Crise postélectorale : La "galère" des transporteurs à Labé...

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Une gare routière à Labé, image d'archive
Une gare routière à Labé, image d'archive

CONAKRY-La crise postélectorale affecte plusieurs secteurs d'activités. A Labé, outre la paralysie des activités commerciales, le transport interurbain est drastiquement perturbé. De peur d'être attaqués, les chauffeurs sont obligés de garer leurs véhicules à cause des barricades toujours érigées sur la route, par endroits. Ce qui n'est pas sans conséquences sur leurs revenus. Aujourd'hui, la plus part d'entre eux tire le "diable par la queue". 

Responsable de la ligne Labé-Koundara, maitre Thierno Souleymane Diallo explique : « Les chauffeurs ont peur de voyager à cause des barrages. Dans un seul secteur tu peux trouver 3 à 4 barrages et tu es obligé de donner de l’argent pour pouvoir passer. Quand tu fais payer à un passager, avant d’atteindre ta destination finale, il ne te restera rien dans la poche. Donc, le voyage n’aura aucun intérêt. C’est la raison pour laquelle les chauffeurs ne voyagent pas», explique-t-il.

Même constat, sur la ligne Labé-Conakry. «Depuis la fin des élections, les chauffeurs et les citoyens ont peur de voyager. Tous les taxis sont à l’arrêt à l’intérieur du pays. Il n’y a pas d’activités. Certains chauffeurs profitent avec tous les risques parce qu’il y a des barrages et des troncs d’arbres. Les gens ne peuvent pas s’assoir comme ça. Ils vivent de ces voyages, mais le syndicat ne prend pas la responsabilité de leur sécurité », a laissé entendre Petit Barry.

 

Le secrétaire administratif du syndicat des transporteurs et mécanique générale Cntg Labé a déploré le comportement de certains transporteurs qui prennent de risque de voyager clandestinement. 

 

«D’abord, nous sommes démunis, on n’a même pas le prix du pain parce que les véhicules ne bougent pas. Vous savez le transport était perturbé depuis la Covid-19 et maintenant la crise postélectorale vient s’ajouter. Ceux qui viennent ici c’est pour partir dans les sous-préfectures, les gares routières sont fermées. Le transport interurbain constitue de risque parce qu’il y a assez de barrages, on peut attaquer ton véhicule. Il y a des véhicules qui sont stationnés au niveau des frontières. Depuis la Covid-19, les frontières sont fermées, certains taxis et gros porteurs sont bloqués là-bas», a déploré maitre Tanou Nadhel Diallo.

Thierno Oumar Tounkara

Pour Africaguinee.com

Créé le Mardi 10 novembre 2020 à 20:12

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