Manifestations contre le troisième mandat d'Ouattara: Au moins 3 morts en Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire
Des policiers déployés pour le maintien d'ordre à Abidjan
Des policiers déployés pour le maintien d'ordre à Abidjan

ABDIJAN-Les démons de la violence hantent à nouveau la Côte d'Ivoire, pays voisin à la Guinée, déchiré il y a juste dix ans par une crise postélectorale qui a fait 3000 morts. Ces dernières 48 heures ont été agitées à Abidjan alors que la présidentielle du 31 octobre s'annonce inquiétante.

Au moins trois personnes ont été tuées en Côte d'Ivoire dans des manifestations contre la candidature d'Alassane Dramane Ouattara (ADO) à un troisième mandat. Les heurts qui ont éclaté mardi dans les fiefs de l'ex président Henri Konan Bedié lui-même candidat, se sont poursuivis jeudi 13 août 20, touchant la capitale Abidjan. Un premier bilan provisoire fait état de 3 morts et des dégâts matériels importants.

Ces manifestations sont intervenues suite à un appel de l'opposition et de la société civile. Les autorités avaient interdit ces mouvements. Dans la journée du jeudi, des groupes de manifestants ont érigé des barricades et brûlé des pneus dans différents quartiers de la mégapole abidjanaise.

"Nous déplorons malheureusement trois pertes en vies humaines, des dégâts matériels assez importants ici et là", a déclaré jeudi soir le commissaire Bleu Charlemagne au journal télévisé de 20h sur la RTI 1, la télévision nationale.

Vague d'interpellations
 

Le porte-parole de la police nationale a ensuite précisé qu'une enquête est ouverte pour être beaucoup plus complet sur le bilan. Ce haut responsable de la police a annoncé qu'il y a eu au total 58 personnes interpellées dont 45 à Abidjan et 13 à l’intérieur du pays.

Peuplée d''environs 25 millions d'habitants, la Côte d'Ivoire qui a connu 10 ans de stabilité fragile, connait un regain de tension suite à la décision d'Alassane Drame Ouattara de briguer un troisième mandat alors qu'il avait annoncé quelques mois plutôt qu'il ne serait pas candidat. Mais la mort brutale de son premier ministre Amadou Gon Koulibaly l'a poussé à revenir sur sa décision.

A suivre…

Dillo Boubacar

Pour Africaguinee.com

 

Créé le Vendredi 14 août 2020 à 14:44