Examens nationaux : Abdoulaye Dianrougha Diallo répond à Aboubacar Soumah…

Examens nationaux
Abdoulaye Dianrougha Diallo
Abdoulaye Dianrougha Diallo

CONAKRY-Abdoulaye Dianrougha Diallo, président du Jury national au baccalauréat unique 2019, vient de répondre aux détracteurs de l’organisation des examens nationaux. Même s’il admet les résultats enregistrés cette année ne font pas « honneur », ce cadre du département de l’Education soutient que les examens sont performants. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, le directeur national de l’enseignement secondaire général a aussi répondu aux accusations d’Aboubacar Soumah, le leader du Syndicat Libre des Enseignants Chercheurs de Guinée. Exclusif !!!

AFRICAGUINEE.COM : Les résultats des examens nationaux session 2019 ont suscité assez de controverses à cause notamment du taux record d’échecs. Que répondez-vous ?

ABDOULAYE DIANROUGHA DIALLO :Les examens qui se déroulent en fin d’années scolaires sanctionnent la fin d’un cycle. Quand on arrive au CM2, on passe un examen pour aller au collège où 4 ans après on arrive en fin de cycle, on passe le BEPC. Et quand on arrive en terminal on fini le cycle du lycée, on fait l’examen du baccalauréat qui est le plus prestigieux. C’est l’examen qui permet à l’individu d’avoir une orientation beaucoup plus claire et importante dans sa vie. Soit il va à l’université, soit il va dans l’enseignement professionnel. En tout cas il choisit un chemin pour sa vie. Donc, ces examens se déroulent dans de bonnes conditions. Depuis des années, le Gouvernement cherche à améliorer la qualité du déroulement de ces examens et du traitement du travail des candidats. On a commencé d’abord par la tolérance zéro qui continue toujours. On était à deux baccalauréats à un moment de l’histoire de notre République, après on est venu à un bac unique. Avec l’introduction des moyennes annuelles au baccalauréat jusqu’en 2016, compte tenu du taux de l’influence de ces moyennes annuelles et la fraude qui s’organisait dans cette évaluation, le Gouvernement a décidé de tenir compte uniquement des notes obtenues au baccalauréat par les candidats. 

C’est ainsi que le baccalauréat de 2017 a été organisé et les moyennes de cours ne sont pas rentrées en ligne de compte. Nous avons eu à peu près 27% d’admis. Alors que si je prends en 2011, Dr Ibrahima Kourouma avait demandé à avoir les moyennes du bac sans les moyennes annuelles, on était autour de 11% à 12%, c’est en ajoutant les moyennes annuelles qu’il y a eu plus d’admis. En 2016, il a été constaté que des candidats qui avaient de faibles moyennes au bac étaient déclarés admis. Parce qu’avec une moyenne de 8 si vous avez 16 à la moyenne annuelle, vous êtes d’office admis. On est revenu sur ces moyennes annuelles. Et depuis 2017, ces moyennes ont été éliminées du calcul du bac. En 2017 on a eu 27% et en 2018 on a eu 26% d’admis (…). 

Ce qu’il faut noter aussi, c’est que depuis 2016, le système éducatif est très perturbé par des grèves et mouvements récurrents. Qu’à cela ne tienne, le Gouvernement fait le maximum de lui-même pour que les cours se tiennent parce qu’à l’examen, ce n’est pas de savoir si tout les programmes ont été achevés c’est de savoir est-ce que les élèves ont compris ce qu’on les a enseigné parce que le ministère se battra toujours pour que les programmes soient achevés. Maintenant, l’examen prouve qu’ils ont bien compris ce qu’il a été enseigné.  

L’année dernière, il y a eu un contrôle des copies dans les zones où on a enregistré 93% d’admis à l’entrée en 7èmeannée. Le ministre a mis une commission sur pied qui est allée sur le terrain constater des faits qui ne sont pas honorables. C’est-à-dire dans des zones où on a donné une note de base à toutes les copies y compris mêmes les absents. Ce qui fait que les gens ont obtenu des notes très élevées. C’est une sorte de fraude organisée. Puisque que si dans ne zone on peut prendre une note de base de 3 et une autre on commence à zéro, cela veut dire qu’il y a une injustice. Et le ministre a dit que cette année 2019 il veut des commissions qui accompagnent les structures déconcentrées dans cette évaluation. Et elles ont commencé depuis le déroulement des examens jusqu’à la sortie des résultats. Celle-ci veille sur la correction, les saisies, le contrôle de tous les examens, etc.  

Au baccalauréat qui est l’examen le plus prestigieux, il y a différents centres qui sont présidés par des différents responsables. Dans chaque centre d’examen, il y a un président, un chef, un secrétariat. Cette année on avait plus de 300 centres. Bien avant, il y a eu des ateliers régionaux où chaque localité vient partager avec les autres les difficultés qu’elle a, et les solutions sont proposées avec des recommandations claires sur le déroulement des examens. C’est à ces ateliers que toutes les décisions sont prises et entérinées par le niveau central. Avant ces ateliers, le ministre a sillonné tout le pays et a rencontré les responsables locaux pour leur dire quelle est la vision qu’il a de l’organisation des cours, des évaluations et des examens. 

Quand on finit avec les centres où il y a toute une panoplie de responsables qui veillent pour que les examens se passent dans les meilleures conditions, les copies du baccalauréat arrivent à Conakry où il y a un centre unique de correction. Les correcteurs viennent de tout le pays, c’est les chefs d’établissements qui donnent la liste de leurs professeurs qui évoluent en terminal et qui ont tenu ces programmes, qui sont choisis pour corriger le baccalauréat. Nous sommes le seul pays qui faisons la double correction. Voilà comment nous corrigeons pour éviter toute injustice. Ces notes corrigées, reportées, calculées sont contrôlées par un jury de corrections qui est sur place, qui évalue le travail qui a été fait et qui contrôle les notes reportées pour savoir s’il n’y a pas eu d’erreurs de report.  

Donc, si la commission de correction apprécie le report des notes et pense que c’est bien fait, alors elle valide le travail qui est transmis à l’équipe de saisie et ils vont saisir ces notes. Ces différentes notes saisies sont tirées et comparées au manuscrit. Il y a un autre contrôle qui se fait après la saisie en comparant les notes saisies aux notes manuscrites. S’il y a des erreurs, elles sont corrigées toute suite.  Il faut noter que chez nous chaque PV a un numéro d’anonymat. Autant de numéros d’anonymat que de matières. On a 7 matières par profil au bac et chaque matière à un numéro anonymat qui empêche le correcteur de savoir quel candidat il a affaire.  C’est le travail qui est fait au niveau de tous les examens nationaux.  Une fois que les notes saisies sont contrôlées, elles sont corrigées et validées. C’est après cela qu’on calcul les moyennes de chaque candidat.

Cette année le Gouvernement a fait appel à des enseignants contractuels pour dispenser les cours en lieu et place des enseignants titulaires qui étaient en grève. Cela n’explique-t-il pas ce pourcentage d’échec record dans ces examens ?

Non ! Vous savez le souci du département c’est de réussir l’enseignement apprentissage en classe. C’est la classe qui est l’élément principal pour le département. Quand les enseignants titulaires sont allés en grève, il fallait toute suite occuper les jeunes mais ce n’est cela seulement. Quand vous faites trois mois de vacances, vous revenez à l’ouverture vous avez envie de reprendre les études, après vous vous retrouvez trois mois encore sans études, pour des jeunes c’est énorme. Ça joue sur la mentalité et même quand vous reprenez, vous avez des difficultés à vous réadapter à cette nouvelle situation. C’est ça le grand danger. Déjà on reconnait aujourd’hui, les perturbations des écoles sont devenues récurrentes et cela ne peut amener les enfants à réussir et à mieux apprendre. Cela joue sur tous les niveaux dans l’enseignement. 

