Haute Guinée : le pire évité de justesse à Faranah…

Haute Guinée
Des violences entre deux établissements scolaires à Faranah
Des violences entre deux établissements scolaires à Faranah

FARANAH-Le pire a été évité de justesse dans la préfecture de Faranah, lorsque des élèves de deux écoles voisines (collège Niger et le lycée franco-arabe) situées dans la commune urbaine, se sont affrontés.

Ces violents affrontements ont causé des dégâts matériels importants. Au lycée franco-arabe, situé derrière le collège Niger de Faranah, toutes les fenêtres ont été arrachées et emportées. Les vitres brisées et la salle informatique saccagée, des ordinateurs endommagés. Bangaly Béré professeur de géographie et conseiller à l'orientation au lycée franco-arabe, explique les circonstances de cette bagarre :  

J'étais en train de dispenser le cours de géographie, entre 11h-12h. Derrière la fenêtre, il y avait un groupe de jeunes qui criait. J’ai ordonné au chef de classe d'aller leur dire de se calmer. Ce qui fut fait. Pendant ce temps, certains élèves ont commencé à insulter père et mère. Finalement, moi-même, je suis sorti pour calmer la situation, mais leurs camarades sont venus et certains voulaient se jeter sur moi.

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Immédiatement, je me suis dirigé vers leur direction.  J’ai trouvé que les responsables étaient en réunion. Tout d’un coup, les jets de pierre ont commencé. Ils ont arraché les fenêtres, détruit notre salle informatique. Mais le problème, c'est les toilettes construites derrière nos fenêtres. Chaque fois, ils viennent s'y arrêter en grand nombre pour perturber nos cours. Depuis la rénovation du collège Niger, on avait signalé ça, mais ils n'ont pas compris et voilà aujourd'hui les conséquences”, explique M. Berete.

Quant à Damany Kaba, principal du collège Niger, il dit ne rien savoir sur l’origine de ces violences. “Je n'en sais rien de cette situation. Je viens à peine d’arriver. J’étais à une réunion à la DPE 5direction préfectorale de l'Education).  C'est de là-bas qu'on m'a informé ce problème. Pour le moment, je n'ai rien à dire”.

Interrogés, les élèves des deux établissements s’accusent mutuellement, chacun rejetant la responsabilité des violences sur l’autre. Il a fallu l'intervention de la gendarmerie pour calmer la situation.

Depuis Faranah, Alpha Amadou Barry

Pour Africaguinee.com

Créé le Vendredi 22 janvier 2021 à 11:19

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