une luxation fracture, c’est celle-ci que nous avons réduite au bloc opératoire parce qu’il fallait le faire sous anesthésie générale. Qu’est-ce qui nous a retardé ? C’est du fait que nous ne sommes pas rentrés en possession de ce qu’il fallait, c’est ce qui a retardé l’intervention » a-t-il ajouté.

Dr Lounceny Camara, le médecin qui a reçu le patient ajoute : « lorsque monsieur Cissé est venu dans notre structure, lors du premier jour, je l’ai reçu. Je l’ai examiné et fait un bilan. Ce jour-là, l’anesthésiste qui devrait faire le boulot était rentré. C’est moi qui ai appelé l’ambulance pour aller chercher l’anesthésiste. Nous avons pris M. Cissé au bloc pour une réduction de sa fracture luxation de l’épaule. Il a été hospitalisé avec tous les papiers à l’appui. Le lendemain, j’ai informé mes collègues d’avoir un patient avec une fracture luxation de l’épaule. Lorsque nous avons fait la radio de contrôle, nous avons vu que la réduction que nous avions fait le premier jour était dérangé parce que le patient n’a pas accepté l’immobilisation.

Le sur lendemain, avec l’équipe chinoise, nous avons reçu M. Cissé au bloc pour réduire la luxation, ce n’était pas une opération. Parce que notre structure a une convention avec UGAR qui dit que quand nous recevons un malade de leur société, il faut qu’il certifie qu’on peut prendre leur malade. Nous ne pouvons pas agir sans qu’eux nous donnent l’accord. Bien que l’accord de l’UGAR n’était obtenu, nous avons jugé nécessaire d’entamer les autres processus, à savoir, avoir la prescription de l’implant devant servir à opérer M. Cissé. C’est moi-même qui ai envoyé la facture. Mais le financier n’a pas reçu une suite de l’UGAR. Le monsieur dit qu’il a fait trois semaines dans notre structure, c’est archi faux. Il a fait une semaine et la deuxième il s’est évadé. C’est quand il s’est évadé, il est parti à Ignace Deen après on a commencé à voir ses écrits. Lorsque le DG nous a confrontés, il a compris que le retard accusé n’était pas dû à notre responsabilité » a expliqué le traumatologue.

Siddy Koundara Diallo

Pour Africaguinee.com

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Créé le Jeudi 12 août 2021 à 10:26