Damaro Camara : « Ce que la France a demandé… »

Appel de la France à l'endroit des acteurs politiques guinéens

CONAKRY- L’appel de la France à l’endroit des acteurs politiques guinéens sera t-il entendu par la majorité présidentielle ? Interrogé ce lundi 15 juillet 2019 par notre rédaction sur cet appel du diplomate français en poste à Conakry, Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire RPG arc-en-ciel, a rappelé que la France est un pays « ami » de la Guinée. Le parlementaire observe cependant qu’il ne voit pas la nécessité d’aller de nouveau à un dialogue pour faire des accords en violant les lois guinéennes. 

« La France est un pays ami. Nos relations de coopération sont au beau-fixe. La France est impliquée dans le comité de suivi, dans les négociations inter-guinéennes. Je vois son message comme un conseil. Ceci dit, tout le monde conseillerait le débat. Nous ne demandons pas plus que ça. Mais ce que nous savons, en démocratie, le référendum est le processus le plus raffiné, le plus achevé. Ce ne sont même pas les représentants du peuple qu’on consulte, c’est le peuple lui-même », a indiqué l’honorable Damaro. 

L’ambassadeur de France a indiqué que son pays et de nombreux partenaires internationaux de la Guinée appellent de tous leurs vœux à un débat politique ouvert, inclusif, pacifique ainsi qu’à un processus électoral libre honnête, démocratique, transparent, garantissant la crédibilité du scrutin. Jean Marc Grosgurin a ajouté que quelque soit le choix du peuple guinéen lors des prochaines consultations, il sera essentiel pour le pays de poursuivre les réformes engagées. 

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Cet appel intervient alors que l’opposition et des acteurs de la société civile guinéenne se coalisent pour barrer la route au projet du référendum constitutionnel voulu par le président Alpha Condé, soutenu par son Gouvernement et son parti, le RPG arc-en-ciel. 

« Qu’on exige à ce que la consultation du peuple soit suffisamment transparente, je peux comprendre. Mais qu’on s’oppose à ce qu’on consulte le peuple sur un problème qui concerne toute la Nation, je ne trouve pas ça démocratique. L’appel de l’ambassadeur, c’est ce que nous souhaitons. C'est-à-dire qu’on ait des élections apaisées, des débats.  Mais j’espère bien que cela ne veut pas dire qu’on aille encore autour de la table pour faire des accords en violant de nos Lois », a réagi le leader des députés de la majorité présidentielle au Parlement.

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

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Créé le Mercredi 17 juillet 2019 à 14:31