Problématique de création de la monnaie "Eco": Alpha Condé perce l’abcès...

Economie
Alpha Condé et Alassane Ouattara
Alpha Condé et Alassane Ouattara

CONAKRY-Les Chef d’Etat de la CEDEAO ne sont pas sur la même longueur d’onde pour la création de la monnaie unique « l’Eco ».  Ce mardi 23 juin lors d'une Visioconférence organisée à cet effet, le dirigeant guinéen a clarifié la position de son pays sur cette question, dans un langage peu "diplomatique".

Connu pour langage direct, Alpha Condé a avertit que la Guinée ne va pas s’engager dans une aventure de monnaie unique sans avoir au préalable une idée claire de l’objectif.

« Je vous demande de prendre des initiatives pour que nous puissions avoir cette rencontre avec les 15 Chefs d’État afin de clarifier les choses. En aucun cas la Guinée ne saurait adhérer à une zone monétaire sans les 15 États de la CEDEAO. Cette position est claire », a tranché Alpha Condé, s’adressant à ses homologues de la Sierra Leone, la Gambie, le Liberia, le Ghana, et le Nigeria.

En effet, tout comme la Guinée, tous ces pays ont  leur propre monnaie. Il était question d’échanger sur la nouvelle monnaie « Eco » que les dirigeants ouest-africains comptent mettre en place. Alpha Condé invité leurs homologues de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) respecter leurs engagements.

« Il est important de clarifier les choses. La Guinée reste toujours dans l’esprit de la 56ème  session ordinaire. C’est-à-dire un panier de devises et de flexibilité (…)  L’intégration sous-régionale est fondamentale pour le développement de l’Afrique de l’Ouest. Il m’a semblé que, lors du dernier sommet de l’Union africaine, la question était résolue et une déclaration proposée par le Président Alhassane Ouattara ressortait à l’esprit un Eco à 15 États, à moins que je ne me trompe. Il est extrêmement important que nous arrivions à mettre en place l’Eco », a-t-il lancé, avant d’exprimer sa surprise face à l’attitude de ses « frères » de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine).

« Nous avons été un peu surpris de la déclaration d’Abidjan et dernièrement de celle de Paris. Donc, il est extrêmement important pour clarifier les choses que le Président du Ghana demande une visioconférence entre les 15 Chefs d’État », préconise Alpha Condé.

A suivre…

Diallo Boubacar

Pour Africaguinee.com

Créé le Mercredi 24 juin 2020 à 15:26