Jeux Paralympiques de Tokyo : Zoom sur Kadiatou Bangoura et Bakoutoubou Dambakaté

Guinée
Bakoutoubou Dambakaté et Kadiatou Bangoura
Bakoutoubou Dambakaté et Kadiatou Bangoura

CONAKRY-Du 24 août au 5 septembre 2021, plus de 4400 athlètes vont s'affronter à Tokyo, lors des jeux paralympiques d'été. La Guinée sera au rendez-vous avec deux athlètes. D'abord prévus à la fin de l'été 2020, ils ont été reportés d'un an en raison de l'épidémie de coronavirus, comme les Jeux olympiques 2020.

Au programme, 22 disciplines parmi lesquelles l’athlétisme où figure les deux représentants guinéens à ces 18ème jeux paralympiques.

Votre quotidien en ligne Africaguinee.com est allé à la rencontre de Bakoutoubou Dambakaté, et de Kadiatou Bangoura. Ces deux sportifs qualifiés dans leurs disciplines respectives n’ont qu’une idée en tête : revenir du japon avec au moins une médaille dans chaque discipline où ils compétiront.

Portrait de ces deux sportifs…

Bakoutoubou Dambakaté, mal voyant a été victime d’une explosion de dynamite depuis l’âge de cinq ans. Né à Sangaredi il y’a trente ans, cet athlète costaud en dreadlocks a perdu partiellement la vue. Il vit depuis cet accident en France. Bakou, pour les intimes est un éducateur en pédopsychiatrie et a été sportif de haut niveau en équipe de France pour laquelle il a arboré le maillot jusqu’en 2020.  Désormais le natif de Sangaredi rencontré sur la piste d’athlétisme du stade de Nongo, compte défendre les couleurs de la Guinée pour ces 18ème joutes paralympiques de Tokyo sur la distance de 100 m hommes.

‘’ L’objectif pour moi, c’est de donner une autre image de la Guinée et de la rendre fière. Si on peut faire des sacrifices et perdre des avantages qu’on avait en équipe de France, cela ne me dérange pas sincèrement. J’ai 30 ans et j’ai envie d’offrir ce que je peux à la Guinée’’, nous a confié le qualifié directe et médaillé de bronze au meeting de Dubaï en 2019.

A l’opposé de Bakou, l’autre porte drapeau de la Guinée est la jeune fille Kadiatou Bangoura. Née à Fria vers la fin des années "90’’, cette jeune athlète souffre d’une atrophie du bras gauche, considérée comme un handicap. L’élève en terminale série mathématiques court sur les distances de 200 et 400 m. Elle a été médaillée d’or sur 400 m dames au meeting international paralympiques en 2020 aussi à Dubaï.

 

’Nous nous préparons très bien ici au stade de Nongo. Je m’entraine à aller à Tokyo pour faire une prestation victorieuse qu’aucun athlète guinéen n’ait accomplie jusque-là. Mon objectif est de revenir avec une médaille de ces jeux. Pour cela, je suis prête à défendre les couleurs  de la Guinée’’ nous a confié la jeune athlète.

Pour Diane Ousmane, secrétaire général du comité national paralympique de Guinée et chef de mission aux jeux de Tokyo, l’enjeu est de taille.

’Notre comité a mis le paquet pour qu’on arrive à un résultat satisfaisant à Tokyo.  Les athlètes sont dans des conditions optimales de préparation et d’hébergement. Tout ceci grâce aux bonnes volontés. L’espoir est permis et la Guinée peut rêver cette fois-ci de faire la différence afin d’accrocher une médaille paralympique qui est l’équivalent d’une médaille olympique’’, nous a confié Diane Ousmane, secrétaire général du comité national paralympique de Guinée.

Les Jeux paralympiques réunissent des athlètes en situation de handicap de tous les pays pour des épreuves handisports. Sont autorisés à y participer des athlètes handicapés physiques ou visuels ainsi que les athlètes handicapés mentaux. Ces olympiades sont organisées par le Comité international paralympique, et non pas par le Comité international olympique. Depuis 1988, les jeux paralympiques ont lieu tous les 4 ans quelques jours après les Jeux olympiques, dans la même ville hôte que ces derniers.

 

BAH Boubacar LOUDAH

Pour Africaguinee.com

Tel : (+224) 655 31 11 13

Créé le Mercredi 11 août 2021 à 12:51