Conakry : des échauffourées éclatent entre élèves et forces de l'ordre…

Grève des enseignants

CONAKRY-La grève des enseignants continue de perturber les cours dans certaines écoles à Conakry et dans des villes de l’intérieur du pays. Ce lundi 17 février 2020, de nombreux  élèves ont manifesté le matin à la Carrière, un quartier de la commune de Matam. 

Des échauffourées ont éclaté entre ces élèves en colère et les forces de l'ordre. Selon nos informations, ces manifestants qui exigent  le retour des enseignants dans leur école, se sont attaqués au collège Carrière par des jets de pierres. Interrogé, un professeur du Collège Carrière nous a confié que les agents de la police sont  en train de pourchasser ces élèves qui ont déjà cassé un véhicule. 

« Nous sommes attaqués. Nous avons reçu la visite inopinée d’élèves qui sont  venus nous jeter des pierres. Nous avons réussi à canaliser nos élèves jusqu'à ce que la sécurité revienne. Bien avant l’attaque, on a trouvé des œufs pourris devant l’entrée de nos bureaux  et des talismans devant les salles de classes. Nous étions en train de résoudre ce problème quand  ils ont commencé à jeter des cailloux. Les dégâts sont là,  la voiture de mon principal est callaissé. Les policiers sont en train de poursuivre ces manifestants », a déclaré un enseignant dudit collège.

A Labé également ce lundi matin, les cours ont été à nouveau perturbés par des  élèves en colère qui ont constaté l'absence de leurs maîtres dans les écoles. Pour exprimer leur ras-le-bol, ils sont allés vers d'autres écoles pour empêcher ceux-là de tenir les cours. Des agents de sécurité sont sortis sillonner les zones touchées sans faire d'usage de gaz lacrymogène, a constaté sur place africaguinee.com. 

Des élèves venus des collèges Thyndel et Wouro ont réussi à sortir ceux du collège Konkola et du groupe scolaire St André avec des jets de pierres. « Soit tout le monde reprend les cours, soit aucune école ne fait cours. Nous sommes tous des fils de ce pays », a  lancé un manifestant. 

Par mesure de prudence, d'autres écoles qui n’ont pourtant pas été attaquées ont préféré libérer les élèves. « Nous avons déjà pris des dispositions pour éviter le pire. Nous avons laissé les enfants rentrer chez eux », indique un responsable d'une école privée, interrogé par un journaliste d’Africaguinee.com. 

 

Bah Aissatou

Pour Africaguinee.com

Tél : (+224) 655 31 11 14

Créé le Lundi 17 Février 2020 à 11:52

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