Co-organisation de la CAN 2025 : Bantama Sow et Antonio Souaré à couteaux tirés ?

Football
Antonio Souaré, président de la féguifoot et Bantama Sow, ministre des Sports
Antonio Souaré, président de la féguifoot et Bantama Sow, ministre des Sports

CONAKRY- L’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de Football (CAN) 2025, obtenu au ‘’forceps’’ par la Guinée  des mains de la Confédération Africaine de Football fait encore débats. Cette-fois la controverse est ravivée par la dernière sortie médiatique du président de la Fédération Guinéenne de Football et vice-président du COCAN 2025, Mamadou Antonio Souaré qui s’est confié à un journal sportif Sénégalais.

Alors que le ministre des Sports de Guinée, Sanoussi Bantama Sow a battu en brèche toute idée de co-organiser cette biennale du football africain avec le Sénégal, Antonio Souaré n’a pas écarté cette option, qui selon lui pourraient être envisagée par les gouvernements guinéen et sénégalais.

Cette idée émise par le patron de la Féguifoot sonne comme une dénégation aux yeux de certains observateurs alors que son département de tutelle a déjà tranché sur cette affaire, déclarant que la Guinée ne va pas "s’acoquiner" avec le Sénégal pour l’organisation de cette compétition, la plus prestigieuse du continent.

Le ministre des Sports,  lors d’une cérémonie de présentation de vœux de nouvel an avait  affirmé à qui voulait l’entendre que la CAN 2025 est une occasion pour la Guinée de sortir des problèmes d'infrastructures. « La Guinée ne peut pas se camoufler derrière un pays pour dire que nous allons juste organiser la fête. Nous allons profiter de la CAN 2025 pour réaliser les infrastructures dans les plus grandes villes de notre pays. C’est soit la Guinée n’est pas prête à organiser, soit nous sommes prêts à organiser et nous l’assumerons’’, avait tranché à l’époque Sanoussy Bantama Sow.

Une chose qu’avait bien entendu regretté Matar Ba, ministre des sports du Sénégal, qui se disait être surpris qu’une voix officielle rejette une collaboration pour organiser une Coupe d’Afrique.

‘’ Ce sont deux présidents de fédération [Augustin Senghor et son homologue guinéen Antonio Souaré] qui ont émis cette idée de co-organisation. Cette idée n’a jamais été formelle, ni officielle’ martelait le ministre sénégalais des sports.

La récente sortie d’Antonio Souaré a été largement commentée dans la presse sportive ces derniers jours. Face à la controverse, son conseiller personnel, dans une tribune  a déclaré que les propos de son ‘’ patron’’ Souaré n’ont aucun caractère belliqueux, et ne sauraient alimenter aucune polémique, aucune contradiction encore moins une confrontation avec le ministre Bantama Sow, président du COCAN guinéen et, à ce titre, Maître d’ouvrage délégué du Gouvernement dans la conception, le suivi et la concrétisation de ce projet sportif de grande portée.

Selon Abdoulaye Condé, que certains plaident pour une co-organisation entre la Guinée et le Sénégal ou un autre pays, c’est tout à fait leur droit. Cette décision n’appartient qu’à l’État guinéen uniquement et c’est à lui d’en décider, a-t-il martelé.

‘’ L’Etat guinéen demeure le seul compétent, souverain et incontournable en la matière. Dans son interview, le Président Antonio Souaré n’a pas dit autre chose’’ a-t-il précisé.

La question qui taraude désormais les esprits, c’est ce jeu de ‘’ping-pong’’ entre ces acteurs du football guinéen, quand on sait que cette échéance est déjà proche et qu’aucune activité allant dans le sens de réalisation d’infrastructures sportives n’est en vue. Le spectre d’un retrait de ce tournoi des mains de la Guinée est d’ailleurs sur toutes les lèvres.

Pour les mordus du cuir rond, l’exemple le plus frappant  est celui du Cameroun qui s’est vu retirer l’organisation de l’édition 2019 à cause du retard dans la construction de ses infrastructures.

Cet ‘’appel’’  d’Antonio Souaré, ‘’corrobore’’ d’ailleurs avec les  souhaits de plusieurs experts de la CAF  qui avaient appelés les Etats africains à privilégier la co-organisation pour se donner plus de chance de l’accueillir car les candidats à l’organisation de cette biennale doivent avoir des infrastructures pouvant accueillir plus d’une vingtaine d’équipes nationales, leurs supporters et délégations tout azimut.

Candidate à une CAN à 16 équipes, la Guinée à l’instar du Cameroun et de la Côte-d’Ivoire a été obligée de réadapter son cahier de charges pour une compétions désormais prévue pour 24 équipes.

Affaire à suivre…

BAH Boubacar LOUDAH

Pour Africaguinee.com

Tel : (+224) 655 31 11 13

 

Créé le Jeudi 21 mai 2020 à 12:17

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