Saisine de la justice de la CEDEAO : l’Agent Judiciaire de l’Etat "répond" à Sanoh et Cie

Justice
Maître Mory Doumbouya, Agent Judiciaire de l'Etat
Maître Mory Doumbouya, Agent Judiciaire de l'Etat

CONAKRY-Les responsables du front qui lutte contre le changement constitutionnel en Guinée se tournent vers les juridictions sous-régionales.Condamnés à des peines allant de six mois à un an d’emprisonnement, les leaders du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont saisi la Cour de Justice de la CEDEO.

Interrogé sur cette saisine, l’agent judicaire de l’Etat a confié qu’il n’a pas encore reçu notification de cette requête. Mais à priori, maitre Mory Doumbouya trouve  la démarche des responsables du FNDC "incohérente".

 « Pour l’instant l’Etat guinéen n’a reçu aucune notification de cette requête. J’ai appris l’information par voie de presse. Mais à priori je trouve la démarche manifestement peu cohérente parce que ces leaders là avaient la liberté de suspecter l’impartialité des juridictions nationales. Mais en acceptant de se faire juger et même exercer les voies de recours contre la décision, je trouve la saisine de la cour de justice de la CEDEAO peu objective », a déclaré maitre Mory Doumbouya.

Abdourahmane Sanoh, Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo, Mamadou Baïllo Barry, Alpha Soumah et compagnie accuseraient l’Etat guinéen de "violation de domicile, de privation de droit à la liberté individuelle, de réunion, d’opinion, d’expression et de manifestation". Depuis leur condamnation, les appels se sont multipliés au plan national et international pour leur libération.

Promettant de réagir  au cas où une notification lui parvenait, maitre Mory Doumbouya prévient d'ores et déjà que ce n’est pas à la Cour de la CEDEAO d’ordonner la libération de ces plaignants.

« Quand nous recevrons la notification, nous allons en fonction des moyens qui seront développés dans leur requête, déposer des mémoires réguliers. De toute façon ce n’est pas la Cour de Justice de la CEDEAO qui va ordonner la mise en liberté de ces personnes… mais lorsque nous recevrons la notification, nous allons réagir », a promis l’agent judiciaire de l’Etat.

Dossier à suivre…

Diallo Boubacar 1

Pour Affricaguinee.com

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Créé le Vendredi 01 novembre 2019 à 16:51