Ville-morte en Guinée : Nos constats en images à Conakry…

Ville Morte
Une vue du grand marché Madina
Une vue du grand marché Madina

CONAKRY-Le front national pour la défense de la Constitution (FNDC) a lancé hier soir un mot d’ordre demandant aux citoyens d'observer une ville-morte sur toute l’étendue du territoire national ce jeudi 17 octobre 2019. L’objectif vise à protester contre le changement de la Constitution.  L’appel a-t-il été suivi ? Nos constats à  Conakry.

Si la circulation a timidement repris ce jeudi 17 octobre 2019 sur l’autoroute le Prince, les activités commerciales sont toujours en berne. Les Boutiques et les magasins qui font face à la grande voie sont fermés. Les traces des  violences sont perceptibles sur la chaussée qui ressemble à un vaste champ de ruine. Les débris de cailloux et de cendre des pneus consumés sur le goudron sont visibles. Par contre on remarque encore une forte présence des forces de l’ordre notamment dans les endroits réputés chauds. Des mambas de la police et des pickups sont stationnés tout au long de l’axe Cosa-Bambéto-Hamdallaye. La circulation est fluide.

Sur la corniche nord Taouyah-Kipé-Kaporo, la circulation est fluide alors que certains échoppes sont ouverts d’autres fermés. La journée ville morte appelée par le FNDC a été partiellement suivie sur ce tronçon. Les principaux marchés qui se trouvent sur cet axe ont partiellement ouvert. Les étals et le petit commerce accueillent les rares clients. Sur la principale artère l'embouteillage est apparent sur certains endroits.

Au sud, sur l’autoroute Fidèle Castro, la circulation a repris son cours normal avec des embouteillages  par endroits notamment à Entag. Une forte affluence est observée sur l'autoroute Fidel Castro sur le tronçon Lansanaya-Enta-Matoto. De nombreux boutiques et magasins sont ouverts. Les citoyens vaquent à leurs affaires librement.

Visiblement cet appel lancé par le FNDC n’a pas été suivi au marché de Entag. Une commerçante nous a confié qu'il faut qu'elle sorte pour subvenir aux besoins de sa famille. « Il faut que nous vendions pour subvenir aux besoins de notre famille. On ne peux pas rester à la maison trois jours de suite », lance-t-elle assise devant étal.

Dans la commune de Kaloum, les activités ont tourné normalement selon les constats de notre reporter. L’administration et les  banques ont fonctionné. Mais au grand marché de Madina, le constat était plutôt mitigé. Les grands centres commerciaux n’ont pas retrouvé leur rythme normal. Les petits commerces ont par contre repris leur cours normal. Certaines boutiques sont ouvertes.

La rédaction

Créé le Jeudi 17 octobre 2019 à 17:32