Donc depuis 2016, il y a eu des perturbations mais elles ont été beaucoup plus importantes en 2018 et 2019 parce que c’est là qu’on est resté d’affilée trois mois dans les perturbations. Quelque part, il y a des effets négatifs qui jouent sur la mentalité de l’apprentissage des élèves. On ne peut pas dire que c’est la grève seule qui est responsable. Non. Aujourd’hui, ces résultats interpellent tout le monde. Mais aucun syndicat ne doit se taper la poitrine pour dire que je ne suis pas responsable. Parce que c’est le travail des enseignants, ce sont leurs efforts qui sont sanctionnés. Si  dans 100 élèves, il n’y a que 20 qui ont la moyenne à l’examen, cela veut dire que l’enseignant a échoué à 80% dans son travail. 

L’on constate des taux d’admissions record au niveau des classes intermédiaires alors que c’est le contraire au niveau des examens. Comment expliquer ce paradoxe ?

C’est l’une des batailles que le ministre demande à entamer dès l’ouverture prochaine. C’est de s’assurer que les évaluations courantes dans l’année sont assez sérieuses par un suivi constant pour amener les enseignants à faire de bonnes évaluations. C’est-à-dire de s’assurer du niveau de connaissance, d’apprentissage des élèves parce qu’on se rend compte qu’un enfant qui passe en classe supérieur du CP jusqu’au CM2  est supposé qu’il comprend  à 50% de ce qu’il apprend. Mais l’enseignant qui fait ce travail, il faut le suivre, qu’il se rende compte qu’il s’autoévalue dans l’évaluation de ses élèves. Autrement dit, qu’il ne soucie pas seulement de faire son programme mais qu’il se soucie aussi du niveau d’acquisition de connaissances de ses élèves.  Donc c’est un autre cheval de bataille à partir de l’ouverture prochaine. D’abord, il y aura des séances de sensibilisation et de travail pour faire des évaluations plus sérieuses afin que tout enfant qui passe en classe supérieure mérite. 

Aujourd’hui, ces résultats interpellent les parents d’élèves, le département, les enseignants et responsables à tous les niveaux surtout les syndicats en grande partie. Parce qu’il faut que les syndicats comprennent que l’une de leur mission est d’amener les enseignants à faire correctement leur travail.  Le souci du syndicat ne doit pas être seulement à chercher des ressources.  C’est aussi de concourir à l’amélioration du niveau de compétence de l’enseignant. Autrement, revendiquer que les enseignants soient mieux formés. 

Est-ce qu’il y a-t-il une politique  qui est mise en place par le département  dans ce sens aujourd’hui? 

 Il y a une politique au niveau du ministère pour le renforcement de capacité des enseignants.   Le ministre l’a dit. Même le recrutement qui doit être fait, les cadres qui seront recrutés seront formés avant qu’ils aillent en classe. Leur compétence sont évaluée pour savoir qui va enseigner quoi et où.  On est sur cette stratégie et il y a une commission qui est mise sur pied.

Certains enseignants se plaignent du surmenage depuis qu’il y a eu cette réforme qui les oblige à évaluer les élèves à la fin de chaque mois. Selon vous est-ce une force ou un autre handicap ? 

Vous souviendrez que Dr Ibrahima Kourouma  avait dit deux évaluations par mois. Mais, c’est depuis Mme Aicha Bah que l’acte existe. Un arrêté demande à chaque enseignant de donner deux notes par élèves. Vous  avez une note écrite par mois  et vous avez des notes orales. Un  bon enseignant à chaque fois qu’il rentre en classe il fait des évaluations. Il faut qu’il s’assure que ce qu’il enseigne est compris par ces élèves  avant de passer à un autre  sujet. Tout cela c’est rendre le système performant. Mais il faut que tout le monde s’y mette, que les parents poussent les enfants à étudier et que l’enseignant se remette en cause pour dire attention ces résultats m’interpellent. Autrement dit c’est mon travail qui est sanctionné. Il ne faut pas chercher l’amalgame pour dire, ils ont triché, c’est une bassesse de penser comme ça. Il faut se mettre au travail pour améliorer le rendement.

