Guinée : Quand Damaro plagie mot pour mot le Roi Hassan II

Politique
Amadou Damaro Camara Président du parlement guinéen
Amadou Damaro Camara Président du parlement guinéen

CONAKRY-Amadou Damaro Camara, le président du Parlement guinéen, vient d’être pris en flagrant délit de plagiat. La remarque  a été faite par le célèbre satirique guinéen « Le Lynx » qui a fait observer que le discours de clôture de la première session parlementaire prononcé  le samedi 4 juillet 2020 par le président de l’Assemblée Nationale a été du vaste "copier-coller".

En réalité les rédacteurs du discours ont repris mot pour mot une large partie du discours  que le roi Hassan II du Maroc a tenu le 7 mai 1996 à l’Assemblée nationale française. Voici l’extrait plagié.

« Le constitutionnalisme naissant à la fin du 18ème siècle, avait rêvé de faire d’une constitution un livre révélé, défiant le temps et l’Histoire. Cependant, maints exemples dans le monde nous ont appris que sans qu’on ne change à tout moment les règles du jeu politique, il existe dans chaque nation, une capacité d’adaptation qui est riche de bons usages.
Les textes ne doivent donc pas être immuables. Ils ne doivent pas être davantage rigides.
Il faut certes une règle du jeu mais laquelle n’est pas une fin en soi. Le jeu lui-même n’en est pas une simple application.


 

Ce jeu est fait de rapports humains, entre les gouvernants et les gouvernés, entre les individus et les groupes sociaux, entre le pouvoir central et les collectivités décentralisées. Ce n’est pas un jeu de robot.
Une démocratie est par définition pluraliste. Elle suppose la pluralité des opinions, des partis, des organes de l’Etat, des niveaux d’administration, des organisations sociales ou syndicales. Des entreprises publiques et privées.
Tour à tour, les différents acteurs politiques doivent faire entendre leurs voix qui sont distinctes ou peuvent même être alternatives. Pourvu que sur l’essentiel, c’est-à-dire l’intégrité, l’indépendance et l’unité nationale, elles se retrouvent à l’unisson.
Et quand il s’agit des plus grandes questions et qu’il faille faire surgir de grandes décisions, sur lesquelles des acteurs politiques ne s’entendent pas, le peuple au nom duquel chacun croit agir doit s’exprimer.
Le processus le plus élaboré de consultation du peuple en démocratie est et demeure le référendum qui couronne la panoplie de moyens d’adaptation.
Les ressources du droit sont à la fois les racines, les fruits de la civilisation politique. Elles ne nous livrent pas des modèles, mais des expériences. Le profit en est partagé entre ceux qui les conduisent et ceux qui les observent… 
»

 

 

Créé le Mercredi 08 juillet 2020 à 13:43