Opposants écroués : "Ceux qui sont libérés sont de la même ethnie…"

Guinée
De gauche à droite en première ligne, Jacques Gbonimy, Edouard Zotomou Kpogomou, Cellou Dalein Diallo
De gauche à droite en première ligne, Jacques Gbonimy, Edouard Zotomou Kpogomou, Cellou Dalein Diallo

CONAKRY- L'élargissement conditionnel de Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé et Abdoulaye Bah, pour des raisons médicales, suscite encore des grincements de dents.

Jacques Gbonimy, un des vice-présidents de l'Alliance Nationale pour l'alternance démocratique (ANAD) a jeté un pavé dans la mare, indiquant que toutes les personnes libérées sont de la même ethnie. L’opposant voit une équation  ethno-stratégique visant à diviser l’opposition.

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« Les conditions de l’Anad par rapport à la libération des détenus n’ont pas été respectées par le Gouvernement. Ils ont libéré une partie et en même temps, ils ont arrêté Bogola Haba. On se réjouit de la libération des cadres, mais nous exigeons la libération de tous les autres. Toutes les personnes libérées sont de la même ethnie.  C’est une stratégie de diviser pour affaiblir l’opposition », a dénoncé M. Gbonimy, interrogé par un journaliste d'Africaguinee.com.

Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé et Abdoulaye Bah, quatre hauts responsables de l'UFDG ont été libérés pour des raisons médicales, le 16 juillet dernier, tandis qu'Etienne Soropgui arrêté dans les mêmes conditions qu'eux est resté en détention. Une équation  ethno-stratégique visant à diviser l’opposition, selon le président de l'UPG.

A suivre…

 

Africaguinee.com

Créé le Samedi 31 juillet 2021 à 12:35