Parlant du bac dont les résultats font beaucoup de polémique, certains parlent de résultats politiques. Que répondez-vous ? 

En 2015, le Gouvernement a orienté dans les universités privées parce que le taux de réussite au baccalauréat ne pouvait pas permettre aux universités publiques d’orienter  tout le monde au publique.  En 2016, l’enseignement supérieur a réagi par rapport aux notes de cours. On a vu des gens qui avaient 8 de moyenne, 7 de moyenne au bac et qui sont admis. Mais à partir de 2017, si vous avez 20 mille admis ou 30 mille admis et que les universités publiques peuvent recevoir  cet effectif, vous allez les orienter au privé juste pour payer de l’argent du contribuable alors qu’on a besoin de construire des universités et des écoles, on  a besoin d’avoir un enseignement plus performant ?  Si le taux s’améliore et que le gouvernement se rend compte que ses universités ne peuvent pas recevoir tout cet effectif on va orienter le surplus dans le privé. Mais on ne va se mettre dans de petites considérations et de bassesses. Il ne faut pas dire que c’est une politique pour tuer les universités privées. Personne n’a ouvert une université privée pour avoir l’argent de l’Etat.  J’ouvre une université privée pour les  étudiants dont les parents peuvent payer la scolarité. 

Il y a des étudiants qu’on oriente aux universités publiques  et qui préfèrent aller au privé parce qu’ils ne sont pas dans l’option de leur préférence. L’Etat ne disperse pas ses efforts comme ça. Si demain on a 50% d’admis au baccalauréat et sans que les universités publiques ne soient capables de prendre tout ce monde, l’Etat va négocier avec le privé pour orienter les étudiants là-bas. Il faut que les gens arrêtent de fabriquer des informations pour amuser la galerie.  L’Etat ne peut pas envisager une politique comme ça. On a remercié le privé parce que c’est un appui fort pour l’Etat.  Il ne faut pas qu’on politise ce qui se passe dans l’enseignement. Parce que c’est l’affaire de tout le monde. Autant l’enseignement est performant, autant le pays se portera mieux. Je le dis aujourd’hui, les examens sont performants, on corrige et on contrôle  très bien et en deux semaines on a  les résultats. Avant c’était un mois et demi pour corriger et on se penche sur une délibération.   Aujourd’hui, est en train de réfléchir sur les évaluations courantes pour que ne passe en classes supérieures que l’élève qui mérite.  L’examen s’est bien passé mais on ne peut pas dire qu’on est fier des résultats obtenus. On va tirer les leçons.

Aboubacar Soumah le leader du SLECG accuse les autorités de l’Education d’avoir favoriseé es candidats de certaines régions au détriment des autres. C’est ce qui justifierait selon lui,le fait  que le plus grand nombre de lauréats  est venu de cette contrée. Que répondez-vous ? 

Je n’aime pas répondre du berger à la bergère. Je suppose que quand tu manques d’informations, tu vas à la recherche de l’information avant de parler. Il ne faut pas accuser pour accuser. Il ne faut pas parler pour parler. Nous avons entendu les lauréats s’exprimer et on voit que c’est des enfants qui méritent. Maintenant dire que des gens ont corrigé des sujets, les élèves ont recopié, et que c’est politique, cette région où on dit il y a plus de lauréats est-elle supérieure à Kouroussa ? Il faut voir les résultats de Kouroussa ! Pourquoi choisir cette préfecture et laisser l’autre puisque c’est dans la même région ?  Il ne faut pas tomber aussi bas. C’est un examen national, le baccalauréat. Et le traitement  du baccalauréat se fait sur la base du code qu’on appelle anonymat. Même si j’ai la copie de mon enfant à la correction je ne peux pas connaitre.  C’est des histoires ça ! L’Etat n’a aucun intérêt à faire cela.  Mais comment on peut s’asseoir pour faire cela ? C’est manquer de culture et de bon sens.  

L’année dernière, il y a un centre qui avait fait  beaucoup d’admis, le ministre m’a dit d’aller voir, de comparer les copies. La réponse que je lui ai donnée si c’est des enfants qu’on a aidé, alors c’est des enfants super intelligents. Parce que les copies ne se ressemblent pas, le contenu est divers et ce n’est pas les mêmes phrases. Ce n’est pas possible. C’est pour vous dire, il  faut avoir un peu de morale. Les gens qu’on envoie pour les examens, c’est des hauts cadres qui président ces centres.  Il peut  y avoir un ou deux cas de fraudes et qu’on élimine mais on ne peut frauder dans  tout un centre encore moins une préfecture. On ne peut pas dire qu’il n’y a pas de gens honnêtes dans toute une préfecture pour dénoncer pour arrêter cela avant que les examens avancent. 

Vous admettez tout de même que des élèves qui ont été pris avec des téléphones portables dans les salles de classes pendant l’examen…

Ces élèves et ces surveillants ont été éliminés. C’est la sanction ! Où est le problème ? Tout individu qui est pris en train de faire la fraude, est éliminé. J’ai pris quelqu’un la dernière fois dans un centre de Boffa, j’ai éliminé le candidat. C’est lui qui avait photographié le sujet sur sa table pour balancer.  Et cette année, j’ai suivi ces deux surveillantes, elles n’ont pas surveillé et pendant cinq ans elles ne vont pas surveiller.  La sanction tombe. La fraude elle existe partout, même sur les billets de banques. On se bat pour réduire le maximum possible les mauvaises intentions pendant les examens. Mais qu’on ne nous traite pas de tout à cause d’un cas de fraude.

Il y a eu une fuite du sujet de français pour l’option sciences sociales. Où en est-on dans les enquêtes ? 

Le problème de fuite ce n’est pas de l’extraordinaire, on se bat pour qu’il ait jamais de fuite.  Pour ce qui est de l’épreuve de français, les enquêtes se poursuivent. O va savoir d’où c’est parti ?  Mais vous avez vu que tout de suite, des dispositions ont été prises pour que cette fuite n’impact pas l’examen. (…)  Depuis le temps de Dr Ibrahima Kourouma, on a un sujet A et B pour justement palier à cette histoire de fuite. Mais la fuite la plus importante qu’on a eu c’est la fuite du baccalauréat de 2000.  Mais depuis cela la bataille a été menée pour réduire le maximum possible et empêcher la fuite des épreuves. Et aujourd’hui on est à ce stade-là.  Des efforts sont en train d’être faits et on espère qu’on saura d’où c’est parti. 

Auriez-vous un appel à lancer ? 

Ce que je vais demander aux enseignants, l’évaluation de leurs élèves les incombent.   Il faut être plus rigoureux dans les passages intermédiaires des élèves.  Les enseignants doivent redoubler d’efforts et savoir que le niveau de vie a changé positivement. Aux parents d’élèves,  le  devoir de suivi les incombe. Il faut amener les enfants à plus de sérieux à l’école, de savoir qu’ils ont une forte responsabilité dans la réussite de leurs enfants. Quant à la société, il faut savoir que l’école c’est le pilier autour duquel on s’accroche pour bâtir une nation forte. Il faut que tout le monde concoure à la réussite de l’école. La société civile doit s’impliquer fortement à l’amélioration de la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage, et amener l’enseignant à prendre conscience de l’état de l’école. 

Aux élèves, tous les candidats qui ont échoué, il faut qu’ils prennent courage. L’échec ne doit pas détruire un homme fort.  Ils doivent se mettre au travail et prendre leur avenir en main.  Il faut dire aux syndicats de se battre pour que les enseignants aient des compétences requises. Il faut que le syndicat apprenne qu’il est un partenaire du département. Je dis à tout le monde de tirer les leçons de ces résultats et envisager des solutions pour un avenir meilleur. 

 

Interview réalisée par Diallo Boubacar 

Et Bah Aissatou pour Africaguinee.com

Tél. : (00224) 655 311 112

Créé le Jeudi 15 août 2019 à 11